‹ Russes et Prussiens, guerre de Sept ansChapitre 83 sur 122 · SoLOVIEF, p · texte numérisé non relu

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6. Il avait été vassal mémo de la Pologne pour sa province de Prussc-Orienlale.

pendance ; il convoitait tout ce qui appartenait à toutes; rien ne pouvait l'assouvir*, et au début de la guerre actuelle il a montré qu'il ne permettait pas à la cour de Vienne de faire les moindres mouvements même sur ses propres territoires. »

Elisabeth disait à l'ambassadeur d'Autriche Esterhazy : «Je ne me décide pas aisément à quelque chose ; maïs quand une fois je m'y suis décidée, jamais je ne change ma décision. Je continuerai la guerre avec mes alliés, dussé-!je pour cela vendre la moitié de mes robes et de mes diamants ^ »

Puisqu'on était résolu à poursuivre la guerre, il fallait se mettre en état de la faire. Trois années de rudes campagnes, parfois à plus de mille kilomètres des frontières de l'empire, quantité de combats et quatre grandes batailles avaient singulièrement éprouvé l'armée russe. Pour réparer ses pertes elle n'avait reçu, dans toute l'année 1759, que 8 000 ou 9 000 recrues. Après Kunersdorf, Soltykof en avait demandé 30 000. Le 29 sej)tembre, avait paru un oukaze de recrutement ; mais les hommes dont il provoquait la levée ne pouvaient arriver de sitôt à l'armée. On avait épuisé les dépôts de l'intérieur et les régiments de garnison : le commandant des forces d'Oukraine en 1760, qui était alors le général Boutourline, déclarait que pour garder ce vaste pays et une frontière très étendue du côté des Tatars et des Turcs, il n'avait plus que 3 651 dragons et 7 000 hommes de landmiliz.

De nouveau se lit jour l'idée d'exiger des recrues dans la Prusse-Orientale. Le gouverneiu' général Korfï* défendit encore ses administrés. Par des calculs plus ou moins exacts il prouvait que le pays ne pourrait pas donner plus de 500 à 600 recrues : c'était donc une bi<în médiocre ressource au point de vue du nombre ; et n'était-ce pas hasardeux que d'enrôler des Prussiens pour combattre le roi de Prusse? L'obligation militaire fut donc transformée, pour les nouveaux sujets de la tsarine, en une taxe légère et en corvées nombreuses pour le charroi et les transports.

D'autres mesvues avaient pour objet la réorganisation de

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