CHAPITRE XIV
recevoir ses lettres, le désir qu’ils ont de se les communiquer entre eux, afin de ne pas en jouir en égoïstes. Pour lui également, c’est un besoin d’être tenu par eux au courant de tant de sujets qui l’intéressent, et d’échanger ses pensées avec des gens qui le comprennent. Aussi Valavès,
avant de quitter Paris, s’est-il préoccupé de trouver dans sa proche intimité quelqu’un qui puisse le remplacer auprès de Rubens, afin de renseigner celui-ci sur ce qui se passe dans le monde de la Cour, parmi les lettrés et les érudits. Dès la première lettre que l’artiste adresse à Pierre Dupuy, ce nouveau correspondant, on voit que le choix de Valavès est de tout point le meilleur qu’il pût faire.
Autant que le lui permettront ses occupations, Rubens ne cessera plus, pendant une période assez longue, d’écrire à Dupuy au moins une fois par semaine. Il ne manquera pas, non plus, de le prévenir à l’avance quand il pourra prévoir quelque retard ou quelque empêchement dans la régularité de cette correspondance à laquelle bien souvent encore nous aurons l’occasion de revenir, comme à une source d’informations aussi sûres qu’instructives.
Il y avait déjà lieu de s’étonner qu’avec une existence remplie comme l’était celle de Rubens, il ait pu suffire à l’exécution des peintures de la la Galerie de Médicis, Mais l’hommage que la reine de France rendait à son talent, en mettant ainsi son nom plus en lumière allait encore gros-
ETUDE POUR I. ADORATION DES BER r, ERS, DU MUSÉE DE ROUEN.
(Collection de l’Alberline.)