‹ Ruth, d'après la Bible: Poème d'oratorioChapitre 6 sur 8 · LES MÊMES, RUTH · texte numérisé non relu

LES MÊMES, RUTH

BOOZ

Approchez sans crainte , et confiante.

RUTH

ciell d'où me vient ce bonheur , Et cela se peut-il , que l'indigne servante Ait trouvé grâce aux yeux de son seigneur ?

BOOZ

Ma iille , je connais votre bonté pieuse.

On m'a dit qu'ici-bas Noémi n'a que vous ; Je sais que dans sa voie amère et douloureuse Elle marche , appuyée à ce cœur lort et doux. Soyez bénie , enfant vaillante et généreuse , Soyez bénie , au nom de Celui qui voit tout.

Vous ne sortirez pas de mon champ, de mon aire : Suivez ceux-ci , qui vont de nouveau moissonner. Au milieu d'eux buvez , mangez. A votre mère Porter autant d'épis que vous pourrez glaner !

RUTH, seule Ils s'éloignent. .. Allons, au travail, la glaneuse !

Songeuse

Sa bénédiction m'a fait l'àme joyeuse...

Elle glane

Tombez , tombez , épis , des mains du moissonneur ; Vous êtes mon butin... Oh ! ce soir, quel bonheur, Rapporter trois boisseaux pleins d'orges à ma mère , Et combien de sa bru Noémi sera fière !

Elle glane

Tombez, tombez, épis...

Songeuse

Quel cœur compatissant ! Lui, l'opulent Booz , lui , Booz le puissant, Il n'a point méprisé la pauvre et faible femme Qui venait le front bas et la douleur dans l'âme , n n'a point repoussé de Taire et du sillon L'étrangère aux pieds nus, veuve de Mahalon...

Elle glane

Tombez, tombez, épis...

Avec transport

Ah I ciel ! ma robe est pleine.

Quelle joie ! ab ! j'oublie en un instant ma peine.

Joyeusement

Merci , Booz !

Avec enthousiasme

Heureux le riche doux et bon I Que le Dieu de Juda , dur aux riches avides , Du généreux Booz centuple la moisson , Ecarte de son champ les orages arides , Et fasse du bonheur l'hôte de sa maison !

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