‹ Russie, Pologne, Suède et NorwègeChapitre 74 sur 77 · DEUXIÈME PÉRIODE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PÉRIODE

De 1397 à 1814, l'histoire de la Norwége n'est plus que l'histoire du Danemarck et de la Suède. Pendant tout le temps que dura la ligue de Calmar, il est vrai que les Norwégieos furent considérés comme un peuple indépendant, et que leur royaume fut regardé comme électif; mais la Norwége, qui n'avait ni commerce, ni noblesse, ni clergé puissant, ne pouvait que perdre son antique liberté dans cette union avec les deux États voisins. Lorsque les crimes de Christian eurent amené sa déchéance et la rupture du traité de Calmar (1463), la Norwége, après quelques vains efforts pour ressaisir sa liberté, devint une simple province du Danemarck, que le sénat de Copenhague d'abord, puis le roi, après la révolution de 1661, traitèrent comme une préfecture danoise K

La Norwége n'eut aucune part à ce dernier événement, qui changeait son droit public. Province docile, elle accepta la révolution opérée à Copenhague, et prêta serment à la nouvelle constitution, à la loi royale, où se trouvait cet article : « Les rois héréditaires de Danemarck et de Norwége seront en effet et devront être regardés, partons leurs sujets, comme les seuls chefs suprêmes qu'ils aient sur la terre. Ils seront au-dessus de toutes les lois humaines, et ne reconnaîtront, dans les affaires ecclésiastiques et civiles, d'autre juge que Dieu seul. »

Les guerres de Charles XII contre le Danemarck, à son retour de Bender, eurent la Norwége pour principal théâtre, et ce fut sous les murs d'une ville norwégienne

2 Voir, sur la révolution de IG6I, l'Histoire du Danemarck.

TRUTÉ DE KIEL (1397-1815). 'ii!^3

que périt, comme on le sait, le liéros suédois. La tranquillité du nord, peu troublée depuis cette époque, ne fut pas perdue pour l'industrie, les sciences et les arts. L'exploitation des mines se perfectionna, le commerce s'accrut, une association, connue sous le nom de Société noire y établit des fonderies, des fabriques de potasse et de verrerie ; Drontheim eut une Société des sciences, et après de longues so'licitations, la Norwége obtint, en 1 81 1 , qu'une université fût fondée à Christiania.

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