‹ Rubens; sa vie, son œuvre et son tempsChapitre 510 sur 553 · LE TOMBEAU DE RUBENS · texte numérisé non relu

LE TOMBEAU DE RUBENS

bourgmestre Nicolas Rockox, l’ami de Rubens; une autre sépulture placée dans le pourtour du chœur est celle de N. Picquery , ce négociant d’Anvers, fixé pendant quelque temps à Marseille et qui, par son mariage avec Élisabeth Fourment, la sœur d’Hélène, était devenu le beau-frère de Rubens.

C’est la pensée remplie par les souvenirs qu’évoquent tous ces noms qu’on pénètre dans la chapelle située au fond du chœur dans l’axe de la grande nef et qui est consacrée aux sépultures de Rubens et de sa famille. Au-dessus de l’autel, une inscription gravée sur un cartouche en marbre blanc annonce cette destination. Suivant le désir du maître, le tableau de la Vierge enloiirée de sainte, peint par lui, surmonte encore aujourd’hui l’autel, et la Vierge aux sept douleurs, de Faydherbe, a été placée audessus, dans une niche. Dans ce sanctuaire, consacré par le nom de Rubens, on aimerait à ne trouver que sa tombe; mais, de chaque côté, deux autres dalles mortuaires, parées comme la sienne d’armoiries et d’inscriptions laudatives, sollicitent indiscrètement vos regards : à gauche, celle de Franz Rubens, le second enfant né d’Hélène Fourment et le père du dernier descendant de Rubens qui ait porté son nom — Alexandre- Joseph Rubens, mort en 1752; — à droite, celle des membres de la famille de van Parys, également alliée à celle du maître. Au sud de la chapelle et entre les fenêtres est encastrée une épitaphe composée par Gevaert à la mémoire d’Albert, le fils aîné de l’artiste, décédé le octobre iGôy, à l’âge de quarante-trois ans et de sa femme Claire del Monte, morte à peine un mois après lui, du chagrin que lui avait causé sa perte. Quant à la pierre tombale de Rubens lui-même, elle porte, avec ses armoiries, l’épitaphe suivante, également composée en son honneur par son ami Gevaert :

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