L'Homme dangereux nd\i\. ]oui qxi'tn
y. Une seule voix s'éleva contre M"'* Geoffrin. Elle avait fermé sa
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sacré une dizaine de pages qui, malgré quelques menues critiques, composent un panégyrique des plus louangeurs. « La vieillesse de M™^ Geoffrin, écrit-elle, ressemble à celle des arbres dont on connaît l'âge par l'espace qu'ils occupent, et la quantité de racines qu'ils ont jetées. » Elle « a l'esprit de tous les âges et son secret pour cela est de conserver toujours l'esprit du sien. Elle a vu tous les hommes illustres de ce siècle; elle a découvert avec sagacité leurs singularités et leurs défauts.... Elle les juge toujours par leur conduite et jamais par leurs (alents. C'est ainsi qu'on peut se mesurer avec eux et se trouver même supérieure (i).» — « M™* Geoftrin, écrit M™" d'Epinay à l'abbé Galiani (6 novembre 1770), est toujours elle, bonne, excellente et originale, en ce que \e gém'g l'est toujours, je ne la vois que quand je la rencontre, comme vous savez. Elle se porte à merveille. C'est encore un problème que je n'ai pu résoudre, de savoir pourquoi elle ne m'aime pas, car j'étais faite pour lui plaire, observant toujours paisiblement, n'offusquant et n'effaçant jamais personne, n'ayant ni fortune, ni maison montée, n'étant ni bête ni conquérante; cela est singulier. » — « C'est, dit Laharpe, la figure de vieille la plus revenante qu'il soit possible de voir. »
Un jour elle rassembla quelques membres de sa réunion qui l'avaient engagée à écrire ses mémoires. Et voici ce qu'elle leur lut:
CMcmoires de madame Geoffrin^ en six volumes in- 13.