RÉ6I05 DES STEPPES
Les Tur cornons j les Nogats^ les Koumatûu et les Kalmouks dont il va être ici question n'habitent pas exclusivement les steppes de la région caucasienne ; et cependant nous avons eu des motifs suffisants pour les comprendre dans cette catégorie, puisque ces nations étaient toutes , dans Torigine , nomades et habitantes des plaines, qu'elles le sont encore pour la plupart , et que les autres v sont disséminées en partie, de sorte qu'il serait impossible de les rattacher aux groupes des peuples montagnards.
Les Turcomans sont d'origine turque C) ; l^u' langue a même conservé une pureté remarquable. Ils descendent de ces Turcomans qui, soumis jadis aux Kalmouks sur les bords du Jaîk , refusèrent d'en suivre les hordes. Devenus sujets de la Russie , ils furent transportés dans la steppe du Kislar.
Ils errent avec leurs troupeaux dans cette immense plaine sablonneuse qui s'étend depuis le Térek et la Kouma jusqu'à la mer Caspienne. A l'imitation des anciens Scythes Hamaxobiens, ils portent leurs tentes sur des chariots, et se font suivre par leurs grands troupeaux de chevaux, de chameaux et de bestiaux de toute espèce.
Leur nourriture consiste en viande de niouton. en lait aigri, et en une petite quantité de farine de gruau qu'ils achètent des Russes. Le manque d'eau potable est un fléau dont ils éprouvent souvent toute la rigueur. A cela* près, leur sort est assez heureux; ils ne paient aucune imposition et ne sont tenus qu'au service militaire et à une
(*) Ne confondez pas, ainsi qu'on le fait habituellement , les Turcs avec les Tatares dont Torigine est inongule.
contribution de chevaux de chasse.
Les Turcomans sont bien faits, vife, braves, courageux, mais paresseux, comme tous les peuples nomades. Il y a dans leur manière de se vêtir an luxe qui ne manque pas d'étonner les voyageurs qui descendent des monta*
g les du Caucase. Ils portent des suruts en étoffes cramoisies ou diversement bariolées, et galonnés d'or, noués autour des reins par une riche ceinture, des bonnets ronds garnis de peaux d'aeneaux noirs , et des bottines jaunes d'une forme él^nte. Les carquois et les arcs dont ils se savent sont particulièrement ornés (Yoy.
pi. 8, n" S)C*). Enfin, ils montent de beaux chevaux qu'ils manient avec une grâce remarquable. Le costume des femmes est aussi riche, mais il est moinspittoresque; un bonnetsemblable à celui des Tcherkesses, une chaussure exhaussée sur deux planchettes, et, le plus souvent, un anneau placé dans les narines , sont des ornements qui nous semblent de mauvais pût.
Kislar, ville de neuf mille âmes, sur la rive gauche du Térek , est la résidence de plusieurs riches n^ociants arméniens qui y ont fait bâtir dernièrement une assez belle église.
(**) Nous avons réuni dans les trois phnches numéros 8 , 9 et la , les costumes les plus remarquables de la r^on caucasienne; en Toici Texplication :
Planche 8. — N^ i . Circassienne de roodîtîon noble , coiffée du bonnet à couronne , et montée sur une chaussure cpii tient le milieu entre le socque et Téchasse. N<» 9. Noble circassien, en habit civil; bonnei ouaté en forme de melon , justaucorps de drap, portant des poches à cartouches sur la poitrine. N" 3. Noble circassien en habit de guerre. N** 4. Circassien à cheval • couvert du bourka. Son fusil est enveloppé d'une fourrure. N^ 5. Turooman.
Planclu 9. — N* x. Jeune fiUe circassienne. N<> a. Abase. N<» 3. Jeune Miogrélienne. N« 4- Prince iméréthien. N» 5.
Prince géor^en. N» 6. M ingrélien dans un chariot d'osier.
Planche xa. — N^ i. Dame géorgienne.
N<> a. Bayadère tatare du Chirvan. N« 3. Letghi en habit de guerre. N<» 4. Ingousdie. N<* 5. Princesse mingrélienne.
GIRGASSIE ET GEORGIE.
Géargiewsk sur le Podkoumok est le chef-lieu de la province du Caucase; c*cst une petite ville fortiOée, régulière et agréable. ConstantinogorsM et Stawropol offrent peu d'intérêt.
Le Bech'Taw, ou les Cinq montagnes, donne son nom à la partie la ulils septentrionale du Caucase dans le bassin de la Kouma. LeMetchouka, qui fait partie des montagnes adjacentes , a quelque célébrité par le voisinage dune source d'eau thermale.
C'est aux environs du Beck-Taw qu'on élève les meilleurs chevaux tcherkesses et abases.
A soixante werstes au nord de Géorgiewsk, on voit, sur les bords de la Kouma, les ruines de Madjari. Cette ville, d'origine tatare, parait avoir eu de l'importance au XIV* siècle, sous les prmces de la horde dorée; elle servit long-temps de lieu de passage et d'entrepôt aux marchanoises que, de la mer Caspienne, on trans- |K>rtait à celle d'Azow. Sa destruction date du XV* siècle. Au temps où Gmelin , Guldenstœdt et Pallas visitèrent ces ruines , elles offraient encore un grand intérêt; mais les Tatares et les riogaïs, qui demeurent aux environs, y sont venus depuis chercher les matériaux nécessaires à la construction de leurs villages. Au moment où nous écrivons , elles ont sans doute entièrement disparu ( voir le fond de la pL 5 ).
Les NogaU habitent dans la steppe aux environs de Stawropol, mais on les retrouve dans le Daghestan, dans la steppe du Volga, dans la Tauride et en Crimée.
Le nom de ce peuple est celui de son
Ï premier chef. Peu d'années après la ondation de l'enipire du Kaptchak, les lieutenants de Tchinghis-khan , n'étant plus contenus par la présence de ce grand homme, pensèrent que le moment était venu de secouer la domination de son successeur, et ils commencèrent, en conséquence, cette œuvre impoliti^ue de démembrement qui finit par livrer l'empire entier à ïa merci ae ses ennemis. Un de ces lieutenants, nommé Nogal, avait reçu
Tordre de soumettre à la domination tatare les peuples qui habitaient au nord-est de la mer Caspienne entre le Jaîk et le Tobol; mais, ayant accompli heureusement cette mission , il devint ambitieux, et créa un état indépendant dont il se constitua le chef tl2&8-127l de J.-C). La politique de l'empereur Michel Paléologue seconda puissamment cette défection ; ce prince donna même une de ses filles a ^V gaî. Les Tatares qui avaient suivi la fortune de ce rebelle épousèrent des femmes de race turque et furent la souche du peuple dont u est ici question. Les Nogals passèrent en Europe au commencement du XVIII* siècle.
Le teint basané, les yeux bridés et le nez épaté des NogcOs attestent encore la part qu'ils ont à réclamer de la souclie moneole , bien qu'on s'accorde assez généralement à les classer parmi les peuples turcs.
C est une nation essentiellement nomade, voyageant, à la manière des Scythes-âamaxobiens , sur des chariots couverts de tentes en feutre et traînés par des bœufs. C'est une véritable hutte portative que les Russes appellent Kihuka, les Tatares Karatcuou, et les Kalmouks Ghir. Lorsque la caravane se met en marche, les hommes se tiennent à cheval auprès des chariots ; ils poussent devant eux de grands troupeaux de chevaux et de bœufs, se servant, pour ramener les individus échappés , d'une sorte de lance fort longue, terminée par un nœud coulant qu'ils jettent miroitement autour du cou de l'animal. Les femmes et les enfants vivent sur les chariots et en descendent rarement.
Indépendamment du kiUtka, les Nogaïs ont de grandes huttes , également en treillis et recouvertes en feu* tre, qu'ils ploient et chargent sur des chameaux ou des bœufs. Arrivés au lieu désigné pour le campement, quelques heures leur suffisent pour déployer tout ce bagage et former un aoûl y mot que l'on pourrait traduire par village provisoire. La calotte du IMtha s'ouvre à volonté pour don*
L'UNIVERS
ner du jour et de Tair à l'intérieur.
Ces nomades se serrent encore, pour le transport des marchandises, de grands cnariots à quatre roues, tirés |Kur des bœu£s, et connus sous le nom ù'arba ou de maggiari ( Toy.
la pL 5 ).
On assure qu'on trouve diez les Nogaîs cette inflrmité qu'Hérodote dit aroir observée parmi les Scythes : les Énaréeru ou efféminés sont des hommes que l'âge et les fatigues de la vie nomade semblent précipiter dans la classe des individus de l'autre sexe.
Ils en prennent alors les habits et les occupations, et ressemblent en tout à de vieilles femmes imbeii)es et tremblotantes. Les Nogaîs leur donnent le nom de Kos.
L'habillement de ces Tatares ressemble à celui des Turcomans, mais il est moins riche. Les hommes se rasent la tête, et les femmes marchent sur deux planchettes adaptées à leurs souliers , en guise d'échasses.
Les TcUares-Koumouks habitent audelà du Térek , entre les rivières Aksaî et Koî-sou; ils se livrent avec succès aux arts de l'agriculture , et vivent en paix avec les Russes. Leurs princes, ou khans, résident à Endérl, ville de 10,000 âmes, à KosHak, Ahsaiy Bragouriy etc. Le chamkcdy le plus puissant d'entre eux, vit à Tarkou, sur les bords de la mer Caspienne, village à peu près aussi considérable qvLEndéri.
Les cérémonies funèbres usitées chez ce peuple méritent une mention particulière. Toutes les femmes de la famille du défunt s'assemblent pendant plusieurs jours , se découvrent la poitrine et se déchirent la chair avec leurs ongles. Autrefois, quand il mourait un prince de cette nation , son précepteur se coupait la moitié des oreilles , et sa nourrice s'enterrait vivante ; mais, dans ce dernier cas. on lui laissait ordinairement la tête nors de terre et recouverte d'un pot cassé , par l'ouverture duquel on lui donnait à manger.
Si elle existait encore après un nonobre de jours déterminé , on mettait On à son supplice en la retirant de son tombeau.
Les Kaimouks d*origine oMHigole sont disséminés sur toute la surface de la steppe , depuis le Kouban jusqu'au Volga. Le nom qu'ils se donnent à euxmêmes est celui (TEleuthSj ou Oiets, tandis que la dénomination de Kaimouks n'est qu'un terme injurieux que leur idolâtrie leur a fait appliquer par les Tatares nuibométans d'abord , par les Russes ensuite, et, enfin, par l'Europe entière. La Tatarie indépendante étant la régioif propre aux Kaimouks , leur histoire ne serait pas ici à sa place, et nous ne pouvons donner sur les hordes qui passent dans les steppes de la Russie que qudques considérations caractéristiques.
Les hommes de cette nation ont la taille moyenne , bien prise et robuste.
Ils ont la tête grosse et large , le risage plat , le temt olivâtre, les yeux bien fendus, mais peu ouverts et fort écartés l'un de l'autre , le nez plat, la bouche petite et la barbe rare. Pour costume , ils portent des hauts-dechausses d'une largeur extraordinaire, une veste en peau de mouton sans mandie et, par dessus, une espèce de surtout dont les manches, dune excessive longueur, peuvent se retrousser sur l'épaule, afin de laisser les bras nus et libres d'agir. De grandes bottes fort incommodes , une ceinture de cuir et un petit bonnet rond complètent leur toilette, où la couleur rou^e domine habituellement.
Les traits & le costume des femmes sont à peu près les mêmes.
Les Kaimouks possèdent des troupeaux de chevaux, de bœufs , de moutons et de chameaux qui forment toute leur richesse. Ils en tirent à la fois la ' subsistance , les vêtements et les articles d'échange. La chair de cheval est la nourriture qu*ils préfèrent ; le konh nUss . ou lait de jument aigri , forme leur boisson favorite. Ils sont aussi braves et moins pillards que les Tatares mahométans, et, comme eux, ils sont polygames.
Ce peuple superstitieux a un grand respect pour les chiens, qu'il nourrit souvent avec des cadavres humains. Quant à lui , le lait aigri forme
GIRCASSIE ET GÉORGIE.
la base de ses reoas. Quelques-unes de leurs hordes ont embrasse le cliristianisme; elles ont des prêtres, dont la prindpale occupation est de leur apprendre à lire et à écrire. Les autres sont encore plongées dans les ténèbres de ridolâtrie.
La fatigante monotonie des steppes parcourues par ces diverses nations est interrompue, sur Je bord des rivières, par une multitude de tumulus ou élévations tombales , surmontées par des statues d*une pierre gi:isâtre , grossièrement travaillées. Ces figures, assises pour la plupart, et tenant dans leurs oaains un objet qu'on pourrait prendre pour une tasse , appartiennent évidemment à une nation mongole. La face plate et large ^ les dieveux divisés en trois tresses, les.colliers de coraux pour les femmes et les petits bonnets ronds sont des indices que Ton ne saurait méconnaître. Ces antiquités sont communes près du Kouma, du Kouban et du Volga ( voir la pL 1 , n*4. )
On voit sur les bords du Jetoka, aux environs de Géorgiewsk.
une statue également intéressante , et cependant non moins grossièrement travaillée. Elle représente un homme habillé et armé à la tcherkesse, les jambes emboîtées dans une gaîne à la manière des anciens Hermès. Ce piédestal quadrangulaire offre sur la première face une inscription en caractères ^recs et esclavons mêlés. Au bas, amsi que sur les autres faces, on voit diverses ûgures d*hommes et d'animaux sculptées sans art.
On a pu remarquer que nous nous sommes attaclié, dans cette notice, aux époaues de Thistoire ancienne et aux traaitions locales plutôt qu'aux événements de l'histoire moderne. La raison en est simple : l'ancienne période rentrait essentiellement dans notre domaine, la nouvelle appartient aux annales de la Russie d'une prt et à celles du royaume de Perse de l'autre.
L'isthme caucasien était, depuis
long-temps, un objet de convoitise pour les czars , non-seulement parce qu'il sert de frontière à leurs possessions du côté de l'Asie méridionale, mais encore parce qu'il offre en hiiméme une importance que de bonnes institutions pourraient accroître rapidement. Entraînés tour à tour par tes missionnaires du Christ et ceux de Mahomet, placés entre deux ennemis acharnés, les peuples du Caucase ont été long-temps foulés aux pieds des combattants ; enfin , ils sont échus en partage au plus vaste empire du monde. Par le traité de Tourmantchai (10 février 1828), les Persans ont cédé à leurs rivaux les provinces d'Érivan et de Nakhitchévan , et par celui d'Andrinople ( 14 septembre 1829) la Porte a définitivement abandonné à la même puissance Jnapa, Poti ^ AkhaUzik^ Mzhour et Akalkcdahi.
La population actuelle de la région caucasienne est d'environ 2,400,000 âmes; elle serait susceptible d'un prodigieux accroissement, mais, ainsi qu'on devait s'y attendre, elle a éprouvé, depuis quelques années, une diminution sensible par suite des moyens violents que la Russie a dû employer pour s'établir avec sécurité dans une contrée où des nations entières ne sont composées que de brigands. Pour compenser cette perte, les Russes cherchent à coloniser leur nouvelle possession. Ils y appellent des cultivateurs allemands , race laborieuse , patiente et sobre. Ses émissaires se répandent aussi dans les campagnes des provinces méridionales pour embaucher les populations chrétiennes de l'Arménie. La religion , en ceci , vient au secours de la politique; et c'est surtout aux prêtres que s'adressent les agents russes, car l'expérience a fait voir que ceux-d , en émigrant , sont suivis ordinairement par plusieurs familles chrétiennes et souvent par toute la population d'un village. Arrivé sur le sol russe , le colon reçoit l'assignation d'une pièce de terre,
Quelquefois même celle d'une petite abitation. Avec du travail et de la persévérance , son sort pourrait être
L'UNIVERS
assez heureux , snns le voisinage des forbans indomptés qui infestent le Caucase. Les Tchetchenses sont, de ce coté , les ennemis les plus redoutables des colons arméniens. Si la haine héréditaire de ces hardis montagnards se porte , en principe , sur la nation moscovite, elle embrasse, dans ses résultats, les étrangers qui vivent sous sa protection.
On a vu , par ce qui précède , que la Russie , en cherchant à augmenter la population de son vaste territoire aux dépens de ses alliés, prend quelquefois des moyens peu compatibles avec les procédés de bon voisinage. La Perse en a fait le sujet de plus d^une plainte, et si la guerre éclatait de nouveau entre ces deux puissances , Tembauchage des Arméniens en serait le motif ou tout au moins le prétexte. Le prince royal, Abbas-Myrza, aujourd'nui décalé, écrivait au mois de juillet 1828 au colonel Lazarefif, commandant militaire de Tauris, lors de Toccupation de la province d'Azerdeidscban par le général Paskéwitsch : « Nous n'ignorons « pas que vous avez Tautorisation de « votre gouvernement pour favoriser « la transmigration des Arméniens; « mais quand nous remarquons que , « dans tous les lieux où vos soldats « se sont arrêtés, la population ar- « ménienne a émiçré, voumtairement a dites-vous, la raison et la conscience « nous dictent de vous demander s'il « est possible que plusieurs milliers de « familles aient pu abandonner spon- « tanément une patrie de mille ans et « laisser là leurs propriétés, leurs Jar- « dins, leurs maisons, pour se traîner
à votre suite, sans savoir où elles
« pourraient se reposer.
« J'ai délivré, de mes pi
propres mains,
<i des passeports aux Arméniens qui « ont Quitté Tauris , et je sais que « leur émigration est causée par celle « de leurs prêtres ; or , si tous les « ecclésiastiques de ce pays viennent « de Tabandonner, nul doute que la « faute en est au primat d'Eisch- A miadzin ^ oui les a menacés de les « dépouiller de leurs dignités , de les « excommunier, et les a même ren- « dus responsables de leur désobéis- « sance dans l'autre monde.
« Aujourd'hui que votre seigneurie « réside à Salmas , elle envoie des of- « ficiers et des cosaques pour lever « des contributions (tens les villages « où il ne se trouve pas d'Arméniens « oui veulent s'expatrier, tandis qu'elle « distribue de l'argent à ceux qui émî- « grent; d'où il arrive que les habi- « rants, ne pouvant supporter ces « vexations, sont forcés de quitter « leurs maisons et d'abandonner leurs « propriétés, etc. »
Quelle que soit l'opinion qu'on veuille se former sur les moyens d'intrigue et de violence que la Russie emploie pour attirer les populations voisines aans ses possessions du Caucase, il est .une considération d'humanité qui impose silence à l'historien.
Ce que la France a fait à l'é^rd des forbans africains, la Russie Pa opéré sur les frontières de la Perse. Il est temps que l'Europe occupe ses soldats à la conquête de la civilisation : l'Orient et Pislamisme ont prouvé qu'ils étaient impuissants à réprimer ces pirates audacieux qui , de temps immémorial , se cachent sur des côtes inhospitalières, ou ces nations féroces qui ne descendent de leurs montagnes
Sue pour semer au loin Teffroi et la ésolation.