PRONOSTIC
Après tout ce que nous venons de dire de la symptomatologie des contusions et des ruptures souspéritonéales du duodénum, il est facile de comprendre qu’il n’y a pas d'accident qui commande de plus grande réserve. On est exposé à se heurter à chaque instant à des méprises et à des mécomptes,
Toujours grave et réservé, le pronostic est souvent impossible, toujours difficile à formuler.
La disproportion entre l'accident et le traumatisme, et les accidents observés, l'absence presque complète de tous signes dans beaucoup de cas, conduisent à un pronostic toujours sombre.
Les statistiques nous montrent une proportion énorme de décès dans les ruptures duodénales: il est vrai que les indications et conditions opératoires ont tellement évolué depuis quelques années, que le pronostic, autrefois fatal, est aujourd'hui bien plus favorable,
Il y a cependant un fait intéressant à observer, c'est que la mortalité des traumatisés du duodénum s’observe, s'observait surtout chez des blessés n'ayant pas été opérés, ou ayant été incomplètement opérés ; malades présentant si peu de symptômes gé-
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