GUERRE
quarante. Pour notre part, nous avons relevé une quarantaine d'observations, choisies parmi celles qui ont été publiées de 1850 à nos jours.
Les ruptures d’artères périphériques sont beaucoup plus rares, et leur étude est de date récente. Le plus ancien cas relaté par nous remonte à 1829. Nous en rapportons 6 cas récents; 1l n’y en a pas d’autres à notre
connaissance.
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ÉTIOLOGIE
Les artères peuvent se rompre dans des conditions variées. Nous n'aurons en vue dans ce travail que les ruptures spontanées, et encore les ruptures spontanées consécutives à des lésions de voisinage ne seront-elles pas même effleurées. C'est ainsi que nous laisserons de côté les ruplures de l’aorte succédant à un abcès du médiastin, à un cancer de l’œsophage, à la suppuration d’une adénite interbronchique ; de même celles des artères ulcérées par un abcès ou un phlegmon de voisinage. Nous éliminerons également les ruptures d'anévrysme et n’étudierons les arlérites aiguës que dans leurs rapports avec l’artériosclérose, c’est-à-dire avec les ruptures.
Toute infection déterminant des réactions inflammatoires ou des dégénérescences des tuniques artérielles entre comme facteur prédisposant de la rupture artérielle.
Au premier rang nous devons placer la syphilis, puis viennent les artérites consécutives à la fièvre typhoïde (arlérite des membres inférieurs: Barié, Lancereaux, Landouzy et Siredey), à la variole, à la diphtérie, à la scarlatine, à la fièvre puerpérale, à la pneumonie, au paludisme, à la tuberculose.
Un grand nombre d’intoxications et d’auto-intoxications entrent également en ligne de compte, telles que l'intoxication phosphorée, la saturnisme, l'alcoolisme, le
A re
tabagisme, la goutte, les auto-intoxications d'origine gastro-inlestinale.
Le saturnisme et la goutte, en déterminant l’atrophie rénale, la néphrite chronique, augmentent la pression artérielle et mettent à l'épreuve les tuniques artérielles déjà altérées.
Comme causes occasionnelles, nous pouvons citer une attaque d’épilepsie, un accouchement laborieux, une violente émotion, un accès de colère, un mouvement parfois très simple.
Il est des cas de ruptures qui font penser à l’atrophie simple, au rétrécissement de l'aorte d’origine congénitale, ou bien encore résultant d’un trouble pathologique de développement, relevant de l’hérédo-syphilis. Ces faits s’observent chez des adolescents de 14 à 20 ans. Geigel cite un cas de ce genre. Un enfant est pris en pleine santé de violentes douleurs dans le bas-ventre, de nausées, de vomissements, il s’affaisse et meurt. Rupture en T de l’aorte, elle est rétrécie, ses parois sont minces et transparentes.
Les ruptures spontanées sont plus fréquentes chez l’homme que chez la femme (25 cas chez l’homme, 14 cas chez la femme, sur 45 observations ; dans les 6 autres cas, le sexe n’a pas été indiqué).
Au point de vue de l’âge, voici ce que nous relevons :
Avant 20 ans. .
2 cas De 20 à 30 ans . 4 cas De 30 à 40 ans . 5 cas De 40 à 50 ans . 7 cas De 50 à 60 ans. 4 cas De.60,à 70. ans SRSRES AS EE 7 cas
Au-dessus de 70 ans. . 9 cas
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Nous notons :
1 cas de syphilis avérée.
16 cas d’athérome.
Dans les autres cas, la nature des lésions n’a pu être déterminée.
Expérimentation. — Conditions nécessaires de la production des ruptures spontanées des artères.
(Communication orale de M. LarbENNoIs.)
Une artère $aine ne peut se rompre que sous l'influence d'une pression considérable.
Une artère fémorale d’adulte saine ne cède que sous la pression de 7 à 8 atmosphères. Chez le vieillard il faut une pression minima de 1 atmosphère 8. Toutes ces pressions sont bien supérieures à la pression sanguine dans la fémorale qui est de 22 centimètres de mercure. Il faut donc que les parois artérielles soient altérées pour qu’elles se rompent. É
On a essayé de reproduire expérimentalement des lésions capables de provoquer la rupture.
Voici les résultats de ces expérimentations :
M. Lardennois s’est efforcé de provoquer des inflammations artérielles en dénudant l'artère et en empêchant les vasa-vasorum de se reformer, en pratiquant dans l'épaisseur de la tunique externe des inoculations microbiennes, des injections de toxines, en particulier d’éthérobacilline d’Auclair, sans avoir jamais pu réaliser de ruptures artérielles à la suite de ces inflammations.
Ass
En injectant divers poisons : de la digitale, de la nicotine, on peut arriver à produire des lésions artérielles disséminées ; mais par des injections locales on n’a pu reproduire des lésions localisées.
M. Josué est arrivé avec la nicotine aux mêmes résultats négatifs, il n’a trouvé sur les lapins en expérience aucune lésion athéromateuse. Mais 1l fut plus heureux en employant les injections intra-veineuses d’adrénaline, il réussit ainsi à produire des altérations vasculaires ; d’autres auteurs (Loeper, Josserand, etc.), à la suite d'expériences du même genre, ont déterminé des plaques athéromateuses nettes, mais jusqu 1ci pas de ruptures.
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