‹ Russes et Prussiens, guerre de Sept ansChapitre 77 sur 122 · CvTT, p · texte numérisé non relu

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2. Voir sa corrcspouclauce avec Voronlsof. Soc. imp. d'Iiist. de Russie, t. IX, p. 4dJ et suiv.

LE LENDEMAIN DE KUNERSDORF

Dolsk et Ton campait à Sclirimm- Or Frédéric II était resté à son poste, ne voulant pas être dupe d'un faux départ. Il n'y avait rien à tenter pour personne. Laudon demanda encore une fois le renfort de 30000 Russes. Soltykof lui ox3posa un refus tranquille. La Conférence, moins soucieuse que lui des intérêts nationaux, lui avait enjoint de céder 20 000 hommes. Soltykof y consentit, en principe, mais entoura son consentement de telles réserves que ce fut Laudon qui refusa.

Rien ne s'opposa plus dès lors à la retraite de l'armée russe sur ses quartiers d'hiver de la basse Vistule. La campagne de 1759 était pour elle terminée.

Le 5 novembre, Frédéric II, enfin délivré des Russes, relevé de sa longue faction en présence de ses Oursomanes, leva son camp et repartit dans la direction de l'occident.

Le 14, de son camp de Krœgis en Misnie il écrivait à Finckenstein : « Les Russes, dégoûtés au dernier point des Autrichiens... feront sans doute une paix séparée. »

Il avait raison sur le premier point ; il se trompait sur le second. La cour de Russie récriminait contre l'inaction de Daun ; elle répondait à Esterhazy que les proxDOsitions faites en août par Laudon à Soltykof auraient « lassé la patience du plus flegmatique^ » ; elle attribuait à des « préventions injurieuses » les critiques dirigées contre le feld -maréchal. Elle revenait, dans des entretiens avec L'Hôpital, sur le projet d'une alliance directe et plus intime avec la France, ne fût-ce que « pour s'opposer à l'agrandissement de la maison d'Autriche » ; mais elle n'avait pas un meilleur succès dans ces insinuations. Malgré tout, les Russes ne se décourageaient pas : au contraire, mandait notre ambassadeur, « les deux batailles gagnées avigmentent leurs espérances^ ».

Soltykof, en cette campagne de 1759, avait remporté deux victoires éclatantes ; il avait fait désespérer le roi de Prusse de sa fortune. Pais, quand il avait dû se transporter en Silésie, il avait montré qu'il s'entendait non moins bien que

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