SUBSTANCE
Questions par M. Sylvestre :
Q. — Monseigneur, vous vous rappelez que je vous ai adressé un factum, en juin dernier, me plaignant à Votre Grandeur de l’hostilité du clergé du comté de Berthier, qui m'a fait un tort, non seulement politique, mais personnel, au point qu’à la perte de mon élection je puis y joindre le fait que de mes amis refusent aujourd'hui même de me saluer, et je viens vous demander la réponse que nous devons attendre de Votre Grandeur ?
R. — Je ne puis croire que leur conduite vous ait fait autant de mal que vous le dites, et que vous soyez amoindri dans l'estime de vos anciens amis ; quant à leurs sermons, c’est selon l’interprétation qu’on leur donne, et c’est tellement le cas que les propres déclarations de nos amis se con-
tredisent et font foi de ce que j’avance.
Q. — Monseigneur, je suis et veux rester catholique ; voulez-vous me dire si le libéralisme politique canadien est condamné ?
R. — Vous exigez une réponse qu’on peut apprécier diversement, etc. (le reste de la réponse a été aussi évasif.)
Q. — Monseigneur, ne pouvez-vous pas nous rendre justice en cette circonstance ?
R. — Ils me disent n'avoir pas agi de la sorte ; la plupart parlent sans notes écrites, et disent n'avoir rien commis de tel. Pour moi, je ne puis là-dessus rien faire.
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En tout la ligne de conduite est la même.
Questions par l’Hon. Dr. Paquet :