VUE DU CHATEAU DE STEEN
(Dessin de Boudier d'après une Photographie).
habilement reproduites par M. Boudier et qui donnent un peu l’idée des constructions antérieures, avec leurs pignons flamands et les fenêtres à croisillons de l’une des façades, ainsi que les traces de mâchicoulis et les portes à plein cintre murées qu’on remarque sur l’autre. Un superbe pavsage de la « National Gallery » pourrait nous aider, du reste, à reconstituer l’aspect du château de Steen dont ce tableau nous montre la tour et les pignons à gradins se détachant en vigueur sur un ciel illuminé par les ravons du soleil à son déclin. Sans parler de l’aspect magistral de cet effet d’automne, les personnages qui l’animent lui donnent un précieux intérêt. Outre un chariot à deux chevaux sur lequel est assise une paysanne, et un chasseur qui s’avance en rampant vers une compagnie de perdreaux blottie dans les sillons voisins, nous v voyons, en effet, Rubens lui-même avec Hélène et un de leurs enfants tenu par sa nourrice. L’image est délicieuse et de cette peinture brossée avec un entrain magistral, se dégage la bienfaisante impression de calme qui, avec la fin d’une belle journée, se répand sur la campagne. Au milieu de ces apaisements de la nature, l’artiste goûtait pleinement la douceur d’une vie si
RUBENS PAYSAGISTE
nouvelle pour lui et dont les intimes contentements le pénétraient peu à peu.
Mais si le château de Steen n’a plus rien conservé de son ancienne