I. Nouvelle allégorique, Paris, 1659, p
aujourd'hui de prendre part à la réjouissance publique, et que, pendant cette satisfaction universelle des gens de bien, vous ne voudrez pas que je sois le seul qui dîemeure dans une tristesse mortelle. Permettez-moi donc, s'il vous plaît, monseigneur, dans cette heureuse conjoncture, d'implorer le secours de votre généreuse bonté; je la supplie très-humblement d'intercéder pour moi auprès de vous, et de ni'obtenir ma grâce, que je vous demande avec une entière soumission et un profond respect. Je ne prétends point, monseigneur, justifier mes manquements autrement qu'en les réparant et en justifiant la rectitude de mes ntentions par une prompte et sincère obéissance, ce qui me sera d'autant plus facile qu'une seconde édition démon ouvrage, étant augmentée de plus de trois cents articles et d'un grand nombre de choses aussi utiles que rares et curieuses, effacera et anéantira bientôt la première; car, comme le savent ceux qui entendent le commerce des livres, c'est une expérience infaillible que les impressions postérieures, quand elles se font du vivant des auteurs et qu'elles sont plus humbles et plus correctes, font périr tout à fait les précédentes, de sorte qu'on n'en tient plus compte et que même on n'en voit plus du tout. C'est dans cette disposition, monseigneur, que j'ai prié M. Perrault de vous assurer que Je suis prêt a passer l'éponge sur tous les endroits que vous jugerez dignes de censurer dans mon livre... »
Cette humiliante supplique porte la date du 31 janvier 1069. Colbert attendit plus de trois ans pour y répondre. C'est ce que prouve la lettre suivante qui est du 15 mars 1672 :
« je vous rends très-humbles grâces de l'ordonnance de deux mille livres qu'il vous a plu de m'envoyer. Je l'ai reçue avec le même respect et avec la même reconnaissance que si elle eût été entière et telle que tcni monseigneur le cardinal me l'avoit obtenue du roi, et que vous-niéme, monseigneur, aviez eu la bonté de me la faire continuer durant plusieurs années; mais je vous avouerai franciicmcnt, monseigneur, que j'ai sujet de craindre qu'on ne m'ait encore imputé quelque nouvelle lautc, et que ce retranchement n'en soit une punition. Si j'en pouvois
avoir connoissance, je me mettrois en devoir ou de m'en justifier, ou de la réparer selon vos ordres. Je m'examine, pour cette effet, à la dernière rigueur; je cherche jusqu'au fond de mon âme, et ma conscience ne me reproche rien. Je travaille, monseigneur, selon vos intentions et selon les règles que vous m'avez prescrites. Je porte les feuilles à M. Perrault, j'avance le travail autant qu'il m'est possible. Ainsi, monseigneur, je ne puis trouver d'autre cause de ma diminution que mon peu de mérite ; mais la générosité du plus grand des rois et la faveur de votre protection peuvent bien encore suppléer à ce défaut, comme elles y ont suppléé jusqu'à l'année présente. C'est avec cette espérance, monseigneur, que je prends la hardiesse d'avoir recours à votre bonté, toujours si favorable aux gens de lettres et aux créatures de feu monseigneur le cardinal, dont la mémoire vous est si chère. Ne retranchez pas, s'il vous plaît, une partie de vos grâces à une personne qui perdroit plutôt la vie que de rien diminuer du zèle qu'il a pour votre service et de l'attachement inviolable avec lequel il fait gloire d'être... »
Mézerai ne peut abriter ses capitulations de conscience sous cette triste et banale excuse, la misère. Il était environné de toutes les commodités de la vie. 11 possédait une maison de ville rue Montorgueil et une maison des champs à Chaillot. Rien ne l'empêchait de se livrer aux élans de sa passion pour la belle dame dont parle Furetière, sinon cette autre passion qui le dominait et le portait à empiler écus sur écus. Son avarice rappelait la sordidité de Chapelain : ses habits étaient aussi coquettement effilés que les guenilles de l'auteur de la Pucelle. Des archers le prirent une fois pour un vagabond, et s'apprêtaient à le conduire dans un dépôt de mendicité, lorsqu'il leur dit fièrement : « Je ne vous suivrai que lorsqu'on aura mis une nouvelle roue à mon carrosse. » Sur ce, le guet, croyant avoir affaire à quelque gentilhomme ou à quelque maltôtier errant incognito, salua et passa outre, tandis que Mézerai continuait son chemin avec la gravité superbe d'un Espagnol drapé dans son manteau à jour. Il gagnait sans doute le cabaret de maître Le Faucheur,
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auquel il rendait de nombreuses visites et qui était situé dans le village de la Chapelle-Saint-Denis.
Mczerai était un ladre vert compliqué d"un franc buveur. 11 chopinaiten pleine taverne et avec le premier venu : ce premier venu était tantôt un charretier en station, tantôt un mousquetaire égaré. Mais l'homme avec lequel il trinquait d'habitude, c'était Le Faucheur, solide gaillard dont la figure barbouillée de lie de vin aurait pu servir d'enseigne à sa boutique. Mézerai affectionnait le populaire, sa liberté d'allure et d'expressions. Il raffolait du mot qui va droit au but, dût-il casser les vitres, — et méprisait souverainement les phrases creuses et à paillettes ; tout le clinquant des ruelles.
Mézerai, entré à TAcadémie en 1649, à l'âge de trente-neuf ans, fut nommé secrétaire perpétuel à la mort de Conrart, en 1675. II se plaisait à la railler, de concert avec son ami Patru : c'est à lui qu'elle est redevable des trois qualifications de délibérante, députante et remerciante. Il essayait de glisser dans le Dictionnaire, à l'adresse des financiers, des locutions proverbiales comme celle-ci : « Tout comptable est pendable. ■• Mais ses confrères en immortalité plus ou moins viagère s'empressaient de biffer jusqu'à l'ombre d'un trait. L'esprit a toujours fait peur à l'illustre corps. « Vive le cabaret ! s'écriait alors Mézerai. Foin de l'Académie et de ses grimaces! » Et il quittait au plus vite, pour la nappe rougie où il pouvait donner à ses boutades une libre carrière, le tapis vert où il souffrait cruellement de voir de maladroits ciseaux en train de rogner la langue de Rabelais et de Régnier.
Le Faucheur ne se contentait pas d'ouvrir les oreilles toutes grandes et de se livrer à de sonores éclats de rire, accompagnés de formidables coups de poing qui faisaient sauter au plafond les verres et les bouteilles : il se piquait d honneur et ripostait à Mézerai, en lui jetant au nez sa provision de sel gris. C'était un singulier spectacle que cet historien et ce cabaretier, bouflonnant à qui mieux mieux, de pair à compagnon.
Il advint un jour, après un tournoi de ce genre, que Le Faucheur dit d'une mine rêveuse :
— Tu ne sais pas, l'ami, à quoi je songe?
— Tu ne songes guère à remplir mon verre...
— Allons, le voici plein : bois, mais écoute.
— Peste !
— Ne m'interromps plus : une seconde de silence et j'ai fini.
— Parle donc.
— Eh bien, j'ai... un caprice qui me poursuit depuis longtemps et qu'il faut que tu m'aides à satisfaire.
— Voyons le caprice,
— C'est de connaître la bande à laquelle tu appartiens.
— 11 prend, Richelieu me pardonne! l'Académie pour une caverne...
— Tu plaisantes, moi, je parle sérieusement.
— Oh! oh ! prétendrais-tu d'aventure entrer à l'Académie?
— Pas si... C'est bon pour des gens qui n'ont rien de mieux à faire.
— Merci... mais enfin que demandes-tu?
— Oh ! mon Dieu ! je voudrais tout bonnement voir défiler ici quelques-uns de tes confrères de l'écritoire, que je désirerais connaître : tu te chargerais de les inviter et moi de les réjouir.
— L'idée me paraît originale, et je suis tout disposé à y prêter les mains.
Et Mézerai, sans désemparer, de dresser une liste d'invités qui était loin d'être exclusivement formée d'académiciens.
Au jour et à l'heure indiqués, un cénacle de gens de lettres était réuni au premier étage de la maison de Le Faucheur, oiî avait été dressée une table de quatorze couverts. Les uns étaient venus parce qu'ils aimaient Mézerai ; les autres, parce qu'ils le redoutaient. Ceux qui manquaient à l'appel avaient eu soin d'envoyer des excuses fondées sur de plausibles empêchements.
Le Faucheur, en cabaretier bien appris, s'était endimanché pour faire honneur à ses convives, qui le prenaient pour quelque obscur citoyen de la république des lettres, et, tout en s'ètonnant de la munificence de Mézerai, avaient salué ce dernier
comme leur amphitryon. Ils s'étaient tenus tous deux à la porte. Penché à l'oreille du marchand de vin, Mézerai, sous prétexte de l'édifier sur le compte de chacun, avait blasonné les invités à mesure de leur présentation :
— Voici d'abord, avait-il dit, Sénecé, père de huit enfants et de cinq cents vers composés en l'honneur du beau sexe, et dans lesquels il enseigne l'art défiler le par/ait amour.
Celui-ci, qui est modeste comme une jeune fille et qui marche à tâtons comme un aveugle qu'il est, s'appelle Bernard de la Monnoie. Compère, prosterne-toi bien bas devant ce savant qui, à la première requête, improvise en grec, en latin, en espagnol, en italien... voire même en français. Il a aboli le duel dans une pièce couronnée par l'Académie. Grand homme qui serait parfait s'il ne s'enivrait... d'eau.
Celui-là n'est autre que Michel Baron, un roi de théâtre qui ne troquerait pas son sceptre de bois peint contre le sceptre d'or de Louis XIV. Le nouveau Roscius, comme on le surnomme, a plus de gens qu'un marquis et ne se contente pas toujours d'une marquise. Il a daigné, dans ses moments perdus, mettre la main à quelques comédies : sa meilleure, c'est VÂndrienne du père de la Rue.
Voici Poisson, un cinquième d'auteur, ainsi qualifié parce qu'il ne fait que des pièces en un acte. C'est le bel esprit de l'hôtel Carignan.
Attention ! si tu ne connais pas Choisy, le voilà. C'était, il y a peu de temps, un garçon de galante encolure, qui, sous la robe de la comtesse des Barres, a converti bien des femmes à la religion du plaisir. Mais ne s'est-il pas ensuite imaginé de reprendre le petit collet, pour aller essayer l'effet du costume sur le roi de Siam ? Le roi a éclaté de rire, en païen d'esprit, et a renvoyé l'abbé à ses dieux lares. Mais Choisy ne voulut pas rentrer en France sans une conversion, et le monarque siamois ayant glissé entre ses mains, il se rejeta sur lui-même... Solide vertu que sa vertu de fraîche date, car il ne faudrait rien moins qu'un miracle poui la faire chopper, pour ressusciter le vert-galant et le joueur
effréné d'autrefois : enlever vingt années à l'abbé et lui rendre, en échange, la fortune qu'il a dévorée au pharaon.
Saluons l'empereur des Muses, l'illustre père Bouhours, un révérend passé maître dans l'art de bien penser et qui s'est taillé un habit d'arlequin dans la garde-robe des anciens et des modernes. 11 marche à la postérité d'un pas fier et assuré... Mais vivra-t-il seulement jusqu'à sa mort ? J'ai l'impertinence d'en douter. Et toi ?
Chut ! place à M. de l'Ile... autrement dit Thomas Corneille, equel s'est anobli, sans doute par modestie, pour ne pas courir le risque d'être confondu avec son frère.
Ouvre de grands yeux, compère : voici venir M. et Madame Dacier, couple unique, moitié chair, moitié poisson. Garde-toi de leur adresser la parole... La femme te répondrait en grec et le mari en latin, — méchante plaisanterie dont ils sont coutumiers.
Mais tu peux prendre langue avec le garçon d'esprit qui les suit et qui a nom Boursault. Il te donnera la réplique, lui, en bel et bon français. Il est trop discret pour réveiller les Grecs et les Romains qu'il ne connaît point... Ce spirituel ignorant a été honoré tout à la fois de l'affection du vieux Corneille, qui l'appelait son fils, et de la haine de Boileau, duquel il s'est, au reste, cruellement vengé. Le satirique était venu aux eaux de Bourbon et ne pouvait les quitter, faute d'argent. Boursault le sut et alla porter à son insulteur une bourse de deux cents louis.
Allons ! maître Le Faucheur, un salut gracieux à Madame Deshoulières, célèbre par son idylle des Moutons, qu'elle a, dit-on, ingénieusement escamotée à un poète obscur appelé Coutel. L'homme qui lui sert de cavalier et qui tranche du fier-à-bras, n'est rien moins que l'immortel auteur de la Phèdre... de Pradon.
C'est Lainez qui ferme la marche. Un abîme sans fond ! Son estomac, comme il dit, n'a pas de mémoire. Il avale, sans qu'il y paraisse, des montagnes de viande et des fleuves de vin. On prétend qu'il demeure proche de l'abbaye Saint- Germain-des-
Prés : je crois, moi, qu'il reste au cabaret de la Pantoufle... puisqu'il n'en sort pas.
Maintenant, compère, ajouta Mczerai, il s'agit de faire les honneurs du souper.
Puis il engagea les convives à s'asseoir et prit place au milieu d'eux, en indiquant du doigt au cabaretier la chaise qui faisait face à la sienne. Un seul siège restait vide.
Pendant toute la durée du premier service, la conversation demeura, pour ainsi parler, à l'état latent. On causait à la sourdine, de voisin à voisin, et en jetant, à la dérobée, des yeux craintifs sur Mézerai : il semblait qu'on eût peur d'être tombé dans un piège.
Mézerai rompit enfin la glace :
— Avant d'aller plus loin, dit-il en promenant ses regards sur l'assemblée, je tiens à sortir de la position fausse dans laquelle je me trouve...
Et toutes les bouches de s'arrêter, comme frappées d'une soudaine paralysie, à l'exception de celle de Lainez, qui eût fonctionné sous une grêle de mousquetade. — On n'entendait plus que le cliquetis de ses dents affamées.
— Oui, mes amis, continua Mézerai, les apparences me donnent un rôle qui n'est pas le mien et que je veux décliner hautement. C'est le cas de répéter le mot de Sosie :
Le véritable Amphitryon
Est l'Amphitryon où l'on dîne.
Or, vous êtes chez maître Le Faucheur que voici : un digne cabaretier, qui n'a qu'un travers, c'est d'être curieux. Et je suis sûr que vous ne l'en blâmerez pas, car c'est à ce travers que nous devons d'être tous réunis ici en ce moment... Du reste, comme vous le voyez, maître Le Fauclieur s'entend à traiter les gens qu'il invite. Il a composé son menu des mets les plus délicats et des meilleurs crus...
— Compère, dit en souriant le cabaretier, prends garde de gâter le vin avec ton eau bénite de cour.
— Je ne suis pas homme à commettre un tel sacrilège. Mais laisse-moi t'adresser le reproche d'avoir oublié de renouveler, à l'intention de M. et de Madame Dacier, le brouet noir des Spartiates.
Un rire universel accueillit cette boutade. Quelques jours auparavant, le couple Dacier avait failli s'empoisonner avec un plat de leur façon, savamment préparé d'après une recette d'Athénée.
Le signal une fois donné, les plaisanteries partirent, comme des pétards, de tous les coins de la salle.
Choisy fit circuler le sixain suivant :
Quand Dacier et sa femme engendrent de leur corps, Et qu'il paraît des fruits de ce beau couple alors
Madame Dacier est la mère ;
Mais quand ils engendrent d'esprit Et qu'ils mettent au jour des enfants par écrit,
Madame Dacier est le père.
Au moment où l'épigramme allait passer aux mains de cette dernière des mains de Lainez, son voisin, lequel, tout absorbé par son formidable appétit, tendait, sans l'avoir lu, le méchant papier quon lui avait remis, — la porte s'ouvrit avec fracas et tous les regards se tournèrent de ce côté. Deux personnages singuliers venaient d'entrer ou plutôt de faire invasion.
Le premier était de haute taille et d'honnête corpulence. 11 avait le visage large, mais les joues creuses, le menton relevé, le nez épaté et aux ailes ouvertes, les yeux noirs et en saillie, le front haut et le sinciput dénudé, il était couvert d'un manteau qui, entrebâillé, laissait voir un surplis blanc. Voici le crayon qu'en a donné la Bruyère : « Concevez un homme facile, doux, complaisant, traitable, et tout d'un coup, violent, colère, fougueux, capricieux ; imaginez-vous un homme simple, ingénu, crédule, badin, volage, un enfant en cheveux gris ; mais permettez-lui de se recueillir ou plutôt de se livrer à un génie qui agit en lui, j'ose dire, sans qu'il y prenne part, et comme à son insu : Quelle verve ! Quelle élévation ! Quelles images ! Quelle
latinité ! — Parlez-vous d'une même personne? me direz-vous. — Oui, du même, de Thcodas, et de lui seul. 11 crie, il s'agite, il se roule à terre, il se relève, il tonne, il éclate, et du milieu de cette tempête il sort une lumière qui brille et qui réjouit ; disons-le sans figure, il parle comme un fou et pense- comme un homme sage ; il dit ridiculement des choses vraies et follement des choses sensées et raisonnables; on est surpris de voir naître et édore le bon sens du sein de la bouffonneiie parmi les grimaces et les contorsions. Qii'ajouterois-je davantage ? 11 dit et il fait mieux qu'il ne sait ; ce sont en lui comme deux âmes qui ne se connaissent point, qui ne dépendent point l'une de l'autre, qui ont chacune leur tour ou leurs fonctions toutes séparées. 11 manqueroit un trait à cette peinture si surprenante, si j'oubliois de dire qu'il est tout à la fois avide et insatiable, prêt de se jeter aux yeux de ses critiques, et dans le fond assez docile pour profiter de leur censure. Je commence à me persuader moi-même que j'ai fait le portrait de deux personnages assez différents; il ne seroit pas même impossible d'en trouver un troisième dans Théodas ; car il est bonhomme, il est plaisant homme, et il est excellent homme (i). »
Son compagnon était coiffé d'un petit chapeau et enveloppé d'un manteau rouge sous lequel on apercevait une sangle et une épée de bois.
— Mesdames et messieurs, dit ce dernier en gambadant, souffrez que je vous présente deux nouveaux convives, — le Santeuil de la Comédie italienne, pour commencer par votre serviteur, et TArlequin du couvent de Saint-Victor..,
C'était le folâtre chanoine qu'attendait la place vide dont nous avons parlé. 11 avait oublié l'heure du souper aux côtés de Dominique Biancolclli, le complice ordinaire de ses fredaines, et, la mémoire lui étant revenue, il l'avait entraîné à sa suite. — On en fut quitte pour se serrer un peu et pour rire jusqu'aux oreilles.