M'ui^^ de jully, d'Houdctot, de Lucé et de Maupeou
à ceux de l'nmour, il n'en faut jamais parler, ce sont les coquins qui en usent, mais vous ne vous doutez pas de ce qui est honnête. » M"" d'Epinay s'écriait philosophiquement à la fin du compte-rendu de ce dialogue qu'elle adressait à Francueil : « Voilà pourtant, mon ami, la morale de cet homme si honnête et si sévère ! >^
La réponse de Francueil n'était pas pour la rassurer : « Je vous conseille de ménager cet homme. 11 peut en imposer à votre mari, c'est une trompette qu'il faut avoir pour soi. » M™^ d'Arty, qu'elle n'avait pas vue depuis longtemps, vint augmenter encore ses appréhensions : «.< Croyez-vous, lui dit-elle à brûle-pourpoint, que vous ayez beaucoup gagné à la solitude où vos parents vous ont tenue et au vœu authentique que vous avez fait de ne plus me voir! On vous donne une botte d'amants, ma chère : d'abord Francueil, et puis Duclos, le baron de Lucé, Gauffecourt et je ne fais que d'arriver! » M™' d'Epinay prit le parti d'en rire, mais bien à contre-cœur. Elle ne doutait pas que ces propos ne vinssent de son mari qui revenait de Poitiers oij, pour ses fredaines conjugales, il avait été interné, — le mode d'exil d'alors.
Duclos lui ménagea une diversion en l'invitant de la part de M"« Qiiinault à son dîner d'adieu. L'ancienne actrice avait l'intention d'abandonner Paris pour se retirer à Saint-Germain, M™" d'Epinay se laissa facilement entraîner et reçut un accueil des plus bruyants. M"« Qiiinault paraissait plus que jamais d'humeur à montrer combien elle différait de l'époque (vers 1735), où elle était « un des arcs-boutants de l'hôtel de Brancas », appelé un bureau d'esprits notés par l'ancienne amie de Ninon, milady Sandwich, parce que, « pour peu que vous les eussiez entendus siftler, vous les saviez par cœur (i)». On eniôla M™" d'Epinay sous un nom de guerre. « 11 faut l'appeler Griselidis, » s'écria W^'^ Quinault, en faisant de grands bras et de grands rires (2). Pourquoi Griselidis? Duclos, qui, sans raison