ALTÉRATION DE LA SANTÉ DE RUBENS
PORTRAIT DE L'ARCÜIDUCHESSE ISABELLE (l635), DÉCORATION POUR L’ENTKÉE TRIOMITIALE DE EERDINAND. (Musée de Bruxelles.)
contre les sollicitations de toute sorte auxquelles il était exposé. Aussi,
avec le temps, avait-il senti le besoin de chercher dans la retraite la possibilité de mener, au milieu des siens, une vie plus tranquille, mieux en rapport avec son âge et avec ses goûts. Il avait toujours aimé la campagne ; mais à ses débuts, le paysage n’apparaît guère dans ses œuvres que comme un fond de tableau, et s’il sait quel profit les carnations de ses personnages peuvent tirer des ciels légers et des verdures bleuâtres sur lesquels elles se détachent, il laisse généralement â ses collaborateurs le soin d’exécuter ce que, dans ses grandes œuvres, il ne considère, en somme, que comme un accessoire. Il s’est donc pendant longtemps contenté de consulter la nature d’une façon assez sommaire. Mais
Magistrat lui offrit, comme gratification, une pièce de vin de France qui, d’après l’ordonnance que possèdent les archives d’Anvers, fut payée 84 florins au marchand Christofîel van Wesel.
Les fatigues excessives imposées à Rubens par ces divers travaux avaient peu â peu ébranlé sa santé déjà fort altérée à la suite de ses longs séjours en Espagne et en Angleterre. Son talent, son savoir, l’agrément de son commerce, sa grande célébrité, les hautes relations qu’il s’était créées en Europe, les richesses artistiques qu’il avait réunies dans sa demeure, tout conspirait pour le mettre en vue et attirer chez lui de nombreux visiteurs.
Dans ces conditions, il lui était bien difficile à Anvers de se défendre