ACTE RELIGIEUX DE RODOLPHE DE IIABSDOURG
(Musée du Prado.)
raient, la vie de Rubens s’écoulait paisible et active. Parvenu au comble de la gloire et des honneurs, il était demeuré simple et bon, serviable pour tous. En même temps qu’il prenait plaisir à la société faniilière de Rockox, de Gevaert et de tout ce que la ville d’Anvers comptait alors d’hommes et d’artistes éminents, son souvenir allait chercher en France les amis qui lui étaient restés chers, les Dupuy, Peiresc et Valavès, son frère. Au moment où la politique l’avait pris tout entier, sa correspondance avec eux, d’abord très régulière, s’était peu à peu ralentie, puis tout à fait interrompue. Ce n’étaient pas seulement les nombreuses occupations du diplomate qui en avaient causé la cessation ; mais dans ses missions, Rubens avait été amené plus d’une fois à contrecarrer la politique de la France et à prendre parti contre elle. Le cardinal de Richelieu, toujours très exactement informé, était, nous le savons, fort au courant de ses menées dont le bruit s’était, sans doute, répandu parmi