‹ Rubens; sa vie, son œuvre et son tempsChapitre 488 sur 553 · LES HORREURS DE LA GUERRE · texte numérisé non relu

LES HORREURS DE LA GUERRE

(Palais Pitîi.)

mourir avant la livraison de ce Martyre de Saint Pierre. Resté chez Rubens, le tableau fut racheté à sa succession pour une somme de I 200 florins « par le sieur G. Deschamps, agissant pour le compte d’une personne de Cologne », c’est-à-dire au nom même de la famille de Jabach qui, en mémoire de celui-ci, le faisait placer, en 1642, au-dessus du maître-autel de l’Église Saint-Pierre, à Cologne, où il est encore aujourd’hui. En dépit des assurances qu’il donnait, sans doute de très bonne foi , l’œuvre ne saurait être comptée parmi les meilleures du peintre. Si, comme le dit Delacroix, qui pourtant ne ménage jamais les éloges à Rubens, « le saint est magnifique,... et s’il se rappelle avec admiration les jambes, le torse et la tête, comme étant du plus beau », il est bien forcé de reconnaître que « les autres figures sont des plus faibles et qu’il en a eu assez d’une fois ». Les collaborateurs du maître ont pris évidemment une très large part à l’exécution de cet ouvrage, aussi bien qu’à celle d’une autre grande toile (3 m. 80 de haut sur 2 m. 35), le Martyre de Saint Thomas, dont, à la même époque, la comtesse Hélène Martinitz faisait don à l’église Saint-Thomas de Prague, où il fut exposé, dès i63g,

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