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2. Il y avait un général Manleuflel (Henri de) dans Tarméo prussienne et un autre dans Tarmée russe, ManteuH'el-Szœggen.
RUSSES ET PltUSSIENS.
aux deux régiments de cuirassiers Roi Frédéric et Prince royal de Prusse,
A 9 heures du matin, l'artillerie prussienne, groupée en deux grosses batteries, Tune de 20, Tautre de 40 pièces, ouvrit sur la droite des Russes un feu des plus violents. Ils y répondirent vivement. Dans ce duel d'artillerie, l'avantage fut du côté des Prussiens : ils occupaient une position dominante ; les Russes étaient absolument à découvert. Enfin, les pièces sur lesquelles Fermor fondait le plus d'espérance, les fameux obusiers Ghouvalof, se trouvaient justement à l'aile gauche, celle de Brown. Dans les masses profondes de Tinfanterie russe les projectiles prussiens causaient d'effroyables ravages : un seul boulet emporta 48 hommes. Les batteries étaient démontées, les caissons sautaient V De mémoire d'homme, dit un ofRcier prussien qui assistait à la bataille, on n'avait entendu pareil fracas.
L'infanterie russe, pendant deux heures, soutint ce feu d'enfer avec une patience stoïque : « avec une fermeté intrépide et inouïe », porte le rajjport de Fermor. Les volontaires étrangers durent rendre le même hommage au fantassin russe.
Tous ne partagèrent pas son héroïque endurance : il y en eut qui se sauvèrent, et parmi eux fut le prince Charles de Saxe, qu'on avait reçu naguère au camp russe avec des honneurs royaux et une salve de 21 coups de canon. Il s'enfuit avec une telle hâte que, ne pouvant traverser le village de Quartschen, tout encombré de bagages, et où les soldats tiraient sur lui^, il courut jusqu'à Kutzdorf, et de là gagna Soldin^. C'est à ce moment aussi, ou peut-être après la première charge de Seydlitz, que Fermor paraît s'être également dérobé, sans qu'on ait jamais su où il était allé. Le prince de Saxe l'accusa d'avoir dit à Saint- André : « J'irai, s'il le faut, jusqu'à Schwedt. » Ce qu'il y a de certain, c'est qu'il ne don-