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également le bassinet et quelques vaisseaux du hile qui saignent encore en jet. |
L'indication d'enlever le rein est:formelle. La néphrectomie n’est pas tout à fait simple ; en particulier, l'isolement et la ligatüre des différents éléments du pédicule rencontrent quelques difficultés, car ces éléments, entourés de gros caillots, avaient déjà subi un certain degré de rétraction.
Après assèchement de la loge rénale, on explore le péri-
toine postérieur, fortement infiltré de sang ; en vue de vérifier la cavité péritonéale, on pratique une petite incision de la séreuse. Celle-ci laisse aussitôt échapper du sang noirâtre ; on se trouve donc en one d’une hémorragie intra-abdo- . minale. Sans débrider l’incision pariétale, on élargit la brêche péritonéale, et on explore la région splénique. Une large déchirure longitudinale de la rate, perçue au toucher, confirme l'hypothèse émise avant l'intervention, d'association d’une lésion splénique. En écartant fortement les lèvres de la plaie, on arrive à bien attirer la rate et à l’enlever, après ligature des éléments de son pédicule tout près de la queue du pancréas parfaitement visible.
On termine par l'exploration rapide de l’angle splénique du côlon, et du descendant, qui ñe présentent rien de particulier-; puis, après assèchement de la cavité péritonéale, on Fe le péritoine, et on reconstitue la paroi par quelques sutures en un plan, en laissant une mèche et un drain dans la loge rénale.
En fin d'opération, le blessé est en ‘bon état, il est bien chaud, son pouls s’est considérablement amélioré ; on lui donne encore un litre de sérum physiologique intra-veineux et des tonicardiaques, avant de le transporter dans son lit.
Suites opératoires : Le lendemain, l’opéré va bien. 11 émet 400 ce d'urine. 2 jours plus tard, la diurèse est devenue parfaitement normale, et toute trace de sang a disparu des urines.
Les suites opératoires sont troublées, d’une part, par un léger incident de rétention avec réaction fébrile qui oblige à rouvrir partiellement la plaie opératoire, et dautre part, par
RE re l'apparition d’un foyer de bronchopneumonie avec légère réaction pleurale du côté droit.
26 jours après l’intervention, le blessé est en suffisamment bon état pour qu’on envisage son évacuation sur une formation sanitaire de l’intérieur.
Un contrôle radiologique fait à ce moment-là, révèle une mobilité encore réduite de l’hémidiaphragme droit avec des adhérences centrales, séquelles pleurétiques, mais montre la disparition complète du foyer bronchopneumonique. Localement, la plaie opératoire est presque fermée. .
Le blessé quitte la formation le 7 février 1940.