‹ Rupture sous-péritonéale du duodénumChapitre 13 sur 19 · LEE A · texte numérisé non relu

LEE A

néraux ou locaux qu'on n’avait pas pensé à une rupture possible, et morts de péritonite ; malades opérés, mais chez lesquels on n’a pas trouvé la lésion et où on s'est contenté de tamponner et de drainer, soit que cette lésion ait été invisible avec la technique opératoire employée, soit qu’elle ait été masquée par d’autres accidents plus bruyants.

Mais, aujourd'hui que la symptomatologie nous permet d’avoir: une indication opératoire plus nette, que la technique est elle-même plus complète, plus au point, que nous avons appris à ne pas abandonner à elles-mêmes les ruptures sous-péritonéales du duodénum, le pronostic devient pourtant moins sombre. De fatal qu’il était, il devient grave.

Opéré suffisamment tôt avec tous les soins et toutes les précautions utiles, le malade peut guérir, doit guérir. Et à ce sujet, si cette tache verte que nous avons décrite sur le péritoine, déjà signalée par d’autres auteurs, est bien le sceau d’une lésion péritonéale précoce, comme cela semble, si elle permet de dépister après laparotomie la lésion de la face postérieure du duodénum, celle-ci ne pourra plus passer inaperçue et le pronostic des ruptures sous-péritonéales s’en trouvera beaucoup plus favorable. ,

Autrefois fatal, hier très grave, le pronostic de cette lésion semble devenir beaucoup moins grave au fur et à mesure que la technique et la clinique

s'associent davantage et se complètent plus étroite-

ment,

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