LA TÊTE DE MEDUSE
(Musée de Vienne.)
années auparavant. Parlant avec éloges de Rubens — à qui il ne croit pas qu’aucun artiste de ce temps soit digne d’être comparé — G. Huygens, dans un fragment d’auto-biographie écrit vers 1630, cite, comme un de
ses meilleurs, ce tableau qu’il «a vu autrefois à Amsterdam, dans la magnifique collection de son ami Nicolas Sohier : c’est une Tête de Méduse avec des serpents qui sortent de sa chevelure. A la beauté exquise de ce visage féminin qui, malgré une mort récente, est déjà entouré de reptiles immondes, le peintre a su, par un art accompli, donner un aspect si saisissant que le spectateur, mis tout à coup en sa présence (car d’habitude le tableau est couvert d’un voile) n’est pas moins frappé par l’horreur du sujet que par la beauté des traits de cette gracieuse figure ». Le Musée de Vienne possède aujourd’hui cette Tête de Méduse dont la pâleur livide, le regard terrifié et la noblesse des traits justifient pleinement l’admiration de Huygens.
Une autre toile importante de Rubens comprise primitivement dans la
Quant aux peintures des maîtres italiens, elles furent pour la plupart achetées à la vente de la collection de Buckingham par l’archiduc Léopold et elles appartiennent maintenant aussi au Musée de Vienne.