CHAPITRE XIV
de ressaisir cet équilibre moral et cette possession de soi-même que la bonne direction de sa vie lui avait assurés jusque-là. Aussi cette période de sonexistenceest-ellemarquéepar une production relativement restreinte qui contraste avec l’exubérance des années heureuses. De 1626 à 1628, en effet, sauf quelques portraits et quelques frontispices dessinés pour l’imprimerie plantinienne, on ne saurait mentionner de lui des ouvrages bien nombreux ni bien importants. Moins que jamais, pourtant, il ne pouvait rester oisif ; mais, désemparé, à bout de forces, il cherchait à s’échapper. La politique allait le prendre presque tout entier et lui fournir, avec la A ie agitée qu’elle lui imposait, l’illusion de l’activité. Dans cette direction nouvelle imposée à ses facultés par la confiance de l’Infante Isabelle et de Spinola, il devait du moins, comme il l’avait fait dans son art, donner la pleine mesure de son intelligence et de ses merveilleuses aptitudes.
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(Collection de i'Alberline )