‹ Rubens; sa vie, son œuvre et son tempsChapitre 453 sur 553 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

principe d'Archimède, et dont il a eu connaissance à son premier vovage en Espagne; l'autre, avec une balance analogue à la balance dite romaine et qui lui paraît offrir une précision plus complète. Des croquis sommaires tracés en marge aident à comprendre les descriptions. Puis, prenant congé de son ami « auquel il baise un million de fois les mains de tout son cœur », le maître signe : Pietro Pauolo Rubens. ( V. ci-dessous. ) La lettre, cependant, n’est pas terminée, et comme pour donner raison au vieil adage que c’est au post-scriptum que se trouvent souvent les choses les plus importantes, Rubens, comme sans y prendre garde, poursuit en ces termes :

TiioMvuis ET cYKL's. pensais avoir fini

(Musée du Louvre.) ^ l’eSprit

que j’ai à Paris un procès en la Cour du Parlement contre un certain graveur. Allemand de nation, mais bourgeois de Paris, qui, malgré le renouvellement de mon privilège du Roi très Chrétien, obtenu il y a trois

ans, s’est mis à copier mes gravures à mon grand préjudice et dommage. Bien que mon fils Albert l’ait fait condamner par le lieutenant civil et que l’arrêt rendu en ma faveur lui ait été signifié, il en a appelé au Parlement. Je supplie donc V. S. de m’aider de sa laveur et de recommander l’extrême justice de ma cause au Président ou à quelque Conseiller de vos amis, et, si par hasard, vous le connaissiez, au Rap-

CORRESPONDANCE AVEC PEIRESC

porlcur, qui se nomme le sieur Saulnier, Conseiller au Parlement, de la seconde Chambre des Enquêtes. J’espère que V. S. me rendra d’autant

PORTRAIT DU DOCTEUR VAN TllULDEN.

(Pinacothèque de Munich.)

plus volontiers cet office que c’est déjà par votre entremise que j’ai obtenu le premier privilège de Sa Majesté très Chrétienne. J’avoue que cette affaire me cause autant de dépit que de passion et que je vous serais plus obligé de votre assistance que de toute autre faveur en des choses plus importantes. Mais il faut se hâter, ne veniat post belluin aiixilium !

Olü

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