DE LA SYNTAXE DES VERBES
Les verbes substantiels et appel! atifs prennent après eux l'accusatif; ex. [tf&ï y ^ <*NÎ, «Dieu est puissant ; »
g ✓ y ✓ 5 <>✓ ^ -Z ' > JJO
, « Zéide est devenu riche ; » , «son fils s'appelle Mahomet, » etc. La même chose ar~
LIVRE V, CHAPITRE II. 117 rive quelquefois, quoique le verbe substantiel soit sup-
primé, lorsque le sujet a devant lui U ou ^, «non. »
La plupart des verbes actifs régissent l'accusatif, beaucoup le génitif, avec une des prépositions t>> J» Je, <£, (j*, j], ce qui doit s'apprendre par l'usage et dans les dictionnaires.
Quelques verbes ont tellement besoin d'une préposition , qu'ils exigent son emploi même quand ils ne sont
pas suivis d'un nom; ex. Jy>î Js^^SÎ ^,«jenepuis sur que je dise, » c'est-à-dire, «je ne puis dire. »
L'instrument se rend par le génitif précédé de la préposition c->; le mouvement vers une chose par <J| et £ ,
loin d'une chose, par ^ et Mais remarquez que les verbes qui expriment la venue peuvent se cons truire avec l'accusatif sans préposition ; exemples :
y y j qs&
j^U-, «il est venu à moi; » dU^jî , «je suis venu vers
z;y y y uy j Oy£
toi , » pour dl > •
Aux demandes « quand , pendant combien de temps , » on répond par l'accusatif; à « en , dans combien de temps, » par le génitif précédé de & .
La manière dont une chose se fait se rend par l'ac-
cusatif du participe actif ; ex. U^îj , «il est venu à
cheyal; » Usî^ J — ^=*U>, «il mange debout, » WU « il a crié en dormant. »
Le but, la fin, s'expriment par l'accusatif du nom ver-
s &y j j<jy y
bal ; ex. lojb *z>j*o , «je l'ai frappé pour l'instruire. »
« Quant à, sous le rapport de , » se rendent, en arabe ,
« ✓ j yo y y
par l'accusatif simple; ex. L«À> cjUo, «Isaac est
* % f y y as s-z y j j y y y y
bon, quant à l'âme; » iujL*jj ii>U Jo iU^^ ^j-wo ol« ^ , « Jésus n'est pas mort sous le rapport de sa nature divine, mais il est mort sous le rapport de sa nature humaine. »
L'infinitif ajouté à son verbe ou à un autre de même signification pour donner plus de force à l'expression ,
est un accusatif; ex. tJJj^o , «je l'ai frappé en le frappant , )> ou d'un coup ; Uyij oc; , « je me suis levé debout. »
Et dans toutes ces locutions , la terminaison de l'accusatif paraît donner au nom la signification adverbiale.
Pour rendre notre infinitif, on emploie le nom ver-
bal; ex. *x^î , «je veux frapper; » i~>yàl\ ^ j*X5Î il, «je ne puis frapper ; » ou le futur avec ou sans wï , ex. <XjjÎ et £«vJ «XjjÎ , «je désire entendre. »
Les verbes exprimant la croyance, l'opinion, prennent élégamment un double accusatif ; exemples :
Z y y y* j uyy
Uxè dJU os^Uô, «je pense que ton père est riche;»
s* y s uy j « y
l*Xjj ow*Xé, «je sais Zéide avare. »