‹ Rubens; sa vie, son œuvre et son tempsChapitre 518 sur 553 · RT I · texte numérisé non relu

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production sans trêve, embeliies par les affections de son foyer, sans autres incidents que la naissance de ses enfants ou la création de ses œuvres. Ce bonheur il le mérite par la sagesse de sa vie, par la vigilance avec laquelle il se défend contre les passions et les excès de toute sorte.

Aussi, sans se presser jamais, il trouve du temps pour tout. En dehors même des heures consacrées à sa peinture et à ses élèves, il en a pour lire, pour recevoir ses amis et converser avec eux, pour entretenir une correspondance très suivie avec les absents, pour s’occuper de ses affaires, pour aller chaque matin à la messe et se promener à cheval tous les soirs. Toujours de sang-froid, maître de lui-même, il peut être tout entier à ce qu’il fait et comme il est curieux de tout savoir et qu’en tout il va d’emblée à ce qui est essentiel, il arrive vite à pénétrer les matières très variées auxquelles il s’applique. Avec cela, il est simple, bienveillant, aimé de tous, plus tendrement encore par ceux qui l’approchent de plus près.

Dans la pleine maturité de l’âge et du talent, la mort de sa femme vient le surprendre et bouleverser profondément cette douce existence. La politique dont il s’est déjà mêlé pour répondre à l’appel de l’Infante,

FAC-SIMILÉ d'un dessin DU XVIII*! SIECLE REPRÉSENTANT LE MONUMENT PRIMITIF DE RUBENS DANS LA CHAPELLE SÉPULCRALE

DE l’Église saint-jacques.

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