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Frédéric If, nisloi7^e de la guerre de Sept cois

tiolis à celles que prendrait rennemi », comprit que le Mùhlberg allait être assailli avec fureur et que les Russes n'y pourraient pas tenir. Il ne s'occupa dès lors que de se renforcer sur le plateau da grand Spitzberg : il y attira les régiments Laudon et Baden-Baden, puis les grenadiers autrichiens \ puis les hussards Kolowrat et Wittenberg. Il rapprocha encore des ravins du Kuhgrund et du Laudongrund ses régiments de cavalerie. Il fit monter au Judenberg les hussards autrichiens Lichtenstein et Lœvenstein et les établit entre les deux lignes russes.

A 11 heures, Tavant-garde prussienne, descendant des hauteurs qu'elle occupait, assaillit le Mùhlberg, entraînée ]3ar le général-major Jung-Schenckendorf et protégée par le feu de 60 canons. Ce qui favorisa son attaque, c'est qu'au moment où elle disparut dans les bas-fonds du Beckergrund, les batteries russes durent cesser de tirer, faute de pouvoir battre ces fonds. L'infanterie de Galitsyne, déjà intimidée par le silence de son artillerie, se vit tout à coup attaquée de front et sur ses deux flancs. Le régiment de grenadiers fut, en un instant, précipité dans les marais du nord. Les quatre régiments de mousquetaires, opérant des conversions à droite ou à gauche, essayèrent de faire front. Frédéric II, qui accourait avec sa première ligne pour soutenir son avant-garde, amena de l'artillerie, la mit en batterie, couvrit de mitraille ces quatre régiments, qui, àleur tour, furent précipités dans l'Els- Busch.

C'était un grand succès que venait de remporter Frédéric II. Des trois hauteurs occupées par les alliés, celle de l'est, le Mùhlberg, était en son pouvoir ; elle lui offrait la meilleure position pour canonner et assaillir le Spitzberg. Il avait mis hors de combat 15 bataillons russes, pris 42 canons ^. Par ce

1. Sur le plan (ci-joint) de disposilion des forces, nous avons indiqué les deux positions successives de ces trois corps : régiments Laudon et Baden- Baden et grenadiers autricliiens. On n'a i3u indiquer celles, également successives, des autres régiments autrichiens.

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