CONCLUSIONS
De la lecture de cent vingt observations, auxquelles nous avons ajouté trois cas inédits, il ressort :
1 Que les ruptures de l’aorte paraissent être causées dans un certain nombre de cas (21) par des traumatismes portant sur différents points du corps, notamment sur le thorax et la colonne vertébrale, ou par des chutes sur les pieds ou sur le tronc. Dans ces cas-là, le mécanisme est explicable par une contraction musculaire ou un tiraillement s’opposant au cours normal du sang que gêne encore le spasme réflexe des vaisseaux périphériques, augmentant ainsi le travail du cœur et du même coup la pression sanguine dans l’aorte.
2 Mais dans la majorité des observations, les ruptures de l’aortesont spontanées (103), ou plutôton ne trouve pas à leur origine la notion d’un traumatisme violent. Dans beaucoup de faits cependant, nous avons pu noter soit un effort, soit une cause quelconque augmentant brusquement la tension artérielle (émotion, discussion, repos, rires, elc.).
3 Dans ces derniers cas les ruptures surviennent plus fréquemment chez l’homme (70) que chez la femme (54).
Rencontrées onze fois de 13 à 25 ans, elles atteignent leur maximum de fréquence entre 35 et 70 ans (92).
4° Leur siège est variable. Nous l’avons observé :
AVE À la naissance de l’aorte, dans les deux pre-
miers centimètres et demi (89 fois);
B. — A l’origine du tronc brachiocéphalique (5 fois)