‹ Rubens; sa vie, son œuvre et son tempsChapitre 424 sur 553 · SUZANNE ET LES VIEILLARDS · texte numérisé non relu

SUZANNE ET LES VIEILLARDS

' (Pinacothèque de Munich.) ,

propres à chacun des deux arts et sur les confusions qui trop souvent sont faites entre eux. Bien des peintres se contentant de copier des statues font des œuvres inertes, transportent dans leurs compositions, au lieu de l’image de la vie, des figurations froides et dures, au modelé outré, aux lumières crues, aux ombres opaques. L’étude de la statuaire n’est donc profitable qu’au peintre qui fait ces distinctions; mais dans ce cas, elle lui offre des ressources incomparables puisqu’elle lui permet de comprendre ce qu’est la beauté et le choix des formes qu’elle suppose. Les anciens, en effet, étaient en présence de corps sains, développés par des exercices corporels combinés en vue de leur donner toute la force et toute la souplesse dont ils étaient capables. Dans notre société, telle qu’elle est organisée, on ne songe qu’à boire et à manger, sans prendre soin d’exercer le corps. De là, ces ventres lourds et proéminents, ces jambes énervées, ces bras incapables d’agir. « Chez les anciens, au contraire, chaque jour les exercices violents de la palestre et du gymnase étaient

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