‹ Rubens; sa vie, son œuvre et son tempsChapitre 94 sur 553 · LA TRANSFIGURATION · texte numérisé non relu

LA TRANSFIGURATION

(Musée de Nancy.)

deux ont subi des destinées assez lamentables. Enlevé également de l’église de la Trinité en 1797, le Baptême du Christ, après des pérégrinations assez nombreuses, est venu échouer au Musée d’Anvers en 1876, défiguré par des détériorations et des repeints qui ne permettent guère aujourd’hui de juger ce qu’il a pu être. Les oppositions y sonf violentes, les ombres dures et heurtées ; le ton, dépouillé par places, a gardé en d’autres endroits une crudité extrême, principalement dans les chairs dont la rougeur est tout à fait déplaisante. Évidemment Rubens ne saurait être responsable de tous ces défauts. Il convient donc, pour être équitable, de nous borner à l’examen de la composition de cette vaste toile. L’artiste l’avait étudiée dans un dessin qui appartient au Musée du Louvre et que, contrairement à l’avis de M. Max Rooses, nous croyons de la main du maître. Les traces qu’il porte d’une mise au carreau, les changements introduits dans le tableau et l’exécution elle-même, bien conforme à celle d’autres

f i) 6 m. So de large sur 4 m. 82 pour le Baptême du Christ et 6 m. 75 sur4 m. 17 pour la Transfiguration.

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