L'U1II¥£RS
porter Vsnm^/enaéL ^ régfti tivemeat les prétestions de la Russie rdatnres aux frantîères de cet «mjiira dans rAmérique do Nord , prétentioiis qae les États-Unis afaient énergiquement repoussées.
Si Ton «geait des ressourees financières de la Russie d'après le déreloppemeot de ses forces nrilitaîres et de sa marine, en basant les dépenses sur celles des autres États de l'Europe, on tomberait dans une grare erreur. En effet, le budget de rempire serait^ dans cette hypothèse, phis qu'abaosbé par ces seules brandies de senrioe. La modicité des trartementspour tons les grades, le bas prix des ^»ts d*liabillement et d'équipement militaires qui se confectionnent dans les febriquesde la conronne, f extrême bon marché de la ma4n-d'<BVTre , les approrisionnements facilités par le -système qnî admet les impôts en nature, tontes ces causes réunies rendent Parmée et la flotte Infiniment moins onéreuses que partoot ailleurs. Tiéanmoins, malgré ees STantages, H était facHe de voir i|iie la Russie serait rainée ou srevée d'une dette immense avant que ie conainerce de fAsîe par les mers du Levant, objet de sa constante sollicitude, pât lui apporter la compensation de tant d'efforts et de sacrifices. H s'agissait donc de dégrever le trésor, non* seulement par des réductions partielles et insuffisantes dans l'effectir de l'ar* mée, mais par un système large, qui tiendrait toujours à la disposition da gouvernement des moyens puissants de défense ou d'açresston. On crut avoir trouvé la solution de ce problème dans Torganisation des colonies militaires ; certes, cette idée, que l'Autriche a heureusement appliquée, n'est pas nouvelle. Les populations agricoles que leur position géographique exposait aux incursions aes tribus nomades ou barbares, impuissantes devant des masses , tâchaient du moins de repousser à main armée les brigandages isolés et les attaques partielles. Ainsi tes colonies romaines , placées sur la limite des l^tats qui luttaient encore pour leur iiMÎé|»rndanre , ont reçu successive-
ae trouvaient également prèfires à 4léfendre et à envahir.
La première appliGation du systénae des coloQies militaires en Russie renwnte à FaiMiée 1819. Le général Araktcfaéief, auteur du projeta, fat chargé de te mettre à exécQtîoa^ et Ten^Kreur Alexandre ne négligea rien pour assurer le sueoès de cette grande mesure. Ce fat sans doute poor i topecter ces nouveaux étaUissements et jnger par hii-méme des avantages et des inconvénients que présentaient les localités, que le tsar entreprît de fréquents voyages dans les provinces méridionales de fempôre. Ces pr^amtifii alarmèrent l'Enrope, et, malgié ie mvstère qui enveloppait les colonies naissantes, les investigations des étrangers ne tardèrent pas à donner à cet %ard des renseignements pins oa moins exacts. Quelques autenrs ont cru retrouver dans les pkins de Hfnnich l'idée première de cette oijçaaisataoB à la fois agricole et nriiitaire. U avait imaginé , pour défendre l'Ukraine contre les incursions des Tatares et des musulmans , de la couvrir par une Kgnt de seize retranchements, dont diacun était occupé por un régiment de dragons.Qttatrerégimentsde mîliceétaient répartis sur toute l'étendue de cette Kgne, et les hommes qui fa défendaient, cultivateurs en temps de paix, se transfctniaient en soldats en temps de guerre. Quoi qu'il en soit, voici, d'après les observations de M. Lyalî, qui a visité les colonies mifitatras dn temps d'Atexandre, quelle était alors leur organisation :
L'empereur rend un oukase dans lequel sont désignés les villages iropérianx destinés a recèvohr des cotomes mflitaires. Dans les villages ainsi désignés, tous habités par des paysans de la couronne, et par conséquent à la disposition du monarque, on poitesur des registres le nom, l'âge, la propriété et la famille de diaque dha de maison. Ceux qui ont plus de cinquante ans sont dioisis pour composer ce qu'on appelle les maîtres on les ckefi colons. S'il n'y a pas assez dltommes
i&ti^
éeœt Hge pour fonner le nomlire requis , on prend ceux dont Fâge se rapprodfae le plus de cinquante ans.
A la place de Imrs catmnes , on leur eensâint des maisetts aHgnées en rues.
Ces habitations sont parallèles et séparées Tune de fautre par une cour.
Omque naître colon reçoit en partage qomae dessîatînes (la dessiatme équivaut à 109 , 26 d^aré) , à la charge ■d'entretenir un soldtft, sa famille et •on dieval, si c'est un eorps de cava- •lerie -qui est étaUî dans le villace. £n échange, le soldat doit l'aider dons la euftore de son terrain et dans les autres travaux de la campagne, quand il n'est point occupé à son service militaire.
Il dépend des dieft mllitaîres de déngoer le soldat attaché an naître eoion, et ^en pSacer un avec sa famille auprès de d)actm de œox qm' n'ont pomt d^enfaots. Le colon cfan devient soldaft loi-méme, quoiqo'ii ne puisse, en cas de gnerre, maraier en campagne. Il peih choisir dans sa famille un adfoint pour l'aider à exploiter lia ferme; cet ail^oînt, à la mort du maftue colon, lui succède, avec fagrément touftefois des autorités militaires.
Si le mattre colon a plusieurs fils , té plus ftgé devient son adjoint; le second prend les fonctions et la qualification de réserve, et on lui donne pour demeure une maison adjacente; le troisième peut être soldat cuUivaieurj les autres sont classés comme cantonniers , élèves , etc. , ainsi que nous l'expliqaeronis ci-api^.
Le sGddat que fon constitue membre de la famille du maître colon, qui mange à sa table et qui Taide dans ses travaai« est désigné sous la dénomi- DJtion de soldid curateur.
€es soldats cultivateurs forment la force effective des nouvelles colonies.
Dans te gouvernement de Novogorod, on ne leur faisait faire que ks exercices de rinfanterie; mais dans les trois gouvernements du midi de la Russie, on Itt forme à la fois aux exercices de la cavalerie et de l'infanterie: ces exercices sont à la discrétion des chefs, et comme les soldats n'ont, pour coopé-
rer aux travaux de la ^mie, qne le temps qui n'^t pas consacré anx exercice mrlitaîivs, îl Cet aisé de voir que l'assistatice que pe«rt attendre d'eux le ^olon en dier dépend presque touiours delà volonté de I officier commandant ; car si celni-ct tient à la sévérité de la discipline, surtotft pendant la 'beHe saison , le colon en chef ne tirera que peu de secours du soldat, qu^ a cependant à sa charge avec son cheval pendant tout« l'année. Trois jours d'exercice par semaine passent nour un service modéré, sans compter les gardes que le soldat doit monter régulièrement à son tour. En outre, chaque village militaire est tenu d'envojer, à tour de rôle, un détachement an quartier général du régiment pour y faire le service.
Le soldat cultivateur est soumis au double service de soldat et de labdu^ reur pendant vingt-cmq ans à dater de son inscription isur le registre, s'il est Russe, et pendant vinjd; ans s'il est Polonais; après quoi S est libre de quitter le service : s'il y reste, il est âassé comme vétéran invahde, et envoyé en Ramison. Sa place est remplie Î)ar le réserve dont nous atlous parer.
Tout près de la maison du colon dhef , on en construit une exactement ^mblable; celle-ci est occupée par le réserve, que l'on peut regarder comme tin secona soldat cultivateur; c'est le colonel du r^iment colonisé qui le choisit parmi les paysans. Ce reserve est ordinairement un fils ou un parent du colon chef. On instruit le réserve dans tous les devoirs du soldat; il est destiné à remplir en tout point la place de son prototype, ou à faire partie d^une armée de réserve en cas de dan-
§er. Si le soldat cultivateur est tué ans une bataille , ou vient à mourir autrement , sa place est occupée par te réserve. C'est par les hommes de cette classé que Ton remplace encore les soldats qui ont fait leur temps de service. Le réserve, à son tour, est remplacé par un cantonnier, celui-ci par un entant de troupe, etc. Le réserve doit également coopérer à la culture .
$it
L'UNIVERS
am autres travaui de ménage : il est tailleur, cordonnier, etc.
Le colon en chef, le soldat agriculteur et le réserve, peuvent se choisir une femme; on conçoit que, dans ce système, les mariages soient encouragés; les femmes une fois entrées dans Tenceinte des colonies militaires ne peuvent plus se marier ailleurs.
Les fils du colon en chef, du soldat cultivateur, du réserve, de Tâ^e de treize à dix-sept ans, sont désignés sous le nom de cantonniers. On les exerce comme soldats, en les réunissant dans le village où réside le colonel et qui sert de quartier au régiment.
Ils suivent des écoles pour achever leur éducation.
Les garçons de huit à treize ans vont à récole du village où demeurent leurs parents, et, de deux jours Tun, ils reçoivent une instruction militaire.
Comme les cantonniers, ils portent l'uniforme et sont regardés comme soldats. Les garçons au-dessous de huit ans demeurent avec leurs parents.
L'éducation des enfants est un des traits caractéristiques du système.
Tous les enfants mâles sont envoyés aux écoles d'enseignement mutuel : là on leur apprend à lire, à écrire et à compter; on leur fait aussi apprendre une espèce de catéchisme sur les devoirs du soldat; on les instruit à manier le sabre, aux exercices du manège. Quand ils ont atteint l'âge de treize ans , on les rassemble au quartier général du régiment, on les forme en corps, et ceux ^ui se distinguent le plus par leur aptitude et leur bonne conduite sont promus au grade d'officier. J'ai vu (dit M. Lyall) au quartier général du premier résiment du Boug, au village de Sokolnik, un corps de deux cents cantonniers marcher, faire feu , et exécuter toutes les évolutions avec une prestesse et une précision étonnantes. Il y a parmi eux un esprit de corps qui ne peut manquer d'en faire de bons soldats.
Pour l'éducation des filles, on a établi des écoles à la Lancastre dont on peut espérer de bons résultats.
Pour nous résumer, nous dirons que
les éléments des colonies qiilîtan sont:
1* Le colon chef ou maître odon ;
3* L'adjoint ou aide;
9^ Le soldat cultivateur qui , ses devoirs militaires remplis, seconde le colon chef dans ses travaux agricoles;
4"* Le réserve oui a les mêmes fonctions que le précèdent, et peut le remplacer au besoin;
5* Le cantonnier, enfant mâle de treize à dix-sept ans;
6* Les enfants de troupe de huit à treize ans;
7* Les enfants mâles au-dessoos de huit ans;
S"" Les filles et les fenunes;
9» Les invalides.
On a reproché au système des colonies militaires olusieurs inconvénients : d'abord celui de dénooraliser les familles dans les villages de la couronne, c'est-à-dire précisément là où la condition des serfs les rapprochait davantage des bienfaits d une émancipation complète ; ce changement forcé aétat, et cette agglomération fortuite ou arbitraire d'individus, devant nécessairement relâcher ou rompre le lien des affections qui peuvent consoler même des esclaves; on a prédit encore que les soldats seraient de mauvais cultivateurs, puisqu'ils ne posséderaient qu'éventuellement, et que les paysans rattachés au r^ime militaire confondraient leur double vocation dans une même répugnance. Quant à l'instruction donnée dans les écoles de ces établissements, on a demandé à quoi elle pouvait servir aux jeunes gens, sinon à leur faire mieux apprécier encore la rigueur des règlements Î[ui renferment leur existence dans des imites infranchissables. N'est-îl pas à supposer que le désir de la liberté oui suit toujours les lumières, ou l'ambition d'un chef ne vienne à tourner contre le gouvernement lui-même les ressources gue sa prévoyance avait créées? Quoi qu'il advienne de ces prévisions, le système des colonies militaires a déjà subi d'importantes modifications. On a renoncé à coloniser rinfanterie; mais la colonisation de la
dvaierie, si habitement dirâée par le «NBte de Witt , faràtt avoir donné des résoltats satisfaisants, non-sealement pour l'ÎDStractîon des hommes, la oeaoté et la force des ebevaux, mais encore pour les produits de culture qui ont fourni aux besoins de la colonie, et même aux approTisionnements extraordioatres qu'ont nécessités les guerres de Perse et de Turquie et la dernière insurrection des Polonais.
Nous renverrons pour les détails les pfau récents à la relation de M. le duc de Ragme, en faisant observer toutefois que des motiCs faciles à apprécier Tont, peut-être à son insu, entraîné bon des limites d'une approbation impartiale.
Jamais Tbistorien ne revêt un caractère plus solennel que lorsque, delMNit sur la tombe des princes, il résume tout un règne dans le jugement qii*tl porte sur leur mémoire , et se rend ponr ainsi dire solidaire des arrêts de » postérité. Que s*il a suivi la rie d*un grand peuple dès son apparition sur la scène du monde, dans ses transformations successives, en voyant les événements réagir les uns sur les autres pour s'expliquer et s'enchaîner dans l'ensemble, alors il ne considère plus les monarques que comme des instruments providentiels du malheur ou de la prospérité des peuples, de leur gioire ou de leur ruine, et, dans Tintérét même de la vérité, il mesure le blâme ou l'éloge non-seulement d'après les actes en eux-mêmes, mais en raison de leur signification humanitaire. La mort d'Alexandre a soulevé des sounoons que nous ne croyons pas fondes, non-seulement parce que des lai^rts officiels sont la oase de notre opinion , mais parce que l'intérêt même de ceux sur lesquels ont plané ces doutes était loin de leur conseiller un td crime. Ces bruits ont pris trop de consistanoe pour que nous ne regardions pas comme utile de les réfuter.
En ce qui reg^e \eporffoUo, nous avouerons ici tout l'embarras de notre tâèbe; les présomptions de l'auteur anonyme de l'article intitulé : Derniers moments de Veim^permxr Alexandre
(n«34 etS6, page 144 , édition de Paris), reposent sur des données si va- ^es qu^elles nous paraissent tout à fait inadmissibles. Selon cette version , « à la mort de Paul P ', If icolas fut destiné pour être le successeur direct d'Alexandre, même au préjudice de ses propres descendants légitimes. Démentir ctf fait jusqu'il son accomplissement était le jeu constant de rhvpocrisîe et de la politique.» Ce mode de succession avait été Jadis en vigueur, et avait été une source de troubles ; dans quel intérêt les meurtriers de Paul auraient-ils voulu faire revivre cette mesure? était-ce pour balancer Fautorité de l'autocrate ? Mais, en admettant cette supposition, pourquoi avoir exclu Constantin? Prenons encore quelques citations : « H avait été également décidé, à la mort de Paul, <|u'après le règne d'Alexandre, l'héritage des tsars serait partagé en un empire de Russie proprement dite, et un autre empire composé des provinces polonaises et de toutes les dépendances de la Russie actuelle. Ni* colas devait régner sur l'fi» de ceb empires, tandis que l'autre appartiendrait à l'héritier légitime d'Alexandre, ou, à son défaut, au grand duc Constantin. «
Cette générosité des conspirateurs è l'égard des Polonais, cet abandon des plans de Catherine II, cet agrandissement spontané d'une nation rivale, dé* passent tellement les bornes de toute vraisemblance, que nous concevons rembarras de l'auteur à entourer de telles choses de quelque apparence de probabilité.
«L'empereur Alexandre, en jNroie à des intrigues tellement actives, que tous ses ertorts étaient impuissants à leur opposer de certol;ie56omeSy n'eut point assez d'autorité pour faire exécuter les mesures qui , quoique émU' narU de lui-même, s'harmonisaient néanmoins avec les engagements eUmt il rCétaU que trop réellement délivré ^ mais que ses scrupiUes lui représentaient toujours comme existants...
L'empereur se proposait de continuer son voyage jusqu'aux provinces situées 9ur la mer Caspienne, où il avait tme
6fflr
L'UniVËAS.
sorte d'ùUmUkmihiionAet: un Étal mdépendant aiA |irofit djU grandrduc Micfaeh » Certes, voilà le chef de la sainte alliance bien émaRcipé; il rendra tout, iusqu*à la conquête de Jean fee Terrible ; les Polonais, les Suédois et les Turcs auront bon marché de ce qui restera à la nouvelle ou plutôt à l'ancienMi
« Il voulait ensuite se rendre e»
Volbyme, au quartier générai de Far* inée, y faire venir les grands-dkios Coostantîo et IM^ichel, et prodameffi 1 ** Nicolas comme son successeur direct au trône des Russies; ^ Constantin v^mme souverain des provinces polo^ naises, avec un territoire qui aurait embrassé presq/ue toutes les autres dépendances de rempire russe en Eu*" rope, en mettant en même temps ce frère en possession inmiédiate des provinces polonaises et de quelgues pays au delà, tandis que le reste des dépen- (dances ne devait y être définitivement ajouté qu'à la mort de l'empereur Alexandre. » Comment Temperegr Alexandre pouvait-il prévoir que Constantin, dont rage différait si peu du sien, devait hii survivre? D'un autre côté, Constantin n'avait point d^héritiers; l'auteur suppose peut-être qu'il aurait désigné pour son successenr un prince polonais... « Les prcnets de l'empereur étaient sincères et généreux.
Son erreur consistait sans doute en ce qu'il ne les expli(]ua pas^oncA^?ment y avant leur mise à exécution, à ceux dont les principes se trouvaient en opposition nécessaire, cpioi^e se* crête, avec les siens; car, si ces adversaires les blâmaient, les redoutaient, et nous pouvons dire les détestaient, ils n'auraient cependant pas poussé l'infamie jusqu'à le flaire renverseï; par des moyens aussi affreux queceux dont ils se servirent. Mais éloignés <te toute participation à ses pensées, les ennemis cachés de l'empereur, aa sein de sa famille, nç virent ses projeta qu'à travers une sorte de nuage éjpai» qui ne leur permettait même paa cren distin-
guer les ombres, et qui les leur rep^sen* lit sous des formes trop subveraives de leurs propres projets , pour qw leurs
consciences déjà souillées eussent pu s'arrêter encore devant les. résolutioos hideuses qu'on les a vus exécuter...
L'empereur Alexandre mourut de mort violente^ L'impératrice devint la victime du même complot un peu phis tard, mais cependant tr<» tôt pour oue les apparences mêmes uissent gardées. » Amsi , dans l'opinion de hauteur, Alexandre aurait succombé par le crime d'un des membres de sa fomille; la désignation est £aeile» si l'on se contente de ces indications; niais comment se £iit-ii que ceux q^ n'ont pas hésité à sacrifier l'impérotrifle Elisabeth à leur impatience de régner, aient permis au docteur WiJtie , au médecin d'Alexandre, d'emporter en; Angleterre son terrible secret if Les. ressentiments politiques, naême ceux dont la source est pure, ne reculent devant aucuns moyens de se satisfaiDSi
Un historien polonais, où l'on trouve d'ailleurs autant de partialité m^onale que de véritable talent, avance qu'Alexandre a été empoisonné par lesenaL Cette assertion, que dément la pvéeédente, n'a pas pluis de fondement (Miéroslawski , Histoire de la révolu* tion de Polosne). Enfin Rabbe, dans son Histoire a' Alexandre, s'exprime«tt ces tonnes : « Et quelle a été la fia d'Alexandre? serait-il vrai: que la pni^ sance qui, depuis 1815, avait eJudu.sivement influé sur ses détorminations, à la veille de voir s'écrouler l'édijBoe qu'elle avait bâti sur les pieuses iUiir sions du monarque russe, ail voulii à tout prix prévenir le scandale de cette éclatante défection : faut-il croire?... Non, ces sinistres rumeurs ne peuvent pas être accueillies. H n'est du moins pas permis de donner une sanction* historique quelconque au bruit d'un attentat qui passerait les bornes de toute perversité politique. » Il est claie oue cette dernière însmuation e^igarde I Autriche. Certes, s'il eût ÊiUu pi^er d'un grand sacrifice la prolongation des jours d'Alexandre, mtUo autre mtissanee n'eût été plus dispensée à le mne. Avec Alexandre, tout \e système de l'alliance s'est évanoui ; son sneeesseui a saisi d'une main finmie les rênes de
aussiË.
rcawit» ék wmm Mil s'tsi aœooipli ce Autmte ndiHilail le pliia, Ti».
de ïBt Grèce soue 1* j^roise, FabaîssefneBl déflnîtif de laTorfuie; cafin, après la nert de M pnnee,. ks révehitioos de Paris-t de BgiœBeSrèteVinieirit^deBrMfiwick»
se lépeBcataDt dus KEucope, odI teitfe l'éeBBonûe doceo^ Ykmmt^ et ronveri la hiftte les vieilles monarebîes et les eouelitattiowielteg.
, pour qifo&bruitde estte 8.'acaveuitey il faut bm adn inetliL qijfik r ait en daas le eoara des évfaenefrts (tes indices assez forts poer lor pvéter m caraefeère de vraiseii^ : or, BOUS vetseinroos ees ind^ 3S«conrs. frappant de cirles mes- pohtiqites, les présentant 1MK caractère ds si^ leace qmr à l'époque o« elles cureat lies, empéebèreat dfadmettBe de»eaiih ses posément asddentellesL
En> S SlSr en croyait génésaienssafl ^Mmaodi* allait pren&e oas réso* luChMi éDeqoqae au sujet de la Gcècev on apprend ^H voyase dans les pso- ▼inesa mériéionaies de r empire; tandis qvs-tDos lesesprits sont dans Tatteate^ e» reçoit tout a eoap la nouvelle ^'A* texanare- vient d^e^^cr à Tagaarek ,
Ks à» tiNMibles^ sérieux ont éclaté à tsssbooftg, que Constaatia vcnœies à toreouroane, en s'avsouaot incapable de to' poster, et que nicolas, après a«oi» ttwmphé #one insurreotiom m»- Ntaîffr, est monté surletréneértonUss les Russies. Les révolutions de psAais si fréquentes duos cet empire, cette mort sr inattendue, tout, jusqu'à Téloîgnement du lieu de la scène, contrimunt à répandse sor les deimicrs menente d^vilexsadve ce- merveilleux tragique oui a tant de prise sur 1-ima^ giaaiMn «s homaHs.
jlpfès avoèr établi) qve ceaK qui oui prstdttda qo^Alexandre avait pénr de mort violente n'appuyoneat mir dâre que Bar de^eonjectures centradidoires et toutes impTOaMes, nouaaUoas<eafosep qaelquoMias des doeaaBeatv «ificiel»que nous» adapterons, non parce qu'Haémaneatdiifgouveraement, mais
IMires qu*il» pasaisscntméates une entière oonliaike.
Au commencement de Tautomne, Alexandre résolut de faire un voyace dans les provinces méridionales oe rempire ; 1 objet principal de ce voyage était de uasser en revue les arm4*es campées dans la Volhynie,. dans la Podolie et dans la Bessarabie. L'empereur se proposait aussi de visiter la Crimée, et spécialement la ville de Taganrok, le second port de la mer Noire. On. s'était flatté que queiqioes semaines de résidence dans cette vilîe poarriaient améliorer la santé de i*impé ratriee Élisabetb, qui, depuis quelque temas, donnait des inquiétudes.
L impératrice partit de Saint*-Pétersbourg le 14 septembre, accompagnée du prince VolàonskL, de son médecia et d'une suite peu nombreuse. Elle n'arriva à Taganrok que le 6 octobre : Alexandre , parti* deux jours amant elle , se trouvait dans, cette ville depuis le 30 septembre.
L'enpercuf visita tous les établissements; il' manifesta l'intention de faire construire le loxavet eu pierres de taille, et exécuter de grands travaux pour faciliter les* approches du port.
Après un mois, de séjour à* Taganrok, Alexandte y laissa limpératrice,. et se remit en route pour acbiBver sa tournée dans la nouvelle Russie.
Le 24 octobre r arrivé à- deux verstes de la ville de Novo-Tcherkask, ii fut leçu pas le lieutenant général Novaîski et HO grand nombre d'officiers supérieiifs» Û descendit d'abord à la maison de campaffne du comte Flatof , où se trouerait radjndant général Tcbernichef. Après avoir changé d'iiabits, il monta un cheval cosaque magnifiquement harnaché, et alla au-devant de riietman, qui, s'étaot séparé de sa suite ^ s'avança vers le souveraiu pour le complimenter, et lui présenter le rapport de la situation générale des corps soumieà ses ordres* Alors Feinpereur poussa jusqu'à la suite de Tlietman, la salua de la mantète la plus aiSectueuse, et se dirigea avec elle vers la cathédrale. La^oute était bordée par une foule nombricuse ; l'air relcn-
LUNiVERS.
tissait d'acclamations; dès femmes et déjeunes filles jonchaient de fleurs son passage; et, lorsqu'il arriva à la cathédrale, le haut clergé vint à sa rencontre pour le complimenter et fintroduire. Quand le service divin fut achevé, Perapereur se rendit à la maison de rhetman , devant laquelle étaient disposées sur deux lignes les marques de distinctions et de faveurs accordées aux Cosaques en récompense de leur dévouement et de leurs services. Sa Msnesté y reçut les félicitations des officiers de la chancellerie du Don qui forment le tribunal suprême de cette province; et, lorsque Alexandre arriva devant la porte de la maison , les hetmans des districts et les chefs des anciens lui offrirent, selon Tusage, le pain et le sel... Dans la matinée du !25, Tempereur donna différentes audiences, et visita les établissements publics. Il retourna à Asof par la route de Sraro-Tcherkask , et arriva à Taganrok le 27 octobre.
Le 1*'' novembre, il partit pouf faire un nouveau vovage dans la Crimée, et visita MariopNOI, Pérékop, Symphéropol , Bakhtchisaraî et Eupatori. Le 81 , il adressa au ministre des finances un oukase portant : « Que pour adopter tous les moyens possibles en faveur de Taganrok , point si important pour le commerce intérieur de la Russie, Sa Majesté ordonnait que le dixième de tous les droits de douane perçus dans cette ville, au maximum d'un million par an, serait mis en réserve pour l'amélioration du Dort et pour la construction des édifices nécessaires, sur une échelle proportionnée à l'étendue de son commerce. »
En revenant de la Crimée, l'empereur fut si frappé, dans les environs de Sébastopol , de la beauté de la végétation méridionale, qu'il dit au gé* néral Diebitch et au comte Vorontzof qui l'accompagnaient : n Si je quittais un jour les soms du gouvernement, je voudrais passer le reste de ma vie dans ce lieu. » Plein de ces idées, il entra dans un monastère du voisinage, où il demeura plus d'une heure dans une pieuse contemplation. Quand il rejoi-
gnit son escorte, il se plaignit de malaise et de frisson; la fièvre, qui se déclara avec intermittence , devint tout à coup plus violente, et l'empereur se hâta de revenir à Taganrok , aupirès de l'impératrice Elisabeth. Comme il était doué d'une forte constitution , sa maladie n'eût point été dangereuse s'il avait re^u des secours à temps; mais il avait jugé trop légèrement de son mal, et, pendant la première quinzaine, il refusa de prendre aucun médicament. Il était déjà trop tard lors- 3ue enfin il se rendit aux sollicitations e sa famille et aux pieuses remontrances de l'archimandrite. Sa maladie empira rapidement; mais il conserva l'usage de ses sens jusqu'à la dernière heure, où il dicta son testament. L'im|)ératrice Elisabeth lui prodkua les soins les plus tendres; pendant anq jours et cinq nuits, elle ne quitta pas le chevet de son lit. Les dernières jiaroles de l'empereur furent : « Ah! le beau jour! » Les rideaux des eroisées avaient été tiras , et le soleil d'automne dardait ses rayons dans l'appartement.
Lorsque l'empereur eut rendu le dernier soupir dans les bras de l'impératrice Elisabeth , elle rassembla ses forces pour lui fermer les yeux et lui croiser les bras sur la poitrine; af»ès cet effort elle s'évanouit. Les deux lettres suivantes écrites par l'impératrice Elisabeth, la veille et le jour même de la mort d'Alexandre, appartiennent à l'histoire : elles honorent également Alexandre et celle qui lui a survécu de si peu.
Taganrok, i6 novembre i8a&.
(3o noTembre.)
« Chère maman,
«Je n'ai pas été en état de vous écrire par le courrier d'hier. Rendons aujourd'hui mille et mille actions de grâces à l'Être suprême. Décidément la santé de l'empereur, de cet ange de bonté au milieu de ses souÉranoes, m beaucoup mieux. A qui donc Dieu réserverait-il sa miséricorde infinie, si ce n'était pour celui-ci ? Oh ! mon Dieu ! quels moments d'affliction J'ai passés!
Kt vous, chère maman, je puis me figurer votre inquiétude; vous receves
let bulktins; vous avez donc va à oueile extrémité iieus avons été réouits hier, et surtout dans la soirée; mais WiKe ( le médecin anglais) dit lu»même aujourd'hui que Tetat de notre cher malade est satisfaisant; mais il est très-faible. Chère maman, je vous avoue que je ne suis pas à moi , et je De pais vous en dire davantage. Priez avec nous, avec cinquante milliona d'hommes , pour que le Seigneur rende eonifilète la guérison de notre malade bîen-ajmé.
« ÉUSABBTH. •
IQ novM
« notre ange est au ciel , et moi je langois encore sur la terre!... Qui aurait pu croire oue moi infirme je lui aurais survécu r... Ne m'abandonnez pas , chère maman , car je suis absolu* ment seule dans le monde.
• Notre cher défunt a repris son re»
gard de bonté; son sourire me prouve qu'il est heureux, et qu'il a devant les feux des objets meilleurs que ceux d*ici4>as. Ma seule consolation dans ce malheur irréparable, c'est l'espoir de ne pas lui survivre; j'espère être bientôt réunie k loi.
« ÉLISABBTH. »
lies pressentiments de l'impératrice ne Tavaient pas trompée; elle ne tarda pas à rejoindre dans la toml)e l'objet de ses constantes affections.
Cependant Pétersbourg était plongé dans une vive anxiété; les nouvelles que les courriers apportaient de Taganrok répandaient tantôt l'espoir, tantôt la amsternation. Le 8 décembre, on reçut des nouvelles plus favorables; elles étaient datées du 29 novembre , et annonçaient, comme nous l'avons vu phis haut, une amélioration sensible.
Sir James Wilie, dans le bulletin du même jour, écrivait qu'au mojen de révolsiis on était parvenu à tirer Sa Majesté de l'état léthargique dans le»
quel elle était restée longtemps, de sorte qu'on était fondé à en espérer les résultats les plus heureux.
Dans la matinée du 9, un courrier apfiorta la nouvelle que l'empereur était expiré le t*' décembre, entre dix et onze heures dn matin. On était à
célébrer un Te Deum d'actions de grâces, lorsque le grand*duc Nicolas, mstruit le premier de la perte que l'empire venait de faire, ordonna de suspendre le service divin, et pria l'archimandrite de se transporter chez l'impératrice mère pour la pr^rer à cette nouvelle douloureuse.
Nous avons cru devoir entrer dans ces détails, qui ne sont pas du domaine de l'histoire, parce qu^il était important de les rapprocher de quelques versions bien difierentes , et que le lecteur aurait pu adopter sans examen.
Alexandre tut généralement regretté, quoique sa mort ait été le signal d'une révolte préparée de longue main ; c'^it moins a l'homme que r adressait le mécontentement d'une partie de la jeune noblesse qu'aux institutions ellesmêmes. Sa piété vive et sincère lui conciliait le clergé ; sa douceur et sa philanthropie, qu'on retrouvaitpeintes sur ses traits, lui gagnaient l'aftection de tous ceux qui l'approchaient; sa constance dans les temps difficiles , la gloire des armes qui se reflète toujours sur le chef, n'eût-if d'ailleurs aucune des qualités qui fbnt le guerrier^ tout le rendait cher à un peuple qui obéit même aux mauvais princes, et qui professe un vâitable culte pour les bons.
La simplicité d'Alexandre avait heureusement réagi sur les mœurs publiques; le goût des arts et de la littéranire prit sous son règne un essor remarquable; il combla d'honneurs et de bienfaits l'historien Karamzin , dont la mort interrompit les travaux en 1826. Joukovski, Pouchkin, Rrylof, Dmitrief ont perfectionné la langue poétique, et un grand nombre d'écrivains distingués, quoiqu'on général imitateurs, ont contribué à répandre le goût des sciences et des études littéraires. Sous ce règne , dont les quinze premières années furent si agitées, les connaissances militaires firent de grands progrès, et l'instruction publique reçut un développement dont on a jugé prudent d'amortir l'effet. La peinture, l'architecture, l'art typographique firent aussi des pas rapides.
Les embellissements de Saint-Péters»
L'UNIVERS
bourg mireMt ostte vi4te au premier rang êtes capîtateA die PEurope , et rempereur, à son retour de Tétranger, pot dtre sans exagération au corps des marchands assemblé à la Bourse : « J'ai Wsfté les cités les plus célèbres de TEurcme; je suis heureux de vous dire
Sue Petersbourg est liai pki& belle vitte u monde. »
Par unr concours de circonstMca»
très-remarquables, le caractère dm princes <|ai se sont succédé sur le trdm de Russie depuis Pierre V, a été* singulièrement fiavorable a«r détetoppe*»
ment rapidie de la puîssanee et des ressources de cet empire. La fie da réformateur est une fongue hrtte contre les mœurs et les préjugés nolionavx^ son génie suffit à- peine à cette (Mie: la nation, fetignée par h traçait d^mw civilisation improvisée, avait besoiii>dto repos pour se reconnaître, pour élhborer et s'assimiler dies cbangemeii^b imposés par oukases; les- règne» suivants , sous radministration delemmes voluptueuses, ou phit6t imis celle db feurs favoris, prennent mr earaetève rétrograde. Ciitherine apparaît, métenge roerveilfeux de ^oltese et dl»
erandeur, de dissimulation etdfe forée, Ole patience et d'in'gueil', et perttoH jusqu'à leurs dernières limités leeviees privés et les vertus des souvereihs.
dous le sceptre de cette fée couronnée, la Russie fait un pas immense : laTboquie est humiliée, mais surtout la P^ Ibgne est partagée ; d^ormais la Russie est une ouissance européenne de pr^ mier ordre. Comme pour montrer de quel poid^ peut être l'alliance russe, un emoereur qpi porte la bizarrerie jus^*
S'a l'extravagance succède à lagrandli tberine. Un caprire de cet homme lance une armée en Italie ; if est vrai que cette armée est commandée par Souvorof : elle triomphe, cède enfin, et se retire; mais la réputation militaire des Russes est établie. Un autre caprice àh l'autocrate le rapproche de cette république française qu'il voulait anéantir; FAni^eterre tremble à son tour, et Fassassinat de Paul la délivre à point nommé' de ses craintes. Bîais îa vieille Europe a^hangé
de fiice; toute Téiwiigie de la république t se résumant dans la conqu&e , se uiseipltnaat sous Tinfluenoe du génie le plus guerrier des siècles modenne», se rue sur les trônes, les renverse ^ s« jsue de leurs débris, les relève un instant pour les renvenser encore, et naenaœ tout ce qu'elle n'a pas encore ei* le temps d'atteindre. A cette époque et devanl; ce périi, un jeune prince a'es4 assis sur le trdbe des tsars: il ne^urts peial au iront la marque puissante du
génie; ses vertus sont douces^ sa meératioA est éclairée, mais il n'y a rien en lui de prestigieux comme homme , eemne souverain , suirteut mniinr soldait; ili s'efibce devant les psopertioos giga«tcofuea deaon rival; eteependant c'est er Mtae prince qfài soutient la résîstaneft io^niissante de ses alliés; ses revers ns VabatDent poiat;. nidias vaincia, il sMienideseonditions hononiMesi; es ebasgeant de réle dans la hrttev ili n*eiii «ooserve pas moins* la eooacience de sa force; enfin: ii^ sa dé> daie seuil contM- loua ,, attire k'eaneniî dan9seftdësei}ts,.beâl)e dsvast le ymaqÊtmr V^miique cité que. se» sujets aapellent la ville safnte, et, oppsflaatls nombreaosûaibre,. le courage au courage, Ifëspace et k»éléaieiitsatt géoie, il' ne dépose l'épée que lorsqfie ssa ■eble advteisaire este hoi»de combat. Est-ce donc dans le génie des auU».
evates qn'ib faut dwrener la cause de tentde faits extoasedésaioes? Msn saoB dMtta; lu nature n'a pas réseewé ses prédiliectioos pour les latitudes septonr tirionales: laprépoodérasoede laRussie tient à une multitude de causes,, les mes mondes^ les. autoes sby^oue»; die tient à détendue de ses frontières, à la polttiq!» constante du gouseroement, à l'obéissance passive des mas^ ses; elle tient surtsut, il. faut le dire, è'd'amriennesi rivalités. entre les autas natioosds rSnrape., ^i,.dé8aiiî«sdii»
léréts osHune opposeest de principes, tout en voyant fe danger qaî Ws» tmèr nace, hésitent à se prêter nmÉsslIsr ment une assistance efficace, .et se^ionsoient de leur dépendanoe par le spsotaele de la dépeadtaoe dfes goaveraements rivaux.
aus&iE.
La nwdéwtioo- A* AlrriwriM u'apas éU généraleioeBt aMH^^tfv^ V^ ^^ Ruses ; on a tfoavé qu'à Tétévaition où. l'avuent porté les é^éamoeais^ da i8l3 à I8i6 ,. ilaïKait pa&eîlemwt Xmr uo parti pk» aYaotageiix de saprépondéranoft ei» Europe. Nous croyons^ au.
caotraire, qa» cette iBodératioa vint.
à temps pour eakBer lesaf^prébeosuMis de PAo^tenre, de KAatricbe et de ia.
PnKse. A o^te «>eŒie» uae extension da frjMihèreo n'était gràr& praticable que ^ eété de l'Orient; ea ne poiàTait. rattacher unejguerre coetre la Turquie.
qià^ M mestiOD grecque; et e'est ce qsà s'est Tait plus tayd^noa^ftoulemeni avec lialenfeion d'avaiKer veis les Dardaselles et de s'assoler par des traités. le passage libre de ce détroit, mai»
MHw aecaper l'armée» dont l'émeute.
ÛB tS2& avait dû affecter le moral. Le: eaaadne pacifique d'Aliexaadre eou;* trîàua dbnc à traïufiiillises It'Eurepe:^ éb ht direction politique des cabinets, une fois prise, et leur attentioa dé»
tammée aiUeois, il devint ultérieucen»nt tsen phis difBciie d'obtenir l'ac^ cord nécessaire pour oppcisM des «Astoeles sérieux am empiétement»
oltérimirs de la Russie. Nous ne pcé* tendons pas établir ici que ce sésultat entrait oaas les prévisions d'Alexandre; cette marche était dans son e»> ractère; et la nature mékne des événements, dan» les quinze premières.
années de son renie, l'y avait fait perw sister; mai& Fenet de cette conduite mesmée , pour être naturel , n'en était que plus efUcaoe et plus certain. Aussi cette tempérance de vues, quelle qu'en fât d*ailleurs la source, eut (tes consé^ qnenœs sakitawes pour la Russie, et sons le rapport de sa politique géné^ raie, et parce qu'eHe lu» nissait le temps de réparer le désordre de ses»
Inances, de fermer les plaies d^une guerre longue et désastreuse, et enfin* iTavaneer dans les voies récentes de ses institutions. En un mot, les verK tns, et jusqu'aux âiiblesses d'Alexan^ dre, apprivoisèrent les esprits avec ridée de la prépondérmoe russe, inséparable jusqn^alors de préjugés natto-* an» et d'appréhensions l^itimes. La
mort, qui eolexa ce prince à garantebuit ans., Fa laissé^ pour ainsi dire, complet pour L'bistoîre^en le frapuant à Tinstant où peut-être il allait aoandonner son. système,, sans qulî fût possible de prévoir jusqu'où Tentraînerait la pente des événements.
Nous avottsessayé de présenter Tem- (Mreur Alexandre sous les phases principales de sa vie politique ; nous avons montré comment les faits eux-mêmes expliqjuent les contradictions apparentes de sa conduite; psurce qu'il eut plutôt de bonnes, intentions yie de grandes vues, il> compromit jusqu'à sa réputation de droituiee et de sincérité, en défaisant quelquefois, son propre ouvrage, non par versatilité ou absence de principes, mais pour arrir ver d'une autre manière au but qu'il regardait comme le plus avantageux.
Lea traits anecdetimies fM noua aHonft rapporter viendSpoat a Tappu duju^^ement que nous avons porté sus ce prmee t c'est surtout dans la vie privée,. quand, cessant de poser de* vant Fbiatoife attentive >le»souverain8 se montrent tels qia'ils sQnt„ c'est dors, qu'on saisit mieux, leurs traita caraelâristique», et qpi<'eA les. voyant plus, près de nos vertus, et de nos fainlesses, nous les iugeoae avec moins de méfiance , seloaks règleseonstantes de la morale.
• Sa tendresse pour le eelonel Laharpe tenait phitot de la piété* filiale que des égards d^un élève;; il prêterait sa société à tous, les plaisixa de son âge. Un jouv qu'il se jetait à son cou , ses babits. restèrent nauvertst de pou*^ dre : Voyez , mon cher prince-,, lui dit Labarpe , comme vous mearrangé. — Oh r cest égal , répondit Alexandre,, personne ne me blâmera d'empoeter K>ut ce que je pourrai: de oaon cher précepteur. Pendant son séjour à Pa^ ris , en fSU , il alla visiter madame Labarpe. Comme elle restait driiout»
i|i kn> dit : Vous êtes bien changée, madame. — Sire, répondi^ena!, comme tout le monde; les oirconstanoes^.. — ¥ëus ne me eomprenes pas;, je veua dire que vous ne vous, asseyes pas, comme vous avies coutume de le faire ^
L'UNIVERS
à côté de l'élève de votre mari, en causant fkmîlièrement avec lui.»
II sut se tenir en garde contre la prodigalité ruineuse des règnes précédents; le discernement tempérait sa générosité naturelle; mais, dès qu'il s'agissait de récompenser les services ou le mérite, il donnait avec grâce, et s'appliquait surtout à faire tourner ses faveurs h l'avantage du pays. Quoiqu'il goûtât peu la poésie , le professeur Hauî, qui dirigeait avec succès l'établissement des aveugles à Saint- Pétersbourg, lui envoya un jour quelques vers à sa buange ; l'empereur lui envoya mille roubles, en lui faisant savoir qu'il les avait lus avec plaisir , ce qui ne l'éti^nnait pas de ta part d'un homme qui apprenait à lire à des aveugles.
Sa bienfaisance éclata surtout lors de l'inondation de la capitale: non content de prescrire avec la pkis active sollicitode les mesures réparatrices que réclamaient les droons* tances , il voulut connaître par luimême toute l'étendue de ce désastre.
Tous les jours , seul ou aocompacné du général Benkendorf , il se rendait dans les faubourg^ les plus écartés, et consolait les infortunés plus encore par ses paroles que par les secours effectifs oe sa muni6cence.
En 1807, l'empereur, dans un de ses voyages en Pologne, ayant devancé sa suite , vit plusieurs personnes rassemblées sur les bords de la Wilia; et, en approchant de cet endroit, il reconnuf qu'on venait de tirer de cette rivière un paysan qui paraissait sans vie. A l'instant il mit pied à terre , fit placer le corps sur le bord de l'eau , et s'occupa immédiatement de lui prodiguer les secours que réclamait son état. L'empereur fut bientôt rejoint par sa suite. Le docteur Wilie essaya de saigner le paysan , mais en vain ; et, après trois heures de tentatives inutiles pour le rappeler à la vie, il déclara qu'il était inutile de continuer. L'empereur supplia le médecin ^e ne pas se décourager, et de recourir de nouveau à la saignée. Cette fois , quoique le docteur désespérât du succès ,
le sang parut, et peu a peu le moribond reprit l'usage de ses sens. A oettf^ vue, et dans l'émotion de sa joie, l'empereur s^écria : Mon Dieu ! voilà le plus beau jour de ma vie! et quelques larmes s échappèrent de ses yeux.
On redoubla d'efforts; Alexandre déchira son mouchoir pour en lier le bras du malade , et ne le quitta que lors^'il le vit hors de danger. Après avoir sauvé la vie du pauvre Polonais , il lui fit donner une somme considérable; et, plus tard , il prit soin de lui et de sa famille.
L'âme d'Alexandre s'ouvrait facilement aux émotions douces; le beau dans Tordre physique, aussi bien que dans l'ordre moral, lui causait de vives impressions : mais les scènes d'un caractère simple étaient plus en harmonie avec ses goûts que les beautés solennelles et sévères. L'aspect de Ric^mondfiiil était , dans son opinion , oe qu'on pouvait voir de plus séduisant. Souvent on lui a entendu dire :
« qu'un propriétaire campagnard an* gtais était un homme au-dessus de tous les autres , et que Dieu avait mis en son pouvoir tous les moyens d'êbne heureux. »
L'amour de la justice s'alliait dans son esprit à l'amour de l'ordre. Un jour, au moment même où il avait donné le mot d'ordre, et que la carde à la parade était sur le point de lui rendre les honneurs militaires, un homme s'approche de lui, couvert de haillons, les cheveux en désordre et l'œil égaré, et le frappe de la main sur l'épaule. Le monarque , qui se tenait dans ce moment la fooe tournée vers la ligne de front de la garde , se retourna avec promptitude , et , apercevant cet homme devant lui , il recula d'abord de surprise, et lui demanda ensuite d*un air d'étonnement ce qu'il voulait. — J'ai quelque clK>se à te dire , Alexandre Pavlovitch , répondit l'inconnu en langue russe. — Hé bien! parle donc, répliqua l'empereur, en reprenant son expression liabituelle de nonté. Il y eut une longue pause; la garde militaire restait uninobilr , et personne n'osait , ni de la
WM ni dit geste , troubler cette sinfÇHliére entrevue. Le grand-doc Gonstantin, seul., s*avança un peu vers son ffère. Cet homme raconta alors qu*îl arait été capitaine au service de la Russie, et s'était trouvé aux campagnes de Prusse et d'Italie; mais qu'il avait été persécuté par son chef, et tellement calomnié auprès de Souvorof fu'il avait été chassé de son corps, sans amis et sans ressource , dans un pays étranjger. Plus tard , il avait servi comme simple soldat dans l'armée russe ; et , a^ant été grièvement blessé à Zôndi (ici il écarta ses haillons et fit voir plusieurs cicatrices ) , il était resté, jusqu'à la fin de la campagne , dans une prison française. Enfin, il était retourné à Saint-tétersbourg en mendiant sur les routes , avec le dessein de s'adresser à l'empereur luimême pour obtenir justice, et de lui demander qu'il ordonnât une enauéte sur les raisons qui l'avaient fait dégrader. L'empereur Fécouta avec attention, et hii demanda ensuite d'un ton sévère: fCy a-t-il pas d'exagération dans le récit que vous me faites. — Que je pé^ risse sous le knout, dit l'omcier, si Ton trouve que j'ai manqué à la vérité d'un seul mot. L'empereur fit alors signe à son frère, et le chargea de conduire ce militaire au palais , en at^ tendant qu'il pût lui-même s'occuper de cette aoTaire. Le pétitionnaire étant sorti par de cette enquête , il fut réintégré dans son grade, et reçut en outre une gratification.
Quand ilannonça au général Routousof son élévation au rang de prince de Smolensk , en récompense de ses services dans la campa^e de 1813, il jo^nit à sa lettre un jovau. de grand nnx qui avait fait partie des ornements oe la couronne impériale , comme hommage à la valeur d'un homme par i&qud cette couronne "avait été si habilement défendue. Il fit remplacer le joyau impérial par une plaque en or sur laquelle était inscrit le nom de Koutousof.
Le grand chambellan Narychkin , qui a?ait plus d'un titre à la faveur de son Hiaftre, avait reçu de lui une étoile
de Tontre de Saint-André, montée en diamants, et évaluée à trente mille roubles. Ce seigneur, connu par î'àpropos de ses répliques, et plus encore , par le désordre habituel de sa conduite, mit l'étoile en gage. Peu de temps après , la cour donna une grande l^te. Le chambellan était dans une extrême perplexité. Il ne trouva d'autre expédient, pour se tirer d'embarras,
3ue de s'adresser au valet de cbamlnie e l'empereur, qui avait entre ses mains deux étoiles du même modèle, mais plus riches , et dont l'une, encore neuve , coâtait soixante mille roubles.
On n'a rien à refuser à l'époux d'une favorite; le valet de chambre, après quelaue hésitation, prêta l'étoile, et M. iHarychkin parut à la cour avec la décoration empruntée. Alexandre, soit que le valet de chambre eût tout avoué, soit que la beauté des pierreries lui eût donné quelques soupçons , arrêta plusieurs fois ses regards sur cette étoile, et dit enfin à M. Narychkin :
a Mon cousin , je suis étonné ; vous portez là une étoile qui a infiniment de ressemblance avec une oue je viens de recevoir des mains du joaillier. »
Pour la première fois peut-être l'es-
8 rit de M. Narychkin se trouva en éfaut. L'empereur, que cet embarras rendait plus attentif encore , finit par lui dire très-sèchement : « Mon cousin , il faut que je vous dise toute ma Musée ; je crois que cette étoile est ta mienne; la ressemblance est par trop frappante. » Il ne restait plus qu'à faire un aveu pénible ; le chambellan , en confessant la vérité , se borna à demander la grâce du valet de chanobre.
L'empereur, désarmé par cet aveu, se contenta de lui dire : « Rassurezvous , mon cousin , le délit n'est pas assez grand pour oue je ne puisse le pardonner; cepenaant je ne pourrai désormais porter cette décoraiion ; il faut donc que je vous en fksse cadeau , à condition qu'à l'avenir je sois en su* reté contre de pareilles appropriations. »
En 1802, lors du passage de l'empereur, la noblesse de Livonie donna une fête brillante, à kiquelle, selon
LV NI VER s.
Tus^ige, ks luwrgortt ne purent étM admis. Alexandre n'y parut pas, et donna le kademaifli «n bal à ia yante de Rica, «où il ^anga énéistÎDOtoineHt afac aies 4an«s nobles let ées faoar-
ifuéreurs serait une Inrrière suflA- «ante, ^piand même on n*en aurait pas
frises.
Pendant de -voyage de 1#(M) près Dorpat , «B fXMtifloB tomba de cheral ^ «t la voituve de l'empereur lui passli sar k {ned. Alenndrs fit antétcTf a^ tendit nne benre et demie , jusqu'à ce eu'on eût fait venir son ctiirargien, oenna ensnte son mouchoir pour servir de licatiireY et fit au blessé on présent oe dnq cents rovUes. Le 'seî^ Meur dn paysan , k oomte Iflelstrôm ^ «i aocoiMla sa liberté. Un individu lui otfTrit cent nmbies pour k moucboir; mais l'affrandii dont la liberté avait subitement ékvé les idées, déclara qu'il ne s*«n séparerait pour aucun prix.
Lors du voyage qoe fit madame de Staël à Saint-PétersbouK, elte fetpW^ sentée à Alexandre qui ta reçut am; toute la distinction due à ses takiits. « Vos yeux , dit k monarque , se trouveront ici blessés de la serWtode diA paysans; T'ai f«t tout ee «qui m'étaft pdrmis; rai donné la liberté aux paysans de mes domaines; mais ie sais obligé de respecter ks droits oe la noblesse, comme « nous avions une constitution qui malbrareusement nous manque. » — Sire, répondit madame de StaS , votre caractère est une oon8titution.--Enoeeas, reprit Akxandre , je nesufsqe(*nn heureux accident.
Sabknveillance natnrelk n'était pas exempte d'une finesse dont k succès ét«K d*antant pins sûr t}u'eHe se t:acbatt sons les formes les pins aimables et les pks attrayantes, un jonr. on lui témoignait la crainte que les bofs comnwmaux , vendus par ordre de Napoléon , ne fiisbent repris aux acquéreurs. L^emperenr, apress'êtrerecneini un mommt , s'expnma à peu près en œs termes :
« Qn'ils ne saignent pas plus pour toute espèce de domaines d'État outils avront achetés qne ppar les mens mêmes .dont ils am^ient hérité de tours pères. La seule bonne foi des ar-
«Obbx qa\ vous gouverneront ne toucheront jamais à oes biens. Et pnis ne trouveront-ils pas toujours avec le temps de bons moyens d'indenmiser neu à peu, suivant équité et raison , les communautés ou les particuliers qaà ont de justes droits à réclamer ?
« Imaginez- vous bien que nous ne venons rien défaire chez vous; que noms n'en voulons ni à la France ni à aucune «lasse de Français , ni à au* eun Français. Nous n'attaquons et ne poursuivons que votre «mpereur ; nom n'en voulons qn'^è lui.
« Si vous souffrez de notre présence , >^and novs prenons tant de précautions, songez vn PÇQ à te que nos peuples ont dû souffrir de vos troupes. le sais très-bien que tous les soldats ne sont pas aussi réservés que knrs olbefe, malgré les plus sévères exemples de discipline. Mais ce qne nous ne pouvons empêdier est une suite inévitable de la guerre.
« Il y avait si longtemps qu'on ne f avait vue dans vos tontrfiesl Cest oe qui vous la feit trouver encore nhis afîfBuse. ÂQ reste, je sais comoien sont à plaindre surtout ks habitants de cette vallée (il était à Bar-sur-Aube) , qm est devenue k pivot de nos mouvements.
« Du moins , je puis répondre de h «enduite de mes Russes. Les prétendus barbares du t^ord sont disaplinés.
Ils n'ont pas été gâtés en disant la guerre à Técole de Napoléon.
« Due de mal cet nomme nous a fait ! Il vous parlait sans cesse du génk du mal; c'est lui qui l'était... Que de ealamités n'a -t- il pas attirées sur tous!... Malsj^espère que de tous vos malbeurs aucun ne pourra jamais nous être imputé.
« raraie les Frani^is , je les aime d^rndination. Je me plais mfime k penser qo^aucun Français n'est rennemi ni de moi ni de mon peuple « comme k Russie est nécessairement de la France l'alliée la plus natureTk él la plus sûre.
mi]8SIK.
m H a'j a fÊsnm let Françiis qoB leur empereur qn s'est fiut mon eniMWii.
« ▼'OQS ne cronries ^s que je t^l ainaé?... C'est poyrtant vrai!... Deoiaiidez à Tolstoï. Je le «"oyais to«t iMMueur., tandis qa*H n'était qa'orgoejt et perfidie.
« il iB^avait sédott, après taivt de soœès, avec «es protestations et ses dîscoars à Tilsîtt et à Erfurt. Tolsto? étart enchanté et tont glorieux du çraml mban de son ordre. Mes mi- MîstPes m^ont souvent entendu éire :
Voilà UD souverain! son alManee ne peot que mettre lionorafaie autant qn^vftfle.
« Gen^en ne fn^a-t*il pas répété
qn^ lie pouvant tamais entrer m dans
ses intérêts ni dans son eœnr d'être
anetirimite en guerre avec moi ! Comme
fl «Ta trompé ! Mais la divine Ptqvî*
\ denee m^a secouru.
V » Je fie sais vraiment pas bien en-
'eore aujourd'hui pour quel motif fl
m'a feft la guerre. S'il est vena m'at-
taquer uniquement pour tirer une ven-
i;eance éclatante d'un ancien refus de
mariage, comme on l'a dit, -c'était
une insigne folie. Si <f est à cause d^
Anjilais , oh ! je ne lui étais peut- être
que trop favorable là-dessus.
• le f aimais peut-être guère plus les Angbds qu'il ne les aimait hilntême... Pourtant je ne puis disconvenir que leurs relations ne soient utiles à mes peuples...
« Il était si facile que la France, dans sa position, amenât insensiblement les Anglais , en entrant d'sAwrd dans toutes leurs vues mercanrtîles , h D*étreptais un jour que les conducteurs , courtiers et entrepreneurs de son commerce maritime !
«L*Europe y aurait gagné... I^ mauvaise politique de votre empereur atout perdu... Son insatiable et orgueilleuse ambition l'a perdu luimême... Au passage du IHiémen, je lui fis encore faire des propositions poar arrêter la guerre. Je consentais à tout, n dît à Tolstoï : Cest un verre pfein, Ufaut le vider! Eh bien! il ra vidé jusqu'à la lie.
« Au PMte, s'il veiit^ «es affaires ne sont pas eiioare eotièienMit désespérées. On vient de iut faire d'assez bonnes conditims. S'il v aoqaiesoe, vous serez bientôt désarrassés de nous. Je suis de bonne foi , nais je crains bien qu'avec œt homne^à tout cela ne tienne pas longtemps. S'il refuse, oh! alors, c'en est fait; nous marchons sur Paris , et nous le détrônons. C'est une amalie arrangée. 6t r)ls que soîemt ses Rentiers âfoits, faudra toujours quil «ueoombe, ddt-il néssBtr à levor une «louveût grande armée. L'Europe a encere, au moment où je vous parie , phisdequatre cent mille combattants «n Fnnoe ; ait cent mille hommea sont prêts à leur succéder , et nous en lèverons le double s'H le faut. »
Geites,en se reportant aux ciieonitances au milieu desquellra oette conversation fiit tenue, on ne peut qu'admirer toute la finesse du pnnce dont Kapotéon a dît d^uis que c'était un Grec du Bas-Empire.
« Un peu plus tard , <fit Kabbe, auquel nous empruntons, en les abrégeant , une partie de ces détails aneodotiques , les alités ajanft essuyé plusieurs revers , il fut question de repasser le Rhin. Le prince de Schwartzemberg insistait sur l'utilité de oette retraite. Il désirait qu*on se bornât à occuper la rive droite de ce fleuve , et à laisser la France s'user encore elle-même pendant quelque temps par faction des divers partis. Il voyait Napoléon plus fort et mieux soutenu qu'on ne ravait pensé. Il craignait que les armées alliées • tp^fl trouvait déjà singulièrement anaiblies, ne rencontrassent à chaque pas quelque nouveau danger, et ne finissent par «'épuiser entièrement en France , comme ataient fuk les armées françaises en Eq^agne.
« Ce fut l'empereur Alexandre qm s'y opposa. 11 représentait qu'on ne connaissait guère encore fenuemi auquel on avait affaire; que les atliés perdraient à jamais tous leurs avantages en se retirant; que la France, visiblement épuisée par tant d^efTorts , abandonnait Napoléon et mettait en