‹ Rubens; sa vie, son œuvre et son tempsChapitre 398 sur 553 · LA VIERGE AU POMMIER · texte numérisé non relu

LA VIERGE AU POMMIER

(Musée de Vienne.)

pour mener ce travail à bonne fin et puisse-t-il aussi accorder à la Reine

Mère de jouir longtemps de son Palais d’or! » Mais Rubens iui-meme devait être alors retardé par les séjours qu’il fut obligé de faire en Espagne et en Angleterre, du mois d’août 1628 au 6 mars i63o, à cause des missions qu’il eut à y remplir. Cette absence prolongée de l’artiste avait même fourni au cardinal de Richelieu, qui n’avait jamais été bien disposé pour lui, l’occasion de revenir à la charge près de Marie de Médicis pour la prier de confier à un Italien l’exécution des tableaux de cette galerie. « Madame, lui écrivait-il le 22 avril 1629, j’ai cru que V. M. n’aurait pas désagréable que je lui dise que j’estime qu’il serait à propos qu’Elle

ESQUISSES POUR LA GALERIE D’HENRI IV. qqS

compter parmi ses meilleurs ouvrages. Rubens allait donner plus complètement sa mesure dans les grandes toiles peintes pour la galerie d’Henri IV. C’était là, on le sait, un travail auquel il s’intéressait très vivement et dont il avait sollicité et poursuivi avec ardeur la commande pendant longtemps différée. A la date du 27 janvier 1628, nous relevons, en effet, dans une lettre qu’il adresse d’Anvers à Dupuy, le passage suivant, relatif à ces peintures : « J’ai commencé les esquisses de l’autre galerie qui, grâce à la qualité des sujets, sera à mon avis plus magnifique que la première, de façon que j’espère avoir été en progressant plutôt qu’en reculant. Dieu me donne seulement vie et santé

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