‹ Ruelles, salons, et cabarets (volume 2)Chapitre 2 sur 138 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

torien, partait en guerre, à l'instar du héros de Cervantes dont il était l'admirateur passionné : c'était un redresseur de torts littéraires sans merci et sans peur. C'est lui qui découvrit la fraude de l'auteur des Souvenirs de la marquise de Créqui, Cousen, dit de Courchamps, lequel, après avoir gratifié une marquise de ce qui lui appartenait en propre, démarqua à son profit un roman du comte J. Potocki, — fraude dénoncée par François Génin, dans le National d'Armand Marrast, et qui fit transformer le Fal funeste en î^ol funeste. Presque aussi dénué que Dulamon,Romey eut l'héroïque abnégation, au moment où son histoire d'Espagne était proposée pour le prix Gobert, d'attaquer de front M. Guizot dans le Figaro^ l'accusant de s'être approprié, texte et notes, après l'avoir vilipendée dans l'avant-propos, la traduction de Gibbon par M. de Septchènes, secrétaire de Louis XVI, — ce qui lui coûta dix mille francs: Bermudez, d'un naturel très SQ.C, se mit en frais d'émotion ce jour-là, pour consoler le pauvre historien d'un échec, qui était un désastre mais non une déception. Malgré l'attendrissement prémédité, sa voix était restée stridente, comme dans ces conflits d'opinions historico-philosophico-littéraires, que scandait, d'autre part, le gros rire de Jean Wallon ressuscitant Gustave Colline, pour faire

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