OBSERVATIONS
Obs. I, II, III. — Voir plus haut, pages 37, 41 et 43.
Obs. IV. — En 1851, SAMET montre une rupture transversale de l'aorte chez un homme de 42 ans. Elle portait sur les tuniques interne et moyenne ; en suivant le tissu cellulaire décollé, on aboutit à la perforation de la tunique externe dans le péricarde.
Obs. V. — En 1852, Broca présente à la Société anatomique un homme de 77 ans, dont l'aorte s'était rompue dans le péricarde, au milieu d’un accès de colère. Le sang perfore les deux tuniques interne et moyenne, dissèque la tunique externe et s'épanche dans le péricarde.
Obs. VI (1858). — GIBERT rapporte à la Sociélé analomique un cas de déchirure transverse presque complète de l'aorte au niveau du sinus de Valsalva avec mort subite,
Obs. VII (1864). — Cas de LAcROUZELLE. Rupture aortique. Le sang s’est épanché dans le tissu cellulaire de l'aorte et de l'artère pulmonaire.
Obs. VIII (1865). — CHAUVEL commente à la Sociélé analomique l'observation d’un homme de 71 ans. Celui-ci fut pris brusquement d’une violente douleur rétro-sternale sans trou ble des rythmes respiratoire et cardiaque.
A l’autopsie, il existait plusieurs fissures aortiques.
Obs. IX (1867).— Boucer publie l'observation d’un homme
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de 19 ans, mort subitement à la suite d’une rupture aortique avec énorme caillot intra-péricardique. Il existe sur l'aorte de nombreuses plaques gélatiniformes à centre ulcéré.
Obs. X(1868).— BEauGrAnD et KÉLOCH rapportent le cas d'un paludéen de 35 ans. Il y eut grand malaise, perte de connaissance, refroidissement, douleur épigastrique, pouls imperceptible, adynamie, vomissements répétés.
À l’autopsie, la rupture avait 3 centimètres de long.
Obs. XI. — Ruplure spontanée de l'aorte (DE LIGNEROLLES, Bull. Soc. Anat., avril 1870). — I s’agit d'un militaire d'une constitution vigoureuse, d’une certaine obésité, il avait la réputation de gros mangeur. Il souffrait depuis longtemps d’une maladie de cœur et à plusieurs reprises il avait séjourné plus ou moins longtemps à l'hôpital militaire du Gros-Caillou. Il y était revenu au mois de février et on avait constaté l’existence d'un rétrécissement aortique avec hypertrophie du cœur. Sorti de cet hôpital au mois de mars, il avait pu reprendre son service et sa santé s'était maintenue assez bonne, lorsque le 17 avril 1870, après avoir été de garde au ministère de la guerre, où il avait déjeûné, il mourut en franchissant la dernière marche d’un escalier, au deuxième étage.
A l’autopsie, on trouve une aorte athéromateuse, les valvules sigmoïdes épaisses et athéromateuses. La rupture s’est produite à 2 centimètres environ des valvules sigmoïdes : la perforation d'une étendue de 3 à 4 centimètres occupe la moitié du calibre de l'aorte.
Obs. XII. — Ruplure spontanée de l'aorte en deux temps chez une femme de 72 ans (HANOT, Bull. Soc. Anat., juillet 1870). — 36 heures avant la mort, cette femme fut prise d’un malaise général, d'un sentiment pénible d’oppression, de dyspnée profonde, dont on ne put déterminer la cause. Cet état persista
Jusqu'au moment où la mort survint comme un coup de foudre.
À l’autopsie, l'aorte présente un certain nombre de plaques athéromateuses. La perforation siège au niveau d’une de ces plaques. C’est une perforation en coup d'ongle, intéressant la tunique moyenne et la tunique interne ; le sang s’est épanché entre la tunique moyenne et la tunique externe et est venu déterminer sur celle-ci une perforation de 4 centimètres environ, irrégulière, déchiquetée.
Obs. XIIT. — Rupture spontanée de l'aorte. Epanchement de sang dans le péricarde. Mort subite (X..., Bull. Soc. Anat., juin 1877). — Il s'agit d'un homme âgé de 56 ans, confiseur, qui entre dans le service de M. Delpech le 14 mai 1877.
Le malade est un ancien spécifique, qui présente sur tout le corps des signes variés de syphilis tertiaire (cicatrices nombreuses, exostoses). Il se plaint de fortes palpitations, qui génent sa respiration ; pas d’œdème des jambes; état relativement calme quand le malade est au repos. Le pouls radial est identique des deux côtés ; il est bondissant, se déprime rapidement sous le doigt et présente tous les caractères du pouls de Corrigan. À l'examen du cœur, on constate au palper et à la percussion de l’augmentation de volume du cœur et un bruit de soufile très net à la base. |
28 mai. — Le malade sort pour rentrer le 4 juin avec les jambes enflées, un cœur tumultueux, une anxiété et une dyspnée extrêmes. L'état s'améliore par le repos, lorsque tout à coup, le 23 juin, la dyspnée et l'anxiété redeviennent plus violentes que jamais. Le malade ne peut plus rester au lit.
24. — Même état. Il se plaint de vagues douleurs dans la région précordiale.
Enfin le 25 il meurt dans un accès de suffocation.
A l’autopsie on trouve une déchirure de l'aorte siégeant à 5 centimètres au-dessus des valvules et l’aorte tout juste dilatée pour produire l'insuffisance, les valvules étant parfaitement saines, quelques plaques athéromateuses disséminées sur la crosse aortique. La tunique externe a été dissociée et présente elle-même une perforation d’un franc.
Ces faits expliquent l'anxiété extrême qu'a présentée le malade au moment de la perforation des tuniques interne et moyenne et la mort subite au moment de la perforation de la tunique externe deux jours après.
Obs. XIV. — Rupture spontanée de l'aorte ES Bull. Soc. Anat., février 1881). — Il s’agit d’un alaxique hospitalisé aux Quinze-Vingts pour une atrophie des deux papilles. C'était un individu d’une soixantaine d'années, grand buveur, qui présentait un certain degré d’excitation cérébrale, injuriant les religieuses du service et passant pour n'être point sain d’esprit, bien qu’on n’eût rien précisé à cet égard. Il était mort subitement après son repas.
La perforation siégeait à un centimètre et demi au-dessus des valvules sigmoïdes aortiques. L’aorte est légèrement dilatée, présente des plaques athéromateuses. La tunique externe est décollée sur presque toute l'étendue de l’aorte thoracique. Toutes les artères intercostales, sauf deux, ont leur tunique interne rompue. La tunique externe de l'aorte présente une perforation linéaire qui la fait communiquer avec le péricarde, d’une longueur de 4 millimètres environ.
Obs. XV (X.., Centralblatl für Gynecologie, 1883). Une femme de 38 ans, multipare, est reçue le 24 février 1882 dans le service de clinique obstétricale d'Helsingfors ; trois quarts d'heure après son entrée, elle est prise d’une violente contraction de la mâchoire inférieure, des extrémités. Elle tombe dans le collapsus et la respiration s auretes On extrait l'enfant par le forceps. Il survit.
A l’autopsie, on trouve une rupture de l'aorte à un centimètre et demi au-dessus des valvules sigmoïdes.
Obs. XVI. — Rupture de l'aorte dans le péricarde (LopPpé, externe à l’hospice, des Incurables. Bull. Soc. Anat., janvier 1885). — Il s’agit d’une femme de 70 ans, entrée en juillet 1880
à l'hospice des Incurables. Cette mälade, au dire de ses voisines, était d’une bonne santé habituelle. Depuis son entrée à la maison, elle n'avait fait aucun séjour à l’infirmerie,lorsque le 1® janvier 1885, vers 2 heures de l'après-midi, elle se sentit un peu fatiguée et se coucha. Elle se plaignait de légers frissons et accusait une sensation de barre sur l'estomac. On crut à une digestion difficile, elle prit un peu de thé au rhum ; peu à peu, tout sembla rentrer dans l’ordre. Vers 7 heures du soir, Ses voisines la virent tout à coup s’agiter, en proie à une anxiété extrême et devenir très pâle. Elle ne pouvait parler, repoussait les personnes qui s’empressaient autour d’elle. Cette période d’agitation dura 25 minutes. À ce moment nous trouvons la malade en proie à une dyspnée intense, les yeux hagards, la face très pâle, couverte de sueur, le pouls a disparu et les mouvements convulsifs cessent. Deux injections d’éther restent sans résultat. En quelques minutes la respiration devient plus lente et la malade meurt.
L'autopsie montre une perforation siégeant à 8 millimètres au-dessus de l’orificé aortique. Cette perforation est verticale, d'une longueur de 4 centimètres et demi. On remarque de nombreuses plaques athéromateuses sur l'aorte. Le sang s’est épanché dans le péricarde.
Obs. XVII. — Rupture spontanée de l'aorte (DURAND-FARDEL, Ball. Soc. Anat., 26 juin 1885). — [1 s’agit d’un homme de 40 ans, entré à lhôpital pour néphrite chronique. Après 15 jours de séjour, il se trouvait mieux et allait sortir, lorsqu'il est pris un soir d’étouffements. L’interne de garde fait une injection de morphine comme eupnéique et 3 heures après le malade meurt.
A Jl’autopsie, on trouve les lésions caractéristiques de la néphrite interstitielle (petit rein seléreux), mais de plus le péricarde est distendu par un caillot de 300 grammes. En cherchant le point, qui à donné naissance à cette volumineuse hémorragie, on trouve sur la paroi postérieure de l'aorte as-