‹ Rubens; sa vie, son œuvre et son tempsChapitre 375 sur 553 · RELATIONS AVEC LES ÉRUDITS · texte numérisé non relu

RELATIONS AVEC LES ÉRUDITS

imprimé à Amsterdam, l’artiste lui témoignait en effet, tout le contentement qu’il avait trouvé à la lecture de cet ouvrage dont il louait fort la composition, en souhaitant qu’avec la même conscience, Junius donnât également un traité de la peinture italienne.

Quant aux monuments qui formaient la collection d’Arundel, rapportés d’Asie Mineure en 1627, ils venaient d’être tout récemment installés dans le beau palais que le comte s’était fait construire au bord de la Tamise. L’ensemble ne comprenait pas moins de trente-sept statues et de cent vingt-huit bustes exposés dans une galerie, avec des autels, des sarcophages, des bijoux et des obj ets de toute sorte, recueillis dans des fouilles faites à Paros. Les marbres portant des inscriptions avaient été encastrés dans les murailles du jardin attenant à cette magnifique résidence. Par un hasard singulier, tous ces monuments avaient failli devenir la propriété de Peiresc lui-même pour qui ils avaient été achetés dans le Levant, au prix de cinquante louis, par un de ses agents nommé Samson. Malheureusement, au moment où ils allaient être embarqués pour être expédiés en Provence, les vendeurs, sous un prétexte quelconque, en avaient différé la livraison, séduits par l’offre d’une somme un peu plus élevée que leur proposait un certain Guillaume Petty qui les avait acquis pour la collection du comte d’Arundel. On comprend la joie que dut éprouver Rubens

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