‹ Russes et Prussiens, guerre de Sept ansChapitre 79 sur 122 · Gait, p · texte numérisé non relu

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LE LENDEMAIN DE KUNERSDORF

aussi sur Kaunitz, qui avait obligé Daunà se préoccuper avant

tout de couvrir la Bohême et de s'efforcer d'entraîner Solty-

kof en Silésie : ce qui défluitivement, a tout gâté ».

Toutefois la tsarine iDouvait être orgueilleuse de cette campagne : Frédéric II avait été battu. Il avouait sa défaite ; puis, la bonne humeur ou le démon littéraire surmontant ses chagrins, il la mettait en vers. Le 17 novembre il adressa ceux-ci à Voltaire :

La fortune inconstante et fière

Ne traite pas ses courtisans

Toujours d'égale manière. Ces fous nommés héros et qui courent les champs,

Couverts de sang et de poussière,

Voltaire, n'ont pas tous les ans

La faveur de voir le derrière

De leurs ennemis insolents.

Pour les humilier, la quinteuse déesse Quelquefois les oblige eux-mêmes à le montrer. Oui, nous l'avons tourné dans un jour de détresse.

Les Russes ont pu s'y mirer ' .

t. Œuvres de Voltaire. Correspondance avoc Frédéric II.

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