‹ Rupture sous-péritonéale du duodénumChapitre 9 sur 19 · RL) AMENER · texte numérisé non relu

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n’est pas une contracture déterminée par l’exploration.

Il existe enfin un autre signe qui se rattache de près à la contracture abdominale, c’est l’'ëmmobilité du diaphragme, avec comme conséquence la diminution ou la suppression de lampliation respiratoire abdominale. Si on regarde à jour frisant le rebord costal inférieur, celui-ci ne bouge plus ou très peu. Cette contracture diaphragmatique peut être aussi importante que celle de la paroi, et est

parfois plus facile à mettre en évidence:

Signes généraux.

Etat de shock, température, pouls, tous sont des symptômes souvent infidèles. Leur absence ou leur exagération ne traduisent jamais la certitude ou l'étendue de la lésion.

L'état de shock est une série de symptômes survenus instantanément après le traumatisme, les uns pouvant dominer nettement les autres, et même les masquer entièrement. Il est caractérisé par une douleur généralement 1ssez vive, capable de causer un état syncopal ; pendant quelque temps le blessé reste angoissé, hébété, indifférent à ce qui se passe autour de lui; le visage est pâle, souvent couvert dé sueurs froides, les extrémités refroidies, le pouls petit, fuyant ; la température est au-dessous de la normale; assez souvent il se produit des vomissements.

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La température a encore moins de valeur. Abaissée au moment du shock, elle peut remonter à la normale et s’y maintenir avec des lésions importantes ; elle peut atteindre 380 et 390, même sans lésion, par résorption du sang d’un hématome de la paroi ; enfin des moribonds peuvent avoir 370.

Le pouls, petit aussitôt l’accident, revient à la normale et s’y maintient; ralenti, il peut étre le signe d'une hémorragie interne, d’une lésion importante ; accéléré, il traduit très souvent une infection péritonéale.

Mais, de tous les signes précédemment énumérés, : si la contracture abdominale est le signal d’intervention, le seul symptôme digne de foi, elle n’en est pas moins un signe commun à toutes les perforations intestinales,

Existe-t-il un fait clinique capable d'affirmer qu'il y a perforation du segment sous-péritonéal du duodénum ? Non.

Certes, dans ce cas, la rupture par sa profondeur, et le barrage temporaire de la séreuse, ne tend pas à se manifester aussi nettement que les ruptures franches intra-péritonéales. Il existe une période, de durée très variable, pendant laquelle la symptomatologie est absolument muette, ce qui ne veut pas dire que les lésions ne continuent pas à évoluer et ne s’aggravent pas pendant ce laps de temps. Dans d’autres cas, il semble que ce soit au moment de la chute de l’escharre que la symptomatologie clinique prend corps; dans ces cas il y a latence des phéno-

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