‹ Rudiments de la langue arabe de Thomas ErpéniusChapitre 2 sur 91 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

terminées par un trait plus hardi : par suite de cette liaison et de la différence de position, elles prennent différentes formes , disposées dans le tableau précédent de telle sorte que la première colonne présente celles qui sont au commencement des mots, ou au milieu après les six lettres non susceptibles d'être liées; la seconde, celles qui sont au milieu après les lettres susceptibles de liaison ; les deux autres , les finales , savoir : la troisième, sans liaison à la précédente, et la quatrième, avec liaison. L'avant -dernière forme sert aussi pour les lettres qui doivent être isolées.

î, joint à la lettre J, se figure d'ordinaire ainsi et se nomme alors lam-élif1.

j, des lettres 2, 3, k et 25, se renverse souvent ainsi r , surtout avant les lettres 5 , 6 , 7 et ^ .

Z Z Z on* ^eur nen antérieur au-dessus de la ligne qui sert de base à l'écriture , et par cette raison élèvent les lettres qui les précèdent , comme dans les mots suivants :

y y se figurent souvent ainsi : ^ j

(j* (jfc allongent souvent leurs trois dents en une seule ligne courbe , de cette manière :

Les Maures ont l'habitude de mettre le point de la lettre cj en dessous , de la manière suivante : o , et de n'en mettre qu'un sur le ^ , ainsi ^ .

Le é s'écrit souvent au commencement, et 5T au milieu des mots.

Avec liaison à la lettre précédente, il prend la forme ^

p au milieu et à la fin des mots, lié par un simple trait circulaire à la lettre précédente, est le plus souvent, pour la célérité de récriture, placé au-dessous de cette lettre , de la manière suivante : S x 4> ^ ^ & ytl ; il en est de même dans les cas analogues.

s s'écrit aussi au milieu des mots: souvent, à la fin des mots, il est surmonté de deux points, de cette manière : * *, et alors il a la valeur d'un <^> et est la marque du genre féminin ou du pluriel1.

Le trait final du ^ se retourne quelquefois en arrière , de cette manière : ^ comme ^ i i£ pour g

Certaines lettres finales s'allongent quelquefois pour rendre l'écriture plus élégante ou les lignes égales. En effet, les Arabes n'ont pas l'habitude, à la fin des lignes, de partager les mots; mais afin qu'il ne reste pas d'espace blanc, ou bien ils allongent la forme des finales, ou bien

ils étendent les liens des lettres ainsi : ^ *a — > ; plus

rarement, après avoir partagé le mot en deux parties, ils écrivent la dernière au-dessus de la ligne ou en marge.

1 Cette manière de figurer le final a pour but d'indiquer qu'il est muet, et ne doit se prononcer que dans quelques circonstances.

2 En Barbarie, l'usage est de ne jamais employer cette dernière forme quand le ^ doit être quiescent , c'est-à-dire ne pas être prononcé , comme aussi de rejeter alors l'emploi des deux points que l'on place souvent sous le , aussi bien lorsqu'il est final que lorsqu'il est au milieu ou au commencement d'un mot.

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