CHAPITRE XVII
Bruxelles en 1788 sous les titres : n° 424 : Henri IV assiégeant Paris, où les espions apportent la nouvelle que les Espagnols introduisent des secours
dans la ville, et n° 428 : Henri IV livrant la bataille de Constans (sic), avec plus de mille figures (i). Les diverses esquisses que nous venons de
mentionner, en général moins arrêtées que celles de la galerie de Médecis, sont aussi plus vivement et plus librement enlevées. On sent qu’avec des situations plus nettes et mieux définies, Rubens ose s’abandonner à son génie. Celles qui appartiennentau prince Liechtenstein sont conçues toutes trois d’une manière fort originale. Des figures allégoriques placées à la partie inférieure servent à caractériser les i..i CÈNE. sujets qui, encadrés par
(.Musée Biera.)
des amours et des guirlandes de fleurs ou de fruits, forment au centre des médaillons avec des personnages de proportions plus réduites.
Cette disposition très fantaisiste prêtait aux qualités décoratives que Rubens v manifeste et semble avoir inspiré nos peintres du xviif siècle. Mais, à moins qu’elle n’ait été motivée par l’agencement architectural de la salle qui devait contenir ces peintures, nous avons peine à croire que le maître s’y serait définitivement conformé, car elle n’offre aucune analogie avec l’ordonnance très simple des autres esquisses connues, pas plus qu’avec celles de la galerie de Médicis.
(1 Ces deu.x tableau. x ne furent pas vendus et la trace en a été perdue. Il serait intéressant de savoir ce qu’ils sont devenus, ainsi qu'une esquisse de la vente Burtin (1819) : Henri IV recevant le sceptre des mains de son peuple, qui, suivant toute apparence, se rattachent à cette série.