SCÈNE IL DON CÉSAR
Effaré^ euauffié^ décciffé, étourdi, *tvec urne expr€SsÎ0*J0yeuM€ et /••
quiète en tnime Utm/s.
Tant pis ! c'est moi !
Jlu relève en êe/roitant la jambe sur laquelle il est ùnmbé^ et s'avance dans la chantln-e avec/»rce révérences et chameau bas.
Pardon ! ne faites pas attention, je passe. Vous ^t\\€Z entre vous. Continuez, de grâce. J'entre un peu brusquement, messieurs, j'en suis fâché!
// s'arrête au milieu de la chambre et s'aperçoit qu'il est seul.
5 — Personne 1 — Sur le toit tout à l'heure perché. J'ai cru pourtant ouir un bruit de voix. — Personne!
s* asseyant dans un fauteuil.
Fort bien. Recueillons-nous. La solitude est bonne. — Ouf I que d'événements ! — J'en suis émerveillé Comme l'eau qu'il secoue aveugle un chien mouillé.
lo Primo, ces alguazils qui m'ont pris dans leurs serres ; Puis cet embarquement absurde ; ces corsaires ; Et cette grosse ville où l'on m'a tant battu ; Et les tentations faites sur ma vertu Par cette femme jaune ; et mon départ du bagne ;
15 Mes voyages ; enfin, mon retour en Espagne ; Puis, quel roman ! le jour où j'arrive, c'est fort. Ces mêmes alguazils rencontrés tout d'abord ! Leur poursuite enragée et ma fuite éperdue ; Je saute un mur ; j'avise une maison perdue
20 Dans les arbres, j'y cours; personne ne me voit; Je grimpe allègrement du hangar sur le toit; Enfin, je m'introduis dans le sein des familles Par une cheminée où je mets en guenilles Mon manteau le plus neuf qui sur mes chausses pend !
25 — Pardieu ! monsieur Salluste est un grand sacripant I
Se regardant dans une petite glace de Venise placée sur le grand coffre
à tiroirs sculptés.
— Mon pourpoint m'a suivi dans mes malheurs. Il lutte.
// ôtê son manteau et mire dans la glace son pourpoint de satin rose uté^ déchiré et rapiécé; puis il porte vivement la main à sa jambe avec un coup d ^»ii vers la cheminée.