‹ Rudiments de la langue arabe de Thomas ErpéniusChapitre 89 sur 91 · DE LA SYNTAXE DES VERBES · texte numérisé non relu

DE LA SYNTAXE DES VERBES

Les verbes substantiels et appel! atifs prennent après eux l'accusatif; ex. [tf&ï y ^ <*NÎ, «Dieu est puissant ; »

g ✓ y ✓ 5 <>✓ ^ -Z ' > JJO

, « Zéide est devenu riche ; » , «son fils s'appelle Mahomet, » etc. La même chose ar~

LIVRE V, CHAPITRE II. 117 rive quelquefois, quoique le verbe substantiel soit sup-

primé, lorsque le sujet a devant lui U ou ^, «non. »

La plupart des verbes actifs régissent l'accusatif, beaucoup le génitif, avec une des prépositions t>> J» Je, <£, (j*, j], ce qui doit s'apprendre par l'usage et dans les dictionnaires.

Quelques verbes ont tellement besoin d'une préposition , qu'ils exigent son emploi même quand ils ne sont

pas suivis d'un nom; ex. Jy>î Js^^SÎ ^,«jenepuis sur que je dise, » c'est-à-dire, «je ne puis dire. »

L'instrument se rend par le génitif précédé de la préposition c->; le mouvement vers une chose par <J| et £ ,

loin d'une chose, par ^ et Mais remarquez que les verbes qui expriment la venue peuvent se cons truire avec l'accusatif sans préposition ; exemples :

y y j qs&

j^U-, «il est venu à moi; » dU^jî , «je suis venu vers

z;y y y uy j Oy£

toi , » pour dl > •

Aux demandes « quand , pendant combien de temps , » on répond par l'accusatif; à « en , dans combien de temps, » par le génitif précédé de & .

La manière dont une chose se fait se rend par l'ac-

cusatif du participe actif ; ex. U^îj , «il est venu à

cheyal; » Usî^ J — ^=*U>, «il mange debout, » WU « il a crié en dormant. »

Le but, la fin, s'expriment par l'accusatif du nom ver-

s &y j j<jy y

bal ; ex. lojb *z>j*o , «je l'ai frappé pour l'instruire. »

« Quant à, sous le rapport de , » se rendent, en arabe ,

« ✓ j yo y y

par l'accusatif simple; ex. L«À> cjUo, «Isaac est

* % f y y as s-z y j j y y y y

bon, quant à l'âme; » iujL*jj ii>U Jo iU^^ ^j-wo ol« ^ , « Jésus n'est pas mort sous le rapport de sa nature divine, mais il est mort sous le rapport de sa nature humaine. »

L'infinitif ajouté à son verbe ou à un autre de même signification pour donner plus de force à l'expression ,

est un accusatif; ex. tJJj^o , «je l'ai frappé en le frappant , )> ou d'un coup ; Uyij oc; , « je me suis levé debout. »

Et dans toutes ces locutions , la terminaison de l'accusatif paraît donner au nom la signification adverbiale.

Pour rendre notre infinitif, on emploie le nom ver-

bal; ex. *x^î , «je veux frapper; » i~>yàl\ ^ j*X5Î il, «je ne puis frapper ; » ou le futur avec ou sans wï , ex. <XjjÎ et £«vJ «XjjÎ , «je désire entendre. »

Les verbes exprimant la croyance, l'opinion, prennent élégamment un double accusatif ; exemples :

Z y y y* j uyy

Uxè dJU os^Uô, «je pense que ton père est riche;»

s* y s uy j « y

l*Xjj ow*Xé, «je sais Zéide avare. »

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