‹ Rubens; sa vie, son œuvre et son tempsChapitre 511 sur 553 · OBIIT ANNO SAL’. M. D. C. XL. XXX .MAY. AETATIS LXIV · texte numérisé non relu

OBIIT ANNO SAL’. M. D. C. XL. XXX .MAY. AETATIS LXIV

Ce n’est point là cependant la dalle que la famille du peintre avait, à l’origine, fait placer sur sa tombe. Au-dessous de cette épitaphe, on lit, en effet, l’inscription suivante :

HOC MONUMENTUM A CLARISSIMO GEVARTIO OLIM PETRO PAULO RUBENIO CONSECRATUM A POSTERIS USQUE NEGLECTUM RUBENIANA STIRPE MASCULINA JA.M INDE EXTINCTA HOC ANNO MDCC. LV. POSUI CURAVIT.

R. D. JOANNES BAPT^ J.\COBUS DE PARYS HUJUS iNSiGNis ecclesi.t; CANONICUS EX .matre et AVIA RUBENIA NEPOS.

En admettant même qu’elle fût justifiée, l’accusation de négligence : à posteris iisque neglectiim, portée sur la tombe même de Rubens contre ses descendants, par le chanoine de Parys, eût été par elle-même déjà assez inconvenante. Dans sa consciencieuse étude sur le Tombeau de Rubens, M. Hermann Riegel (i) avait essayé de montrer, en outre, ce qu’elle avait d’invraisemblable. La découverte récente d’un dessin inédit, du xviih siècle, qui se trouvait inséré dans un exemplaire du Théâtre sacré de Brabant, publié en 1729-1734 par le baron Le Roy, exemplaire acheté en 1892 pour les archives communales d’Anvers, est venue confirmer d’une manière irréfutable les conclusions de M. Riegel. Ce dessin, dont nous donnons ici une reproduction, représente, en effet,

(i) Beitrœge zttr nicderlændischen Kunstgcschichle. Berlin, 1882. I. p. 2i3-23.|.

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