‹ Ruelles, salons, et cabarets (volume 2)Chapitre 128 sur 138 · I. Anecdotes lUtcraira, t. Il, p · texte numérisé non relu

I. Anecdotes lUtcraira, t. Il, p

l'homme parut se réveiller en lui, car il se mit à fretlonner entre ses dents ce lambeau de pastorale amoureuse :

La charmante bergère, Écoutant ses discours, D'une main ménagère, Alloit filant toujours.

Et, doucement atteinte D'une si tendre plainte, Fit tomber par trois fois Le fuseau de ses doigts.

Pauvre homme! le cas échéant, il eût fallu se borner à une simple politesse : ramasser le fuseau de la bergère.

Boileau, en définitive, n'avait qu'une passion : le jeu de quilles. Il y était d'une habileté prodigieuse, d'un coup de boule il faisait table rase.

— Il faut avouer, disait-il, que j'ai deux grands talents, aussi utiles l'un que l'autre à la société : l'un de bien jouer aux quilles, l'autre de bien faire des vers.

A quoi Chapelle répliquait :

— Tu gâtes par vanité le mot de ce bourru de Malherbe, qui a dit tout crûment : Poètes et joueurs de quilles se valent.

Page 1