TABLEAU DES VOYELLES OU MOTIONS
fatha. kesra. damma.
a ou e. i. o ou ou.
La position que doit occuper chacune de ces voyelles est clairement indiquée, dans le tableau précédent, par l'adjonction de la lettre qu'elle suit dans la prononciation. Le fatha vaut tantôt a, tantôt e ou a anglais (c'està-dire tirant sur le son de e ) ; le damma tantôt o sourd , tantôt ou; ces deux voyelles ont toujours le premier son sur les finales des mots, et le plus souvent sur ^^(J'LfèC^é^'6^ avant les mêmes lettres privées de voyelle; dans les autres circonstances, elles ont souvent l'autre son : je dis souvent, car ici l'usage fait la loi, et c'est lui qu'on doit consulter.
Les trois lettres & y I , perdant leur propre valeur de consonne, servent à la production de ces voyelles, et sont alors dites quiescentes, lorsque, privées ellesmêmes de voyelles, elles les suivent immédiatement, savoir : \ fatha, ^ damma, et ^ kesra; et, dans ce cas,
fatha vaut d ou a anglais long; ex. nâr; damma, ou,
ex. jy nour ; kesra, î, ex. nîr.
Si, après fatha, \ quiescent n'est pas exprimé, par abréviation , on écrit le fatha perpendiculairement ainsi j , ou l'on emploie le signe suivant "~ .
^ et ^ ont aussi la valeur de * quiescent, lorsque,
LIVRE PREMIER. 7 placés après fatha, ils n'ont eux-mêmes ni voyelle, ni ce signe \ comme dans rama, ï^So ssalâton.
Mais si ^ quiescent ou marqué de ce signe u, est suivi de î privé de voyelle , cet î est complètement muet , comme dans les mots \*,y^> nassaroû, \y>j ramaoû.
A la fin des mots, les voyelles doublées v V * prennent le nom de nunnations, et ont la valeur de an, on, in; mais la première (à moins que sa consonne ne soit » ou ^) prend toujours après elle un î sans aucune augmentation de son; ex. & ban; et ^, placé
après elle, devient quiescent comme î -, exemple : houdan.