‹ Rubens; sa vie, son œuvre et son tempsChapitre 382 sur 553 · TABLEAUX PEINTS EN ANGLETERRE · texte numérisé non relu

TABLEAUX PEINTS EN ANGLETERRE

du tableau, une jeune fille et deux petits enfants dont les types se retrouvent dans un grand portrait de famille qui ne nous est plus connu aujourd’hui que par une gravure de Mac Ardell et qui représente la femme

ÉTUDE UOUR LE SAINT GEORGES DE B UC K ING 11 A. M PALACE. (Cabinet de Berlin.)

de Balthazar Gerbier entourée de ses quatre enfants (ij. Or, c’est chez Gerbier, on le sait, que Rubens avait reçu l’hospitalité en arrivant à Londres, et c’est avec lui qu’il avait noué et poursuivi ces négociations en faveur de la paix auxquelles pendant plusieurs années, ils s’étalent employés tous deux avec une ardeur pareille. En réunissant, comme il le faisait ainsi, dans un tableau symbolique les gracieuses figures des enfants de son collaborateur, Rubens mettait sous les yeux du souverain une image qui recommandait doublement à son attention le souvenir et le succès de leur commune entreprise.

(i) La collection de la reine d’Angleterre à Windsor et, depuis peu, le Musée de Bruxelles possèdent chacun un tableau qui, avec quelques variantes, reproduit la disposition et les types de ce portrait de la famille Gerbier dont l’original a disparu. On ne saurait reconnaître la main de Rubens, pas plus que celle de van Dyck, dans ces deux peintures, bien que leurs noms aient été prononcés à cette occasion. Ce sont des copies anciennes et un peu modifiées de l’original primitif. Dans la galerie du comte Spencer à Althorp, figure une étude de la seconde des petites filles de Gerbier et une copie de cette étude se trouve au Musée de Lille.

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