‹ Rubens; sa vie, son œuvre et son tempsChapitre 501 sur 553 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

iGGü un marchand nommé J. Van Eyck, échevin de la A ille, en devînt possesseur (^1). Quant au domaine de Steen, il ne fut vendu qu’en 1G82. Le mobilier garnissant ces deux habitations avait été inventorié et estimé en même temps que les tableaux, les objets d’art et l’argenterie qui, après la naissance de Constantia Albertina (2 septembre iGqij, la fille posthume de Rubens, fut partagée par lots entre les héritiers, suivant les dispositions du testament. Cette argenterie et les bijoux aA'aient été évalués à la somme de iG G74 florins par deux joailliers. Les plus précieux de ces bijoux, une grande bague en diamants taxéeGgoo florins, fut gardée par Hélène qui, on le sait, avait droit à la moitié du total, plus une part d'enfant. Albert, le fils aîné, paya une soulte d’environ i 5oo florins pour conserver, en souvenir de son père, un collier de diamants avec Croix à la Mode et un collier de petites roses, le tout estimé 2 4G0 florins, et Nicolas eut pour lui le cordon de chapeau orné de diamants, don du roi d’Angleterre. La belle chaîne d’or, donnée également par Charles R'', était comprise dans le lot d’Hélène; elle fut, d’après ses ordres et avec l’assentiment des tuteurs des enfants, envoyée à la fonte et rapporta la somme nette de 3 122 florins; seule, la médaille qui y était attachée fut gardée par la famille. Une autre aliénation qui, si elle n’était pas nécessitée par des dispositions légales, semblerait encore plus choquante est celle des vêtements composant la garde-robe de Rubens qui furent presque aussitôt après sa mort, achetés i og3 florins par un S*" Lindemans, marchand fripier. Quelles que fussent les dispositions de la loi, il est probable qu’il eût été possible de les éluder en cette occasion et l’on aimerait à ignorer pareils détails qui jurent un peu avec la situation de fortune de la famille. Ajoutons, pour en finir avec ces souvenirs de Rubens, que plusieurs autres objets précieux qui lui avaient appartenu sont restés en possession de personnes de sa descendance, notamment l’aiguière et le plat d’argent qui font partie de la collection du baron C. de Borrekens à Anvers, ainsi que le diamant placé au centre du cordon de chapeau donné par Charles et qui appartient aujourd’hui à M. le chevalier J. van Havre. Enfin l’épée avec laquelle Rubens avait été armé chevalier en Angleterre et le diplôme de cette dignité qui figuraient à l’Exposition des Beaux-Arts organisée à Anvers

(1) lille était devenue la propriété d’un de ses parents, le chanoine Hilwerve, lorsque Ilarrewyn, en i6!’.| et 1692, grava les deux planches que nous avons reproduites.

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