LAB SE
M. Legueu rapporte un cas de //ermann dans lequel l’abaissement de l'utérus par la pince de Mu
seux, détermina la rupture du kyste tubaire.
Les poches de pyosalpinx sont parfois très fragiles M. Legueu en a vu deux fois, se rompre pendant
le palper abdominal pratiqué mème avec douceur.
Pendant la grossesse ou pendant le travail il peut.
survenir chez une femme portant un pyosalpinx, des poussées de pelvi-péritonite dont la cause n’est pas
toujours soupçonnée.
Ces exacerbations sont souvent la conséquence des tiraillements et des compressions auxquels est soumise la trompe par suite du développement et de
l'ascension de l'utérus.
Mettons cela au pire, et plaçons-nous dans le cas d’un travail lent et pénible ; chez certaines primipares par exemple, on comprendra très bien alors, que sous l'influence des contractions utérines pendant l’expulsion, de la régression utérine au moment de la délivrance, ilse produise une éraillure, une déchi-
rure légère de la poche purulente tubaire.
On peut du reste se demander si au moment des contractions utérines du travail, il n’y a pas simultanément contraction des fibres musculaires de la paroi
tubaire.
Le rôle actif de celles-ci expliquerait alors suffisamment l'expulsion directe du pus dans le péri-
toine.
En outre lorsqu'il y a obturation des orifices on
peut voir se produire la rupture par excès de distension.
M. Delbet a fait d'intéressantes expériences sur le cadavre pour montrer que la trompe saine ne se laisse pas distendre au delà du volume d’un crayon, et que lorsqu'on pousse une injection forcée la rupture se fait en bas entre les deux lames du mésosalpinx.
D’après Labadie-Lagrave et Legueu la rupture résulte en réalité des progrès de la lésion pariétale sur un point.
Ainsi se forme soit une ulcération, soit un amincissement local dû à un trouble trophique et quand des causes de compression de tiraillement se rencontrent, la perforation se fait au niveau du point faible.
Mary 2