IV PREFACE
la nique à une période trop cicéronienne de Dulamon, — et où je remplissais les fonctions de juge du camp, avec deux compagnons de sens rassis : l'un Patrice Rollet, docteur en droit, ancien secrétaire d'Augustin Thierry et futur critique éphémère de la Revue des Deux Mondes, échoué finalement dans une justice de paix du comtat Venaissin ; l'autre, le très aimable et très regretté docteur Veyne, auteur d'un ouvrage sur le cas de François I""" et dont la figure placide rayonnait de bonhomie et de fraîcheur, sous ses longs cheveux, blancs avant l'âge.
L'excellent docteur était étroitement lié avec Sainte- Beuve et, grâce à lui, j'avais eu la bonne fortune de rendre à l'éminent critique un de ces menus services que le plus humble chercheur peut rendre au plus érudit. Quelque temps après parut la première édition du présent volume, renfermé dans les limites du xvir siècle, et je profitai de l'obligeant intermédiaire pour en transmettre l'hommage à Sainte-Beuve qui m'adressa la réponse suivante:
Ce 2 mai 1839.
Notre ami commun vous a déjà remercie, Monsieur, de vos
bons offices h mon égard et des utiles renseignements que je
vous ai dus par son canal. Mais j'ai à vous remercier tout
articulièrement aujourd'hui de votre joli volume, Ruelles,
Salons et Cabarets, dans lequel je trouve rassemblées quan-