LE SAMEDI DE MADEMOISELLE DE SGUDÉRY
Avant d'aborder celle que Ton a appelée la reine , des précieuses, plongeons nos regards dans les recoins les plus intimes des ruelles.
Au dix-septième siècle , les lits ne touchent que par le chevet à la muraille. Ils offrent ainsi trois accès qui forment autant de ruelles où se rangent les visiteurs. Outre les professeurs de préciosité qui apprennent « le fin des choses , le grand fin , le fin du fin », il y a chez chaque précieuse un « alcoviste » , manière de cavalier servant, commis à la direction de la maison : c'est , en résumé , le maître des cérémonies. Les abbés Du Buisson et Bellesbat ^ sont les principaux introducteurs de ruelles. Après eux, vient Tabbé Testu, célèbre par ses alternatives fantasques de vie galante et de dévotion outrée. Si les petits collets traitaient plaisamment les choses religieuses , en revanche, ils étaient traités parfois avec un sansfaçon caractéristique. Un exemple entre mille. Madame de Cavoye , qui avait T humeur folâtre de mesdames Gornuel et Pilou, dit un jour à Testu, venu la prendre pour la conduire chez madame de Chavigny : a Mon pauvre abbé, tourne la tête. « Il avait
' Voycï (n» 7 de l'Appendice) le certificat de nioralitë que Conrart délivre à ce} abbé.
à peine fait volte-face qu'il entendit ruisseler dans un vase d'argent une pluie qui ne tombait pas du ciel.
Mais pénétrons dans le royaume de Coquetterie , en prenant d'Aubignac pour cicérone : « Le prince qui règne sur le pays , c'est l'amour coquet , frère de l'amour, mais frère bâtard, enfant de la nature et du désordre , dont les dérèglements et la débauche sont plus habituels que la raison. A l'entrée de la ville capitale , est une place nommée Cajolerie , ouverte de tous côtés , et qu'on a rendue spacieuse par la ruine du temple de la Pudeur. Le plus beau quartier de la ville de Coquetterie est la grande place (place Royale), qu'on peut dire vraiment royale... Elle est environnée d'une foule de>réduits où se tiennent les plus notables assemblées de coquetterie , et qui sont autant de temples magnifiques consacrés aux nouvelles divinités du pays; car, au milieu d'un grand nombre de portiques, vestibules, galeries, cellules et cabinets richement ornés , on trouve tou* jours un lieu respecté comme un sanctuaire, où, sur un autel fait à la façon de ces lits sacrés des dieux du paganisme , on trouve une dame exposée aux yeux du public, quelquefois belle et toujours parée; quelquefois noble et toujours vaine ; quelquefois sage et toujours suffisante ; et là viennent à ses pieds les plus illustres de cette cour , pour y brûler leur encens , offrir leurs vœux et solliciter la faveur envers l'amour coquet pour obtenir l'entrée du palais des bonnes fortunes. « D'Aubignac ajoute : « 11 n'est pas défendu aux belles de garder le lit , pourvu que ce soit pour tenir ruelle plus à son aise, diversifier son jeu ou d'autres intérêts que l'expérience seule peut apprendre, n L'abbé, comme on le voit, tire un peu sur ses ouailles.
Donnons maintenant la parole à Saint-Evremont : c< Si V0U8 voulez savoir en quoi les précieuses font consister leur plus grand mérite, je vous dirai que c'est à aimer tendrement leurs amants sans jouissance, et à jouir solidement de leurs maris avec aversion. 5) Il reproduit en vers le portrait qu^il a tracé en prose et montre la précieuse
Vestale à l'égard d'un amant,
Et solide , voluptueuse
Avec nn mari peu charmant. . . .
Passons , par décence , à la fin de la pièce :
Mais ses façoùs et sa vertu Reprenn«nt leur délicatesse Sitôt que le jour est venu.
Ninon de Lenclos appelle les précieuses les « jansénistes de Famour. n Ce mot, qu'elle jeta devant la reine de Suède ,' fut avidement ramassé , et eut tout le succès qu'avaient d'ordinaire les saillies tombées de cette bouche fine et moqueuse. Mais la pruderie des « chères » n'était pas une maladie générale ; ce qui le prouve , c*est le couplet de Voiture i
Les demoiselles de ce tetnps Ont depuis peu beaucoup d'amaoti.
On dit qu'il n'en manqse à personne , L'année est bonne.
Et Voiture parle diamants « actifs « .
Mademoiselle de Scudéry ne compte que des mou-* rants ; ils se nomment Pélisson , Conrart et Sarrazin. Lé premier a le don de capter le cœur de Sapho, avec son visage poinçonné par la petite vérole et Ses yeux hideusement éraillés ! Il abuse , dit le comte de Guil* leragues , de la permission qu'ont les hommes d'être
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laids. La préférence accordée à Pélisson a inspiré une méchante épigramme , attribuée à Sarrazin , et qui se termine ainsi :
Sapho lui trouve des appas ; Moi , je ne m'en étonne pas , Car chacun aime son semblable.
Mademoiselle de Scudéry est; à la vérité, une grande fille sèche et noire; sa figure oblongue donne à son corps des proportions fabuleuses. Qu'est-ce donc qui a pu charmer Pélisson dans mademoiselle de Scudéry et mademoiselle de Scudéry dans Pélisson ? — Les grâces de Fesprit. Celles de Sapho sont incon-. testables , malgré la pesanteur de son bagage littéraire, et n'en déplaise aux goguenards qui Font blasonnée. Quant à Fauteur de V Histoire de V Académie , il a emporté dans la tombe les séductions qu'il exerçait sur ses contemporains. Le seul mérite que nous puissions lui reconnaître , c'est sa fidélité à Fouquet. Nous ne parlerons pas de son adresse à priver une araignée avec Faide d'un Basque jouant de la musette.
Sarrazin avait fini par se marier de dépit.
— Quand donc, s'écriait-il quelquefois avec un mépris souverain , trouvera-t-on le moyen de perpétuer le monde sans femmes ?
La passion de Conrart était ardente , mais conte> nue. Le bonhomme semblait au comble de la joie lorsque sa maison d'Athis avait Fhonneur de donner 1* hospitalité à F illustre Sapho. Pélisson y visitait souvent celle qui Favait fait, avec tant d'éclat, u citoyen de Tendre » , et les intervalles d'une entrevue à F autre étaient remplis par une correspondance assidue, dont nous allons détacher quelques lignes. La parole est à Herminius-Pélisson. Il raconte, à la date du 9 oclo-
fere 1656 , que, sortant d'Athis et arrivé au frais village d'Ablon , un dialogue s'est établi entre la Seine et lui : u Ëst-il possible, dit la rivière, qu^on me • doive toujours parler de cette Sapho et de ce Théodomas (Conrart)? Il n'y a point de corbillard* qui. ne me rompe la tête de leur vertu et de leur mérite , et depuis ma source jusqu'à la nier, je ne trouve point de rivage où Ton ne m'en demande des nouvelles... — Après cela , ajoute Herminius , elle me demanda comment vous vous divertissiez à Carisatis , et je lui fis grand plaisir quand je lui dis qu'elle faisoit une partie de votre divertissement , et que vous vous amusiez la moitié du jour à la regarder. Elle se radoucit fort alors , et me dit que, vous sachant en son voisinage par le rapport de la petite rivière d'Orge, comme c'est fort la mode de vous visiter et de faire amitié avec vous , elle avoit été tentée plusieurs fois de s'élever jusque sur la montagne , ^t qu'elle n'avoit pu faire autre chose que vous envoyer quelques brouillards qui peut-être vous avoient été importuns^. » La réplique suit de près :
« De Carisatis. 10 octobre 1656.
SAPHO A HËRMIiVIUS.
»... Une autre fois, quand vous partirez de Carisatis, on ne vous plaindra plus tant, puisque voi# vous en allez en si bonne compagnie. J'ai pourtant à vous dire que la Seine, malgré vos avis, n'a pas laissé de nous envoyer ce matin un grand brouillard,
' Grand batean qui allait de Paris à Corbcil.
2 Manuscrits de Conrart, in-4«, t. V, p. 135, 136.
19i RUELLES.
maïs il s'en est allé si vite qu'il ne nous a guère in-> commodée. Cest pourquoi, ujB lui en faites point de reproches. Au contraire , remerciez-la bien civilement de la bonté qu'elle a de passer tous les jours devant mes fenêtres. Elle, dis*je, qui seroit souhaitée en tant de beaux lieux , si on pensoit qu'elle y voulût aller... Aussi , je vous conjure, s'il arrive qu'elle entende encore parler de moi dans ses coches e( dans ses corbillards , comme si j'étois un bel esprit ,
De faire entendre en son mnrmore
Que bel esprit est une injure .
Et que j'aimerois mieux être carpe ou merlan Que d'être bel esprit , seulement ponr nn an.
Tout de bon, c'est le plus fâcheux métier du monde , et si la Seine savoit combien c'est une chose importune, elle ne s'amuseroit pas tant à gazouiller, de peur de devenir elle-même bel esprit * . »
Voilà Sapho prise en flagrant délit de révolte ouverte contre le maniérisme. Nous citerons plus loin un éclatant exemple de récidive.
Mademoiselle de Scudéry avait , selon l'expression du temps, installé son bureau d'esprit au Marais, au coin de la rue de Beauce et de la rue des Oiseaux. Les personnages les plus importants de sa réunion étaient son frère, le gouverneur de Notre-Dame de la Garde ; Pélisson , surnommé « l'Apollon du sa- Qiedi » ; Godeau , appelé ici a le Mage du Tendre » ; Conrart-Théodomas.*. Les illustrations féminines étaient mesdames de Se vigne y d' Arragonnais , d'Arpajon, Cornuel, Pilou... Les noms fameux se pres-^ sent en foule sous notre plume. Chapelain réclame
' Manuscrite de Conrart, in-4o, t. V, p. 137.
son inscription ; ajoutons-le , pour clore dignement la liste.
Jean Chapelain ne manque aucun samedi. Il est sf doux d'être choyé , adulé , adoré ! Et le bonhomme est r idole de cette ruelle. On F y grise d'encens. Pourtant, il montre parfois un front soucieux : le titre donné à Pélisson lui cause des insomnies. Et ce ne sontpas là les seuls déboires de Chapelain. Il est souvent en butte aux quolibets de Furetièrc, qui ne s*est pas encore fait fermer la porte de mademoiselle de Scudéry, par sa Nouvelle allégorique, où il traite Sapho de « Pucelle du Marais » . Aujourd'hui Furetière colporte le mot prononcé la veille par la reine Christine. Elle a dit, faisant allusion tout à la fois au poème et à la pudeur virginale du vieux Chapelain : tt II voudrait que tout fût pucelle ». Le mot fait fortune.
Mesdames Cornuel ^ et Pilou contrastent par leurs gais propos avec l'emphase raflin'ée des précieuses. Ce sont les deux langues les miqyx pendues et les plus fourchues de l'époque. La veuve du procureur Jean Pilou , plus laide et plus malicieuse que le diable , ferraille contre le préjugé gothique qui fait peser sur nous 1^ crimes des nôtres :
— Une fois, dit- elle en manière de conclusion^ une fois qu'on attrape le cousin germain , c'est bien de se déprendre. J'avais je ne sais quel parent qui fut un peu pendu à Melun ; sa sœur disait qu'il avait été mal jugé. A-t-il été confessé? lui dis-je. A-t-il été enterré en terre sainte?
— Oui.
— Je le tiens pour bien pendu, ma mie.
* Voyei le no 8 de l'Appendice.
— Vive Dieu! douairière, je vous reconnais là, s^écrie cavalièrement madame Cornuel , qui vient de déserter un groupe de jeunes bellâtres , parfumés des pieds ^ la tête et ne soufflant mot. On vit au moins ici, continue-t-elle ; je quitte des gens qui ont tous les (^éfauts des morts : ils sentent mauvais et ne parlent pas.
Et , ce premier coup de langue donné , la voilà qui babille, babille, à perdre haleine. Montrant madame de Lyonne , renommée pour ses galanteries , et dont les pendants d'oreilles luisent colfime des' étoiles :
— Il me semble , dit-elle , que ses gros diamants sont du lard dans la souricière... Drôle de femme! Connaissez-vous son aventure avec le comte de Fiesque? Elle est très-hospitalière, il partageait sa couche; au milieu de la nuit, il prend fantaisie à madame de Lyonne de s'écrier tout d'un coup : « Petit- Bon , j'i^i quelque chose sur le coeur contre vous. « ~
— Eh quoi , madame ?
— Vous n'êtes noint dçvot à la Vierge... Ah! vous n'êtes point dévot a la Vierge! Gela me fait une peine étrange.
La femnie du comte a , comme sa maîtresse ^ la tête à l'envers. Quoiqu'elle ait parcounf un demi-» siècle, elle en est restée à ses dix-huit ans. Madame Cornuel dit à ce propos :
— Ce qui conserve la beauté de la comtesse de Fiesque, c'est qu'elle est salée dans la folie*
Continuons notre revue. Quel est ce trio de jeûnes filles errantes? On dirait trois soeurs jumelles* L'une d'elles a nom Catherine Descartes : nièce du philosophe René , elle a échangé avec son apaie , Anne de la Vigne, des vers à la louange de son oncle. La troi* sième , nièce de Desmarets de Saint-Sorlin j a reçu la
qualification de u Cartésienne », que sa passion pour les Tourbillons lui a méritée. Elle est naïve et modeste, comme si elle ignorait le latin et le grec. Son unique défaut est de s'être laissé conter fleurette en vers latins par Jean de Verjus.
Quel est cet homme qui se tient debout là-bas, dans Fembrasure d'une fenêtre et dont la physionomie ne se compose que d'un appendice nasal? — Ne touchez pas à ce nez : il a tué dix hommes ! il en a mis cent en fuite ! Ce nez gigantesque et meurtrier s'appelle Savinien Cyrano de Bergerac. Il descend , à l'instant même, de la lune, où sa fantaisie l'a conduit , et , au débotter , fait de son voyage aérien un piquant récit à ces deux, capitans-poëtes dont les vers titubent comme des goujats ivres et qui n'ont jamais couché sur le pré que les fantômes de leur imagination. Celui-ci est le frère et le prête-nom de Sapho ; il parle de sa noblesse en cuistre fraîchement savonné :
— Je suis sorti , dit-il , d'une maison où l'on n'a jamais eu de plumes qu'au chapeau.
Bon monsieur de Scudéry ! pourquoi donc avoir barbouillé d'encre vos plumes de coq?... Ce matamore ne donna, dans toute sa vie, qu'une seule preuve de courage , le jour où il souffleta du même coup Jean- Louis-Guez de Balzac et le révérend François Garasse. Ce scribe honteux, qu'aucun arrêt du parlement ne condamnait pourtant à écrire, fut d'une fécondité désespérante; ce ridicule mâche -lauriers épousa, sans nul profit, un esprit de bon aloi, Marie-Françoise de Martin-Vast , à qui Bussy-Rabutin dut son rappel. — L'autre auditeur de Cyrano étale une arrogance encore plus bouffonne. Ayant appris que Richelieu avait qualiûé de « lâche ') la versification de la tragédie de
Mithridate, il s'écria, plein d'une superbe périgourdine :
— Gadcdis! il n'y a rien de lAche dans la maison de la Calprenède.
Quel abime entre ces deux fanfarons déguenillés et le vaillant Cyrano de Bergerac! Molière, qui a pillé le Pédant joué, n'aurait rien trouvé à prendre dans toutes les bardes dramatiques de MAI. de Scudéry et de la Calprenède. — Avez-vous lu le Voyage dans la Lune? Si non, hâtez-vous de le dévorer; si oui, relisez-le. Cyrano est le Bougainville le plus amusant qui se puisse rencontrer. Il vous entraine et vous attacbe à ses pas ; autant de lecteurs, autant de compagnons de route. On partage ses étonnements et ses admirations. On s'émerveille, avec lui, de voir ce monde fortuné où la poésie est monnaie courante, où l'on dine tantôt d'un sonnet, tantôt d'une ode. Il est vrai que la Lune ne vit que de fumée. Les indigènes se claquemurent dans une salle qui est comme le récipient des exhalaisons de la cuisine, et se dépouillent de leurs habits, afin de se rendre le plus possible perméables aux émanations nutritives dont l'atmosphère est saturée. Les repas sont de vrais bains de vapeur. Dans le principe , les dents de Cyrano protestèrent contre l'inaction qui leur était imposée , mais il fallut s'y résigner. D'ailleurs , le moyen , pour une telle vétille, de faire mauvais visage à un peuple qui mesure le mérite à la longueur du nez , — quand on est tout nez ? Voici les révélations que notre voyageur reçut, à ce sujet, de la bouche d'un Sélénien : « Aussitôt que la femme est accouchée, la matrone porte l'enfant au maître du séminaire ; et justement au bout de l'an les experts étant assemblés, si son uez est trouvé plus court qu'à une certaine
mesure que tient le syndic, il- est censé camus, et mis entre les mains de gens qui le châtrent. Vous me demanderez la cause de cette barbarie , et comment il se peut faire^que nous, chez qui la virginité est un crime , établissons des continences par force ; mais sachez que nous le faisons après avoir observé depuis trente siècles qu'un grand nez est le signe d*un homme spirituel, courtois, affable, généreux, libéral , et que le petit est un signe du contraire. C*est pourquoi des camus on bâtit les eunuques , parce que la république aime mieux ne point avoir d'enfants que d'en avoir qui leur fussent semblables * . ?>
Fermons le livre , dans la crainte de tout citer. Cyrano de Bergerac n'est pas seulement un homme d'un esprit vif et d'un tour original, c'est aussi un remueur d'idées. Il le prouve avec quelque crânerie clans sa tragédie à^Agrippine, où se carre la profession suivante :
Une heure après la mort , notre âme évanouie Sera ce qu'elle ëtoit une heure avant la vie.
Bois-Robert s'étonnait un jour, devant Sercy, de l'éclatante vogue qu'avait eue cette pièce :
— Ah! monsieur, s'écria naïvement le libraire, il y a de belles impiétés.
Cyrano, comme on le pense bien, effarouchait les précieuses par ses libres allures ; il piétinait , sans merci, sur les fleurs artificielles dont elles émaillaient leurs solennels entretiens. On le fuyait, pour se suspendre aux lèvres de ce conteur d'anecdotes endimanchées et interminables, de qui M. de Matignon a dit :
^ Cyrano de Bergerac , Voyage dans la lune (Bibl. gauloise), p. 114-115.
u II n'y a qu*à monter M. Segrais et à le laisser aller. « Mais mademoiselle de Scudéry se plaisait parfois à prêter les mains aux spirituelles extravagances de Cyrano de Berget*ac» et à jeter là cohfusion dans les rangs des mijaurées de son entourage. Le lendemain de la Journée des madrigaux , fut jouée par soti ordi*e une scène quelque peu burlesque , et dont Conrart nous a transmis le libretto. Ce .document éclaire d'un jour tout nouveau les réunions de Sapho ; il est trop curieux pour rester inédit :