‹ Ruptures associées de la rate et du rein gaucheChapitre 17 sur 48 · LAN · texte numérisé non relu

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hémorragie intra-péritonéale peut être d’origine rénale pure, notion sur laquelle nous reviendrons en étudiant la symptomatologie des ruptures associées.

II. — Les lésions respectives de la rate et du rein dans les ruptures associées,

Nous avons envisagé jusqu'ici les ruptures de la rate et du rein comme si elles étaient isolées. Voyons maintenant comment elles se présentent dans les cas de ruptures associées.

Quelquefois les lésions sont d’intensité à peu près égale. Ce sont les cas nécessitant d’urgence l’ablation des eux organes (obs. 1).

Plus souvent, iles lésions sont d'importance inégale :

| Soit que les lésions rénales soient plus marquées, ce dont notre observation 2 fournit un exemple ; ë

Soit que les lésions spléniques prédominent. Cest l'éventualité la plus fréquente, représentée par notre observation 3.

Théoriquement, on peut imaginer l’innombrables combinaisons dans la répartition des lésions, mais il nous semblé que le groupement donné ci-dessus répond à toutes les éventualités ayant une importance clinique.

IIT. — Le mécanisme d’action de l’agent traumatisant.

Nous laissons de côté le problème du mécanisme intime de la production des ruptures associées ; car, d'une part, il s’agit de notions encore très imprécises, et d'autre part, la connaissance de ce mécanisme ne per-

ET EN ane

mettrait guère de he des conclusions pratiques, au

point de vue clinique et thérapeutique.

Nous passerons simplement en revue, rapidement, les particularités soit de l’agent traumatisant, soit des organes traumatisés, qui permettent d'expliquer dans une certaine mesure l’atteinte plus ou moins marquée de ces derniers.

Les organes traumatisés

On a cherché à expliquer la plus grande fréquence des lésions spléniques par rapport aux lésions rénales, par une solidité moins grande de la rate. Certains auteurs ont insisté sur la fragilité de certaines rates, sans pouvoir donner à cette particularité d’autre explication que

celle d’une réplétion sanguine plus accusée.

Nous avons déjà fait allusion, également à Ja fragilité plus grande de certaines rates PAROISSRTNES. telles que les rates paludéennes.

Quoiqu'il en soit, on admet que la rate est moins résistante que le rein ; autrement dit, en supposant un

traumatisme agissant avec la même énergie sur les 2

organes, c’est la rate qui est la plus lésée.

L'agent traumatisant

C’est beaucoup plus de l’agent traumatisant qu’il faut tenir compte, pour comprendre la variété des lésions

produites.

La violence du choc est un facteur important :; les traumatismes extrêmement violents ayant des chances d'entraîner des lésions très graves au niveau des deux

organes. $

-. Maïs deux éléments nous paraissent bien plus essen-

tels: 1 :

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