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d’un symbole en dehors duquel elles décluraient que ne pouvait pas être le salut. Sur ce symbole, pour le rendre en quelque sorte visible, elles organisaient un
? culte, espèce de manifestation, comme la parole est une » manifestation de la pensée.
Ce symbole, ce culte une
: fois formulés, les influences de lieux, de races, de cli-
mats formaient la discipline coutumière. Tout cet ensemble était une complète législation.
Dans les civilisations orientales où tout est stationpaire, où l’homme-fourmi du XIXe siècle reproduit
rigoureusement l’homme-fourmi des époques antéhis-
PPS
} toriques, le système de l’immobilisme religieux formulé et pratiqué par les sacerdoces s'explique très bien
- etse justifie par l’état social toujours stationnaire.
Re
neuse à un effroyable abîime.
On peut se demander : En est-il de même dans notre continent accomplissant sa transformation sociale, n'ayant connu que de tradition la civilisation du passé que l’histoire désigne sous le nom de moyen-âge ?
La réponse n'est pas douteuse. C'était une antinomie évidente qu'une civilisation toute nouvelle s’assouplissant aux mœurs religieuses d’une époque où l'humanité était à l’état d'enfance. Faire que l’homme du XIXe siècle adore, c'est-à-dire donne en lui à l’instincè religieux son apaisement complet normal, avec les formes du culte qui allaient aux hommes du XIle siècle, ce serait vouloir satisfaire nos goûts de littérature raffinés avec la misérable histoire des quatre fils Aymon ou la chanson du juif errant,
Le cléricalisme va évidemment d'une course vertigi- La grande loi de l’accélération de la vitesse en raison de la masse s'applique forcément à elle.
Plus la masse est puissante, plus le mouvement est rapide, et plus le choc dernier produit de broiement et de fracas. Ce sera la faute du haut sacerdoce. Il s'ob.
stine à une impossibilité radicale : ramener le monde moderne au régime où l'Eglise dominait et se faisait servir par les porteurs de sceptre. Si ces hommes connaissaient mieux l’histoire, ils sauraient que ce régime n'a jamais pu s'établir. Rois et peuple ont toujours résisté. Mais l'idéal de l'Eglise n’a pas changé pour cela, et ce sera son idéal éternel. Faire encore ce rêve, c'est d’une indicible puérilité. Dire au monde comme Dieu à la mer: Tu briseras là tes flots impétueux, il faut pour cela une audace qui ne se comprend pas, ou de l’aberration et de la folie. Et le sacerdoce contemporain se plaît à cette aberration et s'abandonne à cette folie.
Tout cela part d'un faux point de vue. Si nous regardons de trop loin une tour qui est carrée elle nous paraît parfaitement ronde. L'histoire du sacerdoce catholique n'est pas autre chose, son dogme religieux est l’immobilité. La thèse théologique, c'est l'humanité renfermée dans un cercle inflexible : Dieu dans ‘: ciel, le pape sur la terre ; la puissance infaillible partout dans la région où l’on commande, l’obéissance passive dans les masses croyantes qui ne doivent jamais rien discuter, l’éternelle répétition d’une liturgie en langue morte jusqu'au jour du jugement où les langues diverses de l’humanits auront subi d'innombrables transformations, la famille humaine parquée dans la monotonie du culte latin, le peuple docile, le clergé richement doté, les églises resplendissantes de marbre et d'or, des pompes religieuses ; pas un mouvement dans l'humanité, pas une idée nouvelle qui puisse porter un doute dans les âmes, pas une découverte qui puisse venir gêner l’enseignement traditionnel, pas une volonté, pas un murmure dans cette église enseignée qui, un quart d'heure avant la fin dernière, aura dû entendre encore le Dominus vobiscum et le Benedicat nos.
Avec ce thème, avec cette thèse acceptée comme venant de Dieu mêine, tout le reste se comprend. Qui
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Si nous rrée elle du sacer-me reliue, c'est le : Dieu infaillil’obéisdoivent : liturg'ie où les ’innomparquée ocile, le ntes de
mes toute révolte contre la parole infaillible.
gêne la réalisation de cet idéal est un ennemi, fût-il le plus haut potentat de la terre. Parler, dans les livres de marcher avec une civilisation, de sortir de la vieille ornière, de rompre une bonne fois sérieusement avec le moyen-âve qui est bien mort politiquement et socialement, c'est logiquement pour les hommes de l'immobilité se conduire en ennemi. Le mouvement, mais c'est une nouveauté ; et une nouveauté, quelqu’insignifiante qu’elle soit en apparence, c'est contraire à l'enseignement traditionnel. Wihil innovetur. Rompre avec le moyen-âge, mais c'est le beau temps de l'Eglise, “les orands siècles,” a dit M. de Montalembert, HKn etfet, à cette époque tout d'elle était accepté sans conteste, jusqu'aux autodafé terribles qui devaient étouffer sous leurs flam- Nous
… sommes des révolutionnaires, nous qui voulons que
l'Eglise marche.
Et Rome en viendra à déclarer une erreur toute idée d’arrangement de conciliation avec le
: mouvement de liberte et de science qui constitue la
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