SATIRES. LA GUERRE DE POUILLB
To Vous
Qui est k votre créateur?
Vous avez bien lea yeui bandés Quand vers Dieu ne vous défendez, Et pour lui ne vous préparez.
Peu craignez la profonde tour D'où les captifs n'ont nul retour, Où par parc a se descendez.
N'y a plus là ni tour ni passe.
Quand mort ainsi TOUS va fouettant, A Dieu corps et Ame rendez.
Par ses chants de croisade, Rutebeuf aidait comme il le pouvait le pape Clément IV, qui faisait aussi de grands efforts pour répondre aux demandes de secours de Jofroi de Sergines.
Si dans la Complainie de Coiistantlnopte et la première Complainte loutre-mer Rutebeuf exhorte les princes et les chevaliers à voler au secours de Saint- Jean-d'Acre, il les poussait d'autre part, presque en même temps, à seconder Charles d'Anjou dans sa guerre de Fouille, pour la conquête du royaume des Deux-Siciles. Le pape, instigateur de l'entreprise, avait autorisé la levée d'un décime sur les biens du clergé pour subvenir aux frais de guerre.
Charles d'Anjou eut à lutter successivement contre Manfred et son neveu Conradin, que Rutebeuf, dans le dit de Fouille, compare à Agolant et à son fils Eaumont, les adversaires de Charlemagne dans la chanson d'Aapremont. Les arguments du trouvère sont toujours les mêmes : on n'a le paradis que si on le gagne, et, comme la vie est courte, U faut se hâter de l'employer au service de Dieu.
une le saint Paradis à ceux de bon cœur! Je veux parler )i de Sicile, qu'il faut aller de temps à vivre, dès que moins encore quand nous ns-y garde, gros et menus, s quand nous le )>ouvons, en
! mère donne au noble comle adis et la grande joie claire !
'il était l'ami de Dieu. Prions 18, ne murmurez pas de payer Jésus-Christ pour le succès n est, sachez qu'on prendra laissera crier'.
le est du même temps que le ni les mêmes exhortations :
'S, dit en terminant Rutebeuf, ;nts que de perdre par votre é des cieusl Comte de Blois, ouvoir, vous ne savez pour ntrez que vous lui en savez